IXGIDKXT RELATIF \ LA SUEDE
de ce côté ; l'Alsace était à couvert des insultes des
Alleroands. Néanmoins les Anglais et les Hollandais
avaient consommé leur alliance. Par un traité du
26 juillet, ils s'engageaient à faire la guerre à la
France, si le 11 août prochain, le roi n'avait pas fait
connaître son intention de remettre les places pro-
ii^ises aussitôt après la ratification de la paixé
Charles II bien déterminé expédia dans les Pays-
B^s plus de cent compagnies. Le prince d'Orange
alla réunir sous son commandement les troupes
hollandaises, espagnoles et anglaises.
A la grande surprise de tous ces belliqueux, la lutte fut prévenue par une transaction dont le principal honneur revient à la Suède. Cette alliée^ rwîonnaissante et assurée de la protection de Louis XIV, lui ouvrit une voie pour retirer son ultimatum sans en avoir le dédit. Elle déclara que, s il n'était pas juste de faire une paix générale entre tous les belligérants sans qu'elle y obtint sa satis- «clion, elle ne trouverait pas mauvais que le roi fit, "^ême sans elle, des traités particuliers pour dimi- ^^cp le nombre des ennemis communs. Désormais Louis XIV était libre de traiter séparément avec la "ollande et avec l'Espagne. Il ne demanda plus V^ Une garantie, à savoir que l'Espagne s'engageât ^^^ secourir ni directement ni indirectement ses ^^nemîs ni ceux de ses alliés, à ne fournir ni '^^pes ni argent à l'Empereur, ni aux princes de y^^pîre, ni au roi de Danemark. Dans ces condi- *^*is les Hollandais se laissèrent aller à reprendre
leur négociation particulière; et brusquement^ dai la nuit du 10 au 11 août ^ une heure avant m nuit, la paix fut signée entre la France et la Hc lande.
Cette paix se composait de deux traités. Par premier, conformément à sa promesse, Liouis XI rendait Maestricht, avec le droit d'en retirer Tarli lerie, les poudres, boulets, vivres et autres mun tions de guerre, et la certitude que la religion a tholique y serait maintenue ; un article séparé re ti tuait au prince d'Orange cette principauté, et toi ses biens en Franche-Comté, Charolais, Flandre < autres pays dépendant de la couronne de France La Hollande s'engageait à observer une stricte neu tralité vis-à-vis des amis et ennemis de la Franct et à faire observer la même neutralité par le rc d'Espagne. Le second traité réglait les rapport commerciaux des deux nations. L'article 7 stipt lait qu'à l'avenir la liberté de commerce, réciproqu entre les deux pays, ne pourrait être défendue o restreinte par aucun privilège, octroi ou concessio. particulière, que ni l'un ni l'autre n'accorderait ses sujets d'immunités, dons gratuits ou autre avantages ; ce qui supprimait en France les compa gnies privilégiées et les encouragements efficaces certaines manufactures. Par un article séparé, l'iis position de 50 sols par tonneau, prélevée dans le ports de France sur les navires étrangers, à leur et trée et à leur sortie, était restreinte pour les Hollaii dais à la sortie, et diminuée même de moitié pour l#