PAIX ENTRE LA FRANGE ET L* EMPEREUR
prévaloir de ce mérite, le roi de France ne réclamait |ue le maintien de la pai\ de Westphalie dont il ^était constamment fait le champion vis-à-vis le FAUemagne. En conséquence, pour rétablir lette paix dans sa vigueur, le roi de France gardait •Vibourg en échange de Philipsbourg; un chemin oujours libre devait lui être ouvert entre Fribourg et }risach. Les princes de Furstenberg recouvraient eurs dignités, droits, bénéfices, offices, fiefs, irrière-fiefs et alleus, et tous les fruits séquestrés lepuis leur arrestation. Le duc de Lorraine rachèerait ses Etats par l'abandon de Nancy, de Longwy échangé contre une prévôté à désigner plus tard, »t de quatre routes d'une demi-lieue de largeur, |ui laisseraient à la France la communication libre le Nancy à Saint-Dizier, de Nancy en Alsace, de Mancy à Metz, de Nancy à Vesoul. Si l'électeur de EJrandebourg refusait de s'accommoder avec les Suédois, ni l'Empereur, ni les électeurs compris iaiM le traité, n'aideraient en aucune manière, ni ious aucun prétexte, les ennemis de la France et de la Suède. Le même jour un traité entre l'Empereur et le roi de Suède rétablissait entre eux les conditions de la paix de Westphalie, c'est-à-dire reconnaissait le droit de la Suède sur les provinces adlemandes que la présente guerre lui avait enle- 'vées (1).
(1) Dumont, Corps diplomatique, tome VII. Texte latin dos doux •ai tes.
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Eli apprenant que TEmpereur^ lui aiissi^ les abandonnait^ le Danemark, le Brandebourgs Tévêque d'Osnabruek, essayèrent de faire entendre des protestations. Vaines clameurs! Une fois le chef de -^^j^ l'Empire entre dans la voie de la paix^ les princes ^ss ses vassaux ne pouvaient plus rester en armes. «. s. Beaucoup d'entre eux étaient dégoûtés (Txine guerre rongeante pendant l'hiver et désavantageuse pendante tété (1), Déjà, le 5 février méme^ les ducs de Zell de Wolfenbuttel avaient conclu la paix avec France et la Suéde, promis de restituer le duché d Brème, et de garder la neutralité dans la suite d la guerre. Quelques semaines après ^ le neuve évéque de Munster s'engageait à retirer ses troupes •^s du service de Brandebourg et de Danemark moyen— ^•■ nant un don de 100,000 écus par le roi de France.» '^* La diète de Ratisbonne ratifia le traité de Nimèguc^^^^ le 23 mars, l'Empereur le 29. Le duc de Lorrain^^ ^^ enfin déclara que, loin d'accepter la position qu'oi*':* ^" prétendait lui faire, il aimait mieux ne pas rentreix ^^ev dans ses Etats (2). On le laissa dire : il resta san^^^^^ États, sans appui et dans l'exil.
La satisfaction de la France était complète, lell^-'-'U^ (juc la France l'avait elle-même réglée. Celle de Is-C^ ^^ Suède était bien prochaine, puisque le roi ravai^-^BÎ* déclarée inséparable de la sienne, et qu'il ravaotf^^ni' çait par tous ses traités, en imposant la neutralir^^/lé
(1) Dasnage, 1678.
(2) Voir tou3 ces traités dansDuraont, Corps diplomatique, ton» ViL