SUPREMATIE DE LOUIS XIV
il> <iueje n'ai jamais vu ni lu qu'aucune négociation siît ^té ménagée avec tant d'habileté et d'adresse que celle-ci le fut de la part des Français... Tout ce que je ^ens de rapporter me fait conclure que la con- <lii i te des Français dans toute cette affaire a été admirât^ le, et qu'il est très-vrai, selon le proverbe italien, ^vk^ gli FranceH pazn sono morti{\). Nos conseils, au coi:^ traire, et notre conduite ressemblaient à ces iles 'lof^tantes que les vents et la marée chassent de oôté et d'autre (2). )> Si maintenant l'on remonte les huit ^n.ï^ées de la guerre, à travers tant d'opérations sa- ^^intes, de villes prises, de batailles rangées, on est frsippé de la puissance d'organisation qui assurait Calque victoire en désespérant l'étranger : abon- ^^ricedes ressources, à-propos et activité des prépa- '"^t-ifs, régularité des armées, développement rapide ^e la marine. Des besoins mêmes de la guerre étaient nées des institutions capables d'en soutenir *^*^n d'autres non moins laborieuses : la France ^^^lail de la lutte la première puissance militaire de
Europe. Enfin, la politique de Richelieu, la vraie
JP^lîtique française, s'était encore une fois imposée à
^ jalousie de l'Autriche par un plus large progrès
^^ territoire vers ses frontières naturelles. « Ma
^^ïlne fortune et ma bonne conduite , écrit r
^^^Uis XIV (3), m'avaient fait profiter de toutes les
^ 1 ) Les Français fous (étourdis, sots) sont morts. ^^i Temple, Mémoires, ch. m, à la Gn.
C^> (Euûres de Louis XIV, tome IV.
ocbasions d'étendre les bornes de mon roys dépens de mes ennemis. » Il pouvait jou ment de ce résultat s'il savait se modérer, i n'y contredisaient pas. L'importance de la sion définitive apaisait les mécontentement par les charges de la guerre. Il y eut ei comme toujours devant la gloire des armes siasme pour le prince à qui chacun croys voir> et la ville de Paris lui en ofirit l'expr plus durable en le proclamant Louis le Gra