ORDRE PUBLIC
'^ * itttendanl de Languedoc. Il jugea les sieurs d'Albi- , d'Aire, de Perrière, de Canlobre et leurs comices (1676); ils furent condamnés à être rompus , ou décapités, pendus, ou envoyés aux galères; ohâteau de Cantobre fut rasé. Il alla résolument assiéger, malgré leurs murs, les de Broues et les siînt-Léonard, les prit et les mit en prison. Un peu us tard, un vicomte de Yaillac, accusé d'assassinat et de rapt d'une femme^ était incarcéré et pité (I679-I680). Un gentilhomme avait reçu Bohèmes dans son château. L'intendant le conna à l'amende, et demanda au roi de remettre ^vigueur les anciennes ordonnances qui punissaient crime de la perte du droit de justice et de la ^^^^Qfiscation des biens du coupable. Un marquis ambres prétendait imposer aux communautés et ^^i:*tout à la ville de Moissac le choix des candidats sentes par lui aux fonctions de consuls. Colberl oya à l'intendant l'ordre de détruire tout ce que marquis d'Ambres avait fait, et de ne pas laisser rimer les villes par les seigneurs du voisinage (!)• Oe que les intendants faisaient dans les provinces, iToi le faisait chez lui, sans souci de la dignité on la faveur des personnes, par lui-même, par Colbert par le lieutenant de police La Reynie dont la célébrité n'est que le juste prix de sa fermeté et de *» vigilance. On en trouve la preuve dans quelques documents de la police du temps qui sont aujour-
O) âfémoires de Foucault, de Tan 1674 à 1683.
d'hui de l'histoire. Les grands personnages abritaie quelquefois de leur nom les violences de leurs gei de service auxquels ils croyaient que Thonneur i leur appartenir assurait l'impunité. Le roi 1 détrompa. Les gens de l'hôtel de Soissons (Olymj Mancinî) s'étaient permis d'enlever un prisonnier des archers (1675); un ordre du roi renvoie I coupables devant la justice. Les domestiques c prince d'Elbeuf attaquaient les brigades du gu (1681); un ordre exprès du roi les met en arrest tion (1681). Un tumulte et des violences avaient i lieu au jeu de paume; les pages de la grande écui en étaient les premiers auteurs; les autres coupabl étaient au service des principales maisons de laeo- (1679) ; le roi met ses pages à la Bastille^ et enjoi à Mademoiselle^ à la duchesse de Guise, à M. duc, de faire justice des gens de leur livrée qui trouveront coupables (1).
Le même esprit le porta à renouveler son ém contre le duel. En dépit des répressions de Henri I de Richelieu, de Louis XIV, le duel restait enec pour la noblesse un péché d'orgueil, une forme domination et de justice indépendante; par ces na tifs, il n'était aux yeux du roi qu'un appel à force, une menace aux faibles, une bravade à Tatorité supérieure. Il le proscrivit donc de neuves et sans pitié par l'éditdu 25 août 1679. Il présents cette interdiclion comme une marque de sa bie
(l) Depping, Correspondance administrative^ tome II.