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LES HOPITAUX DANS LES VILLES

nt et qu'on les reprenne en mendicité, ils seront, r sentence du Châtelet, condamnés aux galères, tit d'abord ces peines rigoureuses nous mettent Ml loin de la liberté que Vincent de Paul, nous us le rappelons, aurait aimé à laisser toujours au uvre. Mais il est évident qu'il ne s'agissait pas ici

pauvre vraiment digne d'intérêt et de ménage- ^ïits. Pendant que la misère réelle et isolée était tirée de trouver dans l'hôpital les soins et la subtance mérités, l'ordre public réclamait une garan-

contre ces fainéants dangereux dont la mendicité siégeait la malice, et dont les délits ou les crimes L &it du nom de gueux une flétrissure. [1 était clair que le travail ne manquait pas aux is valides. La guerre elle-même n'en avait pas ^pendu le développement. Colbert constatait avec e que les Hollandais n'avaient pas pu se passer ^ denrées françaises pendant plus de dix-huit mois

octobre 1674), et qu'au bout de ce temps, en ines hostilités, ils avaient levé leurs défenses (1). Privait encore un mois après : « Je vois avec 'isirque les vins sont d'un bon et avantageux débit ^rdeaux^ et qu'il y a lieu d'espérer qu'après Noël

apporteront beaucoup d'argent dans la proàce(2). )> Aussi, ne laissa-t-il pas languir un seul ^ment l'industrie et le commerce. Il avait attiré à ^lievillele Flamand Van Robais pour établir par lui

) Ck>lbert à de Sève, 12 octobre 1674. -i Colbert à Lombard, 7 décembre 1674.

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une concurrence contre les draps d*Angleterre et^ c Flandre (1672). Il le protégeait ouvertement cow:^tn les maîtres et gardes d'Abbeville (1673) ; noua «l. trouverons plus bas d'autres marques de cette pmtection« Il fondait par privilège^ dans la même ville (1673), une manufacture de moquette, brocatelieet autres étoffes (1), Il défendait contre le monopole des gros marchands la draperie d'Amiens. Cette industrie faisait subsister cent mille personnes dans le pays, mais les meilleurs profits en restaient aux mains de huit ou dix gros négociants qui s'entendaient pour ne payer qu'à leur convenance le inni des petits artisans, et leur revendre fort cher les matières premières. Il [fit triompher « cette si sage et si sainte maxime que le roi voulait introduire dans son royaume depuis le commencement de son règne, de ne jamais laisser établir la fortune des partico* liers sur les ruines du public (2), i» Il écouta \» petits artisans qui réclamaient la liberté de fréquenter les foires, d'avoir au moins trois foires par m, de pouvoir trafiquer, soit pour la vente, soit pour Fa* chat, avec les marchands étrangers. Au rétablisse* ment de la paix, il constatait les avantages que oette activité toujours entretenue avait ravis à l'enDeini* L'exclusion du commerce des iles, dit-il dans uo mémoire au roi, donnée aux Hollandais, leur i^ tous les ans pour quatre millions de livres deao^

(1) Privilège au sieur Leclerc, juin 1673.

(2) Note remise à Golbert, sur le commerce de la draperie (TAn^

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cja^ils envoyaient dans le royaume. Les serges^ bas et draps leur ôtent encore autant pour le moins. Les points de Gènes et de Venise sont ruinés dans ces Tilles^ et leur ôtent trois millions six cent mille livres. Les glaces leur otent un million. Tous ces établissements ont donné à vivre à une infinité de peuples et ont conservé l'argent dans le royaume (1). Après la paii^ il poussa avec un redoublement d*ardeur au développement de ces résultats. Il essaya de répandre le commerce français dans les pays de U domination d'Espagne. Ce fut le sujet de longues instructions à Villars^ envoyé comme ambassadeur à Madrid. Le représentant de la France devait s'appliquer à faire pénétrer en Espagne les manufactures françaises de chanvre et de lin^ obtenir pour les vaisseaux français le droit d'aborder aux colonies espagnoles^ et pour les marchands français la liberté^ quelquefois accordée à d'autres commerçants^ de transporter de l'argent hors d'Espagne (2). Il représenta au roi que^ avec quelques avances d'argent> il serait possible d'ôter aux Anglais et aux Hollandais le commerce du Levant^ qui rapportait annuellement aux uns six millions^ aux autres dix millions^ et d'en assurer les profits à la France^ à la faveur de U grande considération que les Turcs avaient pour set sujets^ et de la situation favorable des ports fran^

(1) Mémoire de Colbert, pour rendre compte au roi de l'état de 'OB finances^ vers 1680.

Qt) Instructions de Colbert à Villars, 15 mai 1670.

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çais dans la , Méditerranée. On obtiendrait des avs tages analogues contre les deux nations rivales Afrique et dans l'Inde^ en appuyant la Compag des Indes et celle du Sénégal (1). « Le princ: <c point des finances^ disait-il encore^ consiste^ se <c moi^ à employer tous les ans au moins cent m a livres et^ lorsqu'il sera possible^ au moins c <K mille écus^ pour gratifier ceux qui font le co <K merce de mer^ qui entreprennent de nouvel (c compagnies^ de nouvelles manufactures^ par <c que ces moyens servent à maintenir et consenr (( l'argent dans le royaume^ à faire revenir celui (| « en sort^ et à tenir toujours les États étrange <c dans la nécessité et le besoin d'argent où ' « sont (2). »

Quelques-unes de ces propositions contredis» trop directement les termes mêmes de la paix ai Hollande^ pour qu'il fût permis de les appliquer partout où le commerce et l'industrie de la J étaient seuls engagés^ Colbert eut encore la et le temps de donner un nouvel entrain sent bien à ce désir d'appliquer tous les travail^ si nettement exprimé à propos des assistés par les abbayes. Il trouvait utile les religieux de faire en partie leurs au? travail^ en donnant aux pauvres des lain

(1) Colbert, Mémoire cité plus haut.

(2) Colbert, note annexée au projet d'état des dé

""Wi au roi.

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« Les religieux^ disait-il^ pourraient diviser ce qu'ils « donnent moitié en pain et moitié en laines^ à « condition de rapporter la laine fabriquée en bas ; «c ainsi^ de temps en temps^ diminuant le pain et <x augmentant les laines^ insensiblement on pourrait « réduire la mendicité aux pauvres malades et inva- « lides qui ne peuvent travailler (1). »

On le sent encore à ce besoin d'évincer la marchandise étrangère en l'égalant et même en la surpassant. Une manufacture de draps façon d'Angleterre et de Hollande commençait à Louviers (1680). Lie roi avait donné dix mille livres^ et des lettres patentes enregistrées au parlement de Rouen ; mais les drapiers voisins réclamaient. Colbert presse les magistrats de débouter ces rivaux de leur opposition. Il signifie que toutes ces lenteurs ne sont propres C|u'à dégoûter les particuliers de tenter de pareils établissements^ et qu'à faire durer en France l'emploi des draps étrangers dont il entre une trop grande quantité dans le royaume (2). Ce même zèle oontre l'étranger explique la faveur toujours croissante de Van Robais, parce que cet homme « est « capable d'établir si fortement la manufacture des « draps fins à Abbeville^ qu'elle s'établirait ensuite « dans le royaume, et porterait un grand préjudice ^ aux fabriques de Hollande et d'Angleterre, un

(1) Golbert à Tintendant de Rouen, 7 novembre 1680, 31 janvier

(2) Lettres patentes datées do Brisach. Colbert à l'intendant de Bouen, 1680, 1681.

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« grand avantage aux sujets du roi. » Aussi Vai Robais est-il à la fois surveillé de près par l'intec dant et encouragé par le ministre. Il faut qu'il o fabrique pas des draps semblables à oeux des autre manufactures^ mais qu'il égale en finesse et en loi gueur les draps d'Angleterre et de Hollande. Il e à souhaiter qu'un de ses fils aille fonder un éU blissement du même genre dans une autre vilL Mais en retour il est dispensé d'observer certaii articles du règlement sur les manufactures^ pan qu'il a trouvé un secret de teinture qui a été reconi: bon ; C!olbert lui fait rendre ses marchandises saisi pour contravention par les gardes de la draperie Rouen (1). Cette faveur n'est après tout qu'ui manière de reconnaître le progrès.

La dernière industrie que Colbert ait introdui en France lui donne tout autant de préoocupatic que les premières. On avait déjà le point de Pran et de Venise travaillé à l'aiguille; on ne connai sait pas encore le point d'Angleterre ou de Malin

(1) Lettres de Colbert à l'intendant d'Herbigny, 1682, et à Mëlian intendant de Rouen, 27 février 1683.

Malgré ses antipathies pour l'étranger, Colbert ne dédaignait p de se couvrir du nom des étrangers, quand ce nom pouvait son au débit

c Les camelots d'Amiens, écrit-il, 13 janvier 1683, sont qualifi par les marchands camelots de Bruxelles. Il ne faut pas changer ce< habitude, mais prendre soin que ces camelots augmentent toujou en finesse et en bonté, et que les manufacturiers puissrat les donner meilleur marché que ceux de Bruxelles, parce que insensibleme ces manufactures passeront dans le royaume et même dans les pa étrangers, et ne seront plus qualifiés de Bruxelles. »

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