‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 110 sur 176 · IMPÔTS DUS PAR LES ÉMIGRÉS · texte numérisé non relu

IMPÔTS DUS PAR LES ÉMIGRÉS

La recherche de l'équilibre budgétaire fut le souci dominant de Munzinger au cours de son administration. Son budget pour l’année 1289 s'était clos sur un déficit de 1.544 bourses que la moudirieh de Dongola el Berber avait reçn l’ordre de combler ), Cependant Hussein bey Khalifa ne prit aucune mesure à cet eflet, Après le licenciement de ce fonctionnaire, la moudirieh de Berher versa au Soudan oriental un acompte de 750 bourses. Il était dû un reliquat de 794 bourses que, le 12 mars 1874, Munzinger réclama à qui de droit. Le gouverneur général du Soudan se it quelque peu tirer l'oreille, mais finit, semble-t-il, par payer ®, Ne voulant, par ailleurs, perdre aucune source de recettes, Munzinger fut conduit À revendiquer les droits financiers que possédait le Soudan oriental sur certains de ses habitants émigrés. C’est ainsi qu'en mars 1874, il exposa en hout lieu que, quelques années plus tôt, un certain nombre d'Arabes qui dépendaient du Taka et appartenaient aux tribus Hadendon, Beni-Amer, Halayika, Algheden et Sabderat, au nombre de 609 individus,

GA, A., Reg. 43, Arr. Abd, pièce 5, Alacddin bey à Khaïri pacha, 56 octobre 1876. |

6 Cf t. II, a° partie, p. 546, 5/7.

+ A. A., Reg. 23, Arr. Abd., Ayoub pacha à Khairi pacha, 26 avril 1874 ; Reg. 17, Dép. Abd., Khairi pacha à Ayoub pacha et à Munzinger, 46 avril 1894 ; Reg, a4, Arr, Abd, Ayoub pacha à Khairi pacha, 27 avril 1894 ; Reg. 19, Dép. Abd., Khaivi pacha à Munzinger, 1° mai 1874,

A AR Pr PE s'étaient rendus dans la région de Guedarel, où ils s'étaient établis aver les Choukrié, les Dabaïné et les Hamran, qui dépendent du gouvernorat de Khartoum. « Les cheikhs des Choukrié, poursuit Munzinger, perrr. vaient pour eux-mêmes un impôt sur ces émigrants, alors qu'ils ne de. pendaient pas d'eux et que leurs noms n'étaient pas mentionnés sur le, registres d'impôts ; les maamours et soldats envoyés par la moudirieh du Taka afin de percevoir l'impôt sur ces émigrants et de les faire revenir dans leur pays natal, furent toujours empéchés d'entreprendre leur mission et chassés par Les cheikhs des Choukrié qui ne voulaient pas renoncer au profit qu'ils tiraient de ces émigrants : des arriérés se trouvaient dus de ce fait par les Arabes dun Taka.» Une demande avait été adresste an moudir général du Soudan méridional pour les faire revenir ; elle n'avait reçu aucune suite. Munzinger sollicitait en conséquence qu'un ordre [A adressé au gouverneur de Khartoum, à l'effet de renvoyer au plus tôt les émigrants à leur pays et de ne plus accepter à l'avenir l'établissement d'aucun d'entre eux auprès des Ghoukrié 1, Le Khédive donna raison à Munzinger ; il décida que les Arabes émigrés seraient maintenus à Guedaref ot que l'impôt réclamé par le Taka sevail perçu par les soins du gouvernorat de Khartoum el remis par lui à cette moudirieh, sur présentation d’un état mentionnant les noms des individus et les sommes à percevoir,

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