bourses 375 piastres et 28 paras
Compte tenu des dépenses des 4 compagnies du bataillon de a maamourieh établies au Taka 8}, qui s'élevaient à 743 bourses 284 piastres et 30 paras, l'excédent de recottes n’était plus que de 1.952 bourses, go piastres et 38 paras, provenant en totalité des revenus de la saline de Djeddah qui figuraient dans le budget pour une somme approximative de 2000 bourses (),
Or, à la suite d’une épidémie qui s'était déclarée dans l’Assir, le Gonseil de Santé avait ordonné la mise en quarantaine à el-Wedj, pour une durée de 21 jours, de tous les bateaux provenant d'Arabie, ainsi que la fermelure des ports du Soudan oriental aux navires venant du Hedjaz. Les barques qui venaient charger du sel au Soudan cessèrent en conséquence leur commerce et l'exploitation de la saline fut-interrompue, Pour obvier à ce grave inconvénient, Munzinger fit observer qu'il était possible
VU A, À,, Reg, 17, Arr, Alaïa Sanieh, pièce 1 Mourour, p. 17, Munzinger à la Maïa, 14 septembre 1874. On trouve également dans les archives du palais d'Abdine tout un échange de correspondanee entre le Caire et la moudirich générale au sujet d'une dépense de 6.444 piastres eontractée à Massawa pour la nourriture de” Sabaoush Khan, émir du Belouchistan, qui s'était rendu à Massawa pour changer d'air,
6} L'année financière débuta le 1 1 septembre 1874.
6) Dans lo projet de budget rectifié pour 1291, il est indiqué que ces quatre - tompagnies régulières sont celles qui sont établies à Gallabat,
M A, A., Rog. 5, der. Maïa Sanieh, pièce 5, p, 12, Munzinger à la Maïa, 29 oetobre 1874.
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de charger le sel sur le: bateaux sans que leur équipage prit contact ver les habitants, D'autre part, des avances avaient été consenties aux propriétaires de ces barques, à valoir sur le nolis de la marchandise, et conne ces gens ne possédaient ni meubles, ni immeubles, l'administration nr pourrait récupérer son dû que l’année suivante, dans le cas où le trans. port du sel resterait interrompu. Pour cette double raison, Munzinger sollieita du Khédive une décision favorable à la reprise du commerce 1, Enfin le vice-roi ayant décidé que les revenus de la saline seraient dorcnavant envoyés aux Finances, le moudir général proposa d'ériger son exploitation en une maamourieh distincte, dépendant du Ministère de Finances auquel elle transmettrait directement ses recettes, et il sugpéra de nommer, en qualité de maanmour, «un commandant de baleau ou toute autre personne versée dans les questions de navigalion», en raison du caractère spécial de cette exploitation qui comportait la vente du «el aux bateaux indiens ®), Le Khédive nomma effectivement à ce poste Ibrahim bey Arbakleri et lui prescrivit de prendre les mesures nécessaires pour porter les recettes annuelles de cette administration à °0.000 livres @), Quelques mois plus tard, Munzinger transmit au Caire le résultat d’une étude qu'il avait confiée à Mohamed Ezzat effendi, oflicier du grénie, en vue d'établir à la saline de Rawaya un chemin de fer destiné à faciliter le transport du sel à la côte (M,
En novembre 1874, Munzinger demanda au Caire qu’on lui retournit . son projet de budget pour y apporter des retouches (5), À a suite de relte révision, le budgel ne fut présenté aux Finances que le 20 juillet 1875, lors du dernier séjour que le moudir général fit au Caire. Les recettes annuelles y figuraient pour 19.948 bourses 230 piastres 20 paras, et
(A, À, Reg. 5, Arr, Maïa Sanich, pièce 10, p. 20, Munzinger à la Maïa, #9 ve. tobre 1874,
A, A,, Reg. 5, Arr, Maïa Sani, pièce 6, p. 19, Munzinger à la Maïa, 2q vetobre 1874,
3 Soit 4oco bourses (ef, À. À., Reg, à, Ordres supérieurs, pièce 51, p. 26, 0,8, à {brahim bey, a décembre 1875).
OA A,, Reg. 5, drr. Maïa Sanieh, pièce 26, p. 39: Munzinger à Ja Maïa, 5 février re cs
BAS A, Reg. 5, Arr. Maïa Sanich, pièce 12,p. 20, Munzinger à la Maïa, 5 n0vembre 1874.
les dépenses pour 17.429 bourses 485 piastres 18 paras ; l'excédent des recettes sur les dépenses, qui s'élevait à 2.518 bourses 245 piastres et a paras, comprenait encore les 2.000 bourses de la saline de Djeddah. Les recettes de la saline devant être transmises directement aux Finances, l'excédent des revenus sur les dépenses n'était en définitive que de 518 bourses 245 piastres 2 paras, el encore, au dire de Munzinger, cette somme ne représentait-elle pas réellement une économie, car les impôls dus par les habitants figuraient au budget pour leur totalité alors qu'en réalité ils n'étaient pas perçus intégralement }, Bien qu'au cours de l'année 1875, les pluies eussent été abondantes et les cultures florissantes, le moudir général ne pensait pas pouvoir réunir impôt avant un certain temps ; aussi, pour ne pas retarder le paiement de la solde des Lroupes, demanda-t-il aux Finances de lui avancer, à titre de prêt, une somme de 20° à 30.000 tallaris qui serait remboursée au moment de la perception de P’'impôt @,