‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 117 sur 176 · ÉPIZOOTIE · texte numérisé non relu

ÉPIZOOTIE

À la fin de 1874, une épizootie se déclara parmi le bétail des Beni-Amer, des Halayika, des Algheden et des Sabderat, tribus dépendant du Taka, ainsi qu'au Senhit et chez les Arabes relevant du gouvernorat de Massawa ; cerlaines régions perdirent tout leur bétail et d’autres les deux tiers, la moitié où le quart seulement. De plus les sauterelles se mirent de la partie el dévorèrent les récolles de maïs, à l'exception de celles du Gash et du pays des Barea. L’interdiction d'exporter les peaux et la fermeture des ports du Soudan aux navires venant d'Arabie ), qui eurent lieu à la même époque, achevèrent de jeter le trouble dans le commerce du Soudan oriental ; les recettes des douanes à Souakin et à Massawa subirent une sérieuse diminution et les habitants de ces ports se plaignirent de ne plus recevoir les articles et les marchandises commandés par eux 6). Le Khédive ordonna immédiatement des mesures pour empêcher l’épizootie de s'étendre. Munzinger reçut l’ordre d'empêcher tout contact entre le bétail des régions atteintes et celui des régions saines, et d'interdire l'exportation des bestiaux des bandars de Massawa et de Souakin. Des ordres furent donnés aux gouvernorats de Suez et de Port-Saïd à l'effet de refuser l'admission en Égypte, même après quarantaine, du bétail en provenance de ces régions, et de le renvoyer au port d'origine à bord même des navires qui l'avaient amené {#),

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