N) LES 'FRAVAUX DE L'ANNÉE
Au cours de cette première campagne de travaux, des délais s'étaient produits dans l'envoi du matériel, C’est ainsi que:la manutention à Assiout du matériel déjà reçu en Égypte avail été retardée par le manque de main d'œuvre nécessaire au déchargement des wagons (M, Puis des erreurs avaient été commises dans la prévision des délais de livraison et, dès le mois d'avril, on réclamail à MM, Applehy l'envoi de certains matériau dont la fourniture n'avait cependant été fixée que pour le 1° septembre #, De Londres, cependant, M. Fowler annonçait que la confection du malériel avançait rapidement : le premier envoi serait fait vers Le milieu de ni et les fournitures de ce mois se monteraient à 30.000 livres ; MM. Appleb; eontinueraient ensuite leurs expéditions chaque mois avec la mène rapidité, jusqu'à ce que les livraisons prévues pour cette année fussent complètes 8. Conjointement avec le chemin de fer, le trafie du Soudan devail emprunter certain. biefs du Nil ; ik convenait done de fixer le type du matériel flottant qui serait utilisé pour les transports. Le Khédne avait élé favorablement impressionné par le système de propulsion pur roues à aubes placées à l'arrière du bateau ; M. Fowler le trouvait cependant moins économique que le système dit « de la corde de fils métalliques submergée y, Ge dernier procédé, disait], était utilisé depuis longtemps avee succès sur le Rhin, et la seule question qui demandät de plus amples expériences élait de savoir s’il pouvait s'appliquer à des rivières peu profondes et à sable mouvant. Aussi M. Fowler demandait-il qu'on lu envoyät le plus tôt possible les résultats des levés de plan et des sondages auxquels s’oceupait M. Bakewell, afin de pouvoir présenter au vice-roi tn
(A, A., Reg. ag, Arr. Abd. pièce 657, Ghahine pacha au Cabinet du Khédive, àa3 février 1875.
PA, À,, Barrot bey à Ismaïl pacha Saddik, 7 avril 1895.
GA, À., M. lowler à Barrot bey, 28 avril 1895. M. Fowler demandait en conséquence que fes arrangements financiers fussent pris de manière à ce que les 55 p, 100 de la valeur des envois pussent être payés conformément aux termes des contrais, : :
Nous laissons à M. Fowler la paternité de celte expression.
projet pour l'exploilation du trafie du Nil entre Asstout et Wadi-Halla, conjointement avec le chemin de fer .
Le rôle de M. Fowler ne se bornait pas aux études Lechniques, à la passation et à l'exécution des contrats relatifs au matériel : il connaissait. « intimement» depuis de longues années lord Derby, et c’est À lui que le Secrétaire d'État an Foreign Office s’adressa pour connaître «la nature exacte et l'étendue du nouveau chemin de fer», ainsi que Les autres travaux utiles ordonnés par le vice-roi d'Égypte. « Je lui ai donné des détails complets sur les travaux en opération et à l'étude, rapporte M. Fowler, el exprimé ma sincère conviction des remarquables eflets qu'ils produiraient sur l'avenir de | "Égypte et le bien-être du peuple. Ce sujet et surtout les opérations qui ont pour objet de faciliter le commerce et les communications avec le Soudan et les autres provinces du sud, telles que chemin de fer, télégraphes, ete., ont fort intéressé Sa Seigneurie Pl,» En juin 1875, M. Fowler eut encore deux longs entretiens avec le Secrétaire d'État. « Lord Hs écrivit-il, était anxieux d'avoir une complète explication de la manière dont les travaux publics sont exécutés en Égypte, par rapport aux arrangements de la main-d'œuvre, et il eut la gracieuseté de dire qu'il savait qu'il obtiendrait de moi des faits corrects et pratiques.
4 J'ai été heureux de pouvoir expliquer à Sa Seigneurie, d'après mes propres arrangements avec $. Ë. Chahine pacha à Wadi-Halfa et d'après les rapports reçus de M. Kilgour, par le dernier courrier, que l'on a fait d'abord un calcul soigneux du nombre d'hommes que l'on pouvait tirer de chaque district sur la ligne du Chemin de fer du Soudan, sans faive tort aux travaux d'agriculture; et que cette proportion du nombre d'hommes ne doit jamais être excédée.
« Les hommes sont amenés aux chantiers des localités qui se trouvent les plus voisines et sont régulièrement rémunérés pour leurs services,
« Sur le Chemin de fer du Soudan, d’après le désir spécial de Votre Altesse (ainsi que me l’expliqua alors Chahine pacha}), des emmagasinages de provisions avaient été faits sur la ligne en construction avant
(3 A, A., M. Fowler à Barrot hey, »3 avril 1875, 8 A, À,, M. Fowler au Khédivo, »3 avril 1875. Hist, du règne du Khéd, Iemaït, t. IE. So
ses
que les hommes eussen£ été amenés sur les lieux, de manière à eu qu'ils ne souflrissent aucune contrariété à leur première arrivée.
« Ces arrangements sur le Chemin de fer du Soudan, ainsi que je l'ai expliqué à lord Derby, étaient à ma connaissance personnelle, mais j'avai. lieu de croire qu'ils étaient maintenant les mêmes pour tous les autres travaux publies en Égypte.
« Sa Seigneurie a montré beaucoup de plaisir de connaître ces explivutions et m'a dit qu'il avait cru, jusque là, que l’on montrail beaucoup moins de considération aux ouvriers engagés dans Les travaux publies 1,
Le tableau tracé à Londres par M. Fowler n'était peul-être pas conforme à ce qui se passait au Soudan, mais il était à tout le moins une indication de l’organisation qu'avait voulue le Khédive et qu'il aurait souhaité voir réalisée de point en point.
En juin 1875, le vice-roi trancha un point liligieux au sujet du chemin de ler de quinze kilomètres de longueur qui contouvrne la cataracte d'Assouan. L’Administration des Chemins de fer égyptiens fournissait À cette petite ligne le matériel, 28 outils et les agents de service dont elle avait besoin ; son directeur voulait en conséquence savoir si la ligne relevait de son administration où de la maamourieh des chemins de fer soudanuis. Le Khédive répondit que « du moment que le chemin de fer d'Assouan n'était pas relié aux voies ferrées relevant de l'Administration des Chemins de fer égyptiens et que sa création n'avait pour but que de faciliter la tâche des Chemins de fer soudanais, la voie ferrée d’Assouan ne devait pas dépendre de cette Administration, mais de la maamourieh ©,»
Pour faire sauter les seuils rocheux de la région d'Abka, Chahine pacha estimait qu'il Jui fallait 200 soldats de plus que ceux dont il disposait F. La Maïa Sanieh lui demanda alors si l'on pourrait les nourrir sur place, ou si l’on devrait leur envoyer du biseuit ou bien de la farine avee laquelle on ferait le pain sur les lieux mêmes (), Chahine pacha répondit que la
(A, A,, M. Fowler au Khédive, t 1 juin 1875. :
À, À, Reg, sans numéro, Dép. Maïa Sanieh, pièce 137, p. 79, le mihradar à Chahine pacha, 20 juin 1875.
BA, A., Reg, 31, Arr. Abd., pièce 19, Ghahine pacha à la Maïa Sanich, 19 mai
(M AA. Reg.»a, Dép. Abd, pi dec 435 ,Khairi pacha à Chahine pacha, 13 mai 875.
nouvelle boulangerie pourrait travailler 20 ardebs par jour ; la moudirieh d'Esneh devrait toutefois fui envoyer 400 kanturs de bois à brûler tous les mois et le Caire un moulin et un tamis. Quant à la farine et au blé, il serait plus économique de les demander à Esneh qne de les faire venir du Caire M, Enfin, en ce qui concerne la main-d'œuvre, le maamour des Chemins de fer désivait qu’à l’époque de la reprise des travaux, le moudir du Dongola ou son vékil vint le trouver afin de régler la question avec Ii « sans soulever la moindre plainte de qui que ce soit M». En vue de cette reprise, Chaline pacha demanda, au mois d'août 1895, 2000 kan- Lars de biscuit au Caire ; on reconnut alors qu'il serait moins coûleux de les faire fabriquer par les soins de la moudirieh d'Esneh que de les acheter au Caire et de les transporter à destination 6),
La nouvelle campagne des travaux allait requérir la présence pendant une durée de quatre mois de 3000 ouvriers provenant de 1 moudirieh du Dongola; Chahine pacha voulut savoir si les provisions nécessaires seraient amenées avec ces ouvriers, auquel cas l'administration n'aurait à assumer que leurs salaires, ou si elle devrait se procurer les 3,500 ardebs de maïs indispensables à leur alimentation. Dans ce dernier cas, Le maïs pourrait être acheté par les soins de la moudirieh de Dongola et envoyé aux stations de Morched et de Seras () pour y être emmagasiné. Toutefois s'il se révélait moins coûteux d'acheter ces provisions dans la moudirieh d'Esneh, il y aurait lieu de les faive transporter à Halfa, d’où l'administration se chargerait de les distribuer aux endroits requis ®), Le moudir de Dongola répondit qu'il était impossible de fournir une partie quelconque des 3.500 ardebs demandés pour les ouvriers, car le doura était peu cultivé dans la moudirieh. En règle générale, déclara-t-il, la récolte de
M A, A, Rog. 32, Arr, Abd. pièce 4a, Chabine paeha à Khaivi pacha, 15 mai 1875. ;
() A, AÀ., Reg. 31, Arr, Abd., pièce 0, Chahine pacha à la Maïa Sanieh, 18 mai 1875,
6) À, À., Reg. sans numéro, Dép. Maïa Sanieh, pièce 168, p. 89, le mihradar à Chahine pacha, 8 août 1875.
#} Localités situées entre Abka ot Samna,
6) À. À., Reg. 5, Arr, Maïe Sanieh, pièce 434, p. 111, Ghahine pacha à la Maïa, 13 avût 1895. |
doura suflisait tout juste à la nourriture de la population et du personnel de x moudirieh. L'année précédente, les cultures avaient éLé inondee, par le Nil et les céréales détruites. Aucune région n’envoyait de céréales au Dongola. On avait eu de grosses diflieultés à ravitailler Les soldats expédiés au Kordolan et au Darfour, ainsi que les ordis de Balouli Youssef agha, Mohamed agha el-Berekdar et. Wanli Mohamed agha (), el actuel- Jement l'ardeb de doura se payait six et même sept tallaris (2, Cependant le matériel du Chemin de fer attendu d'Angleterre commenail à arriver en Égypte. Du 3 au 14 juillet 1875, 1.300 tonnes de matériel furent débarquées à Alexandrie et 700 tonnes réexpédiées à Assiout 6). Dans cette ville, Khourchid bey avait été désigné comme maamour chargé d'activer les transports. Quatre chalands furent chargés et partivent À la remorque d’un vapeur pour Assouan. Cependant, quelques jours plus tard, des instructions furent données pour garder le matériel À Assiont ) : chalands et vapeurs étaient devenus nécessaires pour eflectuer un transport urgent de céréales, Le matériel du Ghemin de fer soudanais s’accumula donc à Assiout et en telle quantité que, le 13 août, Omar pacha demanda à la Maïa Sanieh de prescrire à l'Administration des Chemins de fer égypticns de cesser toute expédition d'Alexandrie (5), Cette Administration devait fournir les traverses en bois nécessaires aux neuf kilomètres de voie ferrée allant de Wadi-Halfa à Abka, ainsi que le complément des traverses nécessaires à la pose des 50 kilomètres de rails prévue au programme de la première année (), Une curieuse controverse s’éleva à ce sujet. M. Kilgour, sollieité de donner son avis sur le genre de bois acheté par l'Administration des Chemins de fer se récusu,
M} Cf, supra, p. 460, 461.
®) À, A,, Reg. 39, Arr. Abd, pièce 246, le moudir de cb de à Khairi pacha, a3 août 1875.
(5) A, A., Reg, 34, Arr, Abd., pièce 560, le maamour chargé d'activer le transport du matériel du Soudan, à Alexandrie, à Khairi pacha, 4 4 juillet 18975.
(À, À,, Reg, 30, Arr. Abd, pièce a, Omar pacha, à Assiont, à Khairi pacha, a7 juillet 1875.
1 À, À., Reg. 3a, Arr, Abd,, pièce 127, Omar pacha à Khairi pacha, 13 août
9 À, À,, Reg, sans nuinéro, Dép. aa Sanieh, pièee +61, p. 89, Khairi paeha à Chahine pacha, 48 juillet 1895.
sous prélexLe qu il ne Poe ul émettre une opintou du moment que M. Johnson avait été nommé ingénieur en chef. Ghahine pacha prétendit alors que M. Kilgour était tenu de procéder à cet examen, en vertu des conditions posées à la fourniture du matériel, tandis que le sous-directeur du département du Soudan, au Ministère de la Guerre, assurait que le texte du contrat ne comportait aucune clause de P “espève 0), Yinalement Chahine pacha fut prié de nommer un autre ingénieur pour procéder à cette expertise (, T1 fut également autorisé à transporter ces traverses, ainsi que les autres matériaux du chemin de fer, d’Assouan à Wadi-Halïfa, au moyen des barques des particuliers, ce système s’élant avéré moins coûteux que Le transport par les soins du gouvernement 6),
Au début de septembre 1875, M. Johnson avait été nommé ingénieur en chef du Chemin de fer du Soudan, à la place de M. Kilgour retenu à Alexandrie pour prendre livraison du matériel venu d'Europe et procéder à son examen avant de le consigner à Alÿ bey Ragheb (#, À la demande de
OA. A., Reg, 148, Dép. Maïa Sanieh, pièce 19, p. 5, Khairi pacha à Chahive pacha, 20 septembre 1875.
() A. AÀ., Reg. 11, Dép. Maïa Santeh, pièce 6, p. 17, Khairi pacha au directeur des Chemins de fer, 17 octobre 1875.
6) A, À., Reg. 148, Dép. Maïa Sanieh, Lis 13,p. 7, Khairi pacha à Chahine patha, ea septembre 1875.
(+ A. À., Reg. a, Ordres supérieurs, pièce 219, p. 103, O.S, à Ghahine pacha, 8 septembre 1875. La durée du contrat de M. Johnson devait être de quatre ans et son traitement mensuel élevé de 80 à 100 livres. Si toutefois M. Johnson voulait cesser ses services au bout de la première année, il devrait donner au gouvernement un préavis de trois mois ; inversement, si le gouvernement voulait se passor des services dé M. Johnson à l'expiration de la première année, il devrait lui donner un préavis de trois mois. En outre M. Johnson ne pourrait se rendre en Angleterre que pendant la période des congés et lorsqu'il n°y aurait pas beaucoup de travail à faire ; en aucun eas, il ne pourrait s'absenter pendant la marche des travaux (A. A., Reg. a, Ordres supérieurs, pièce 219). M. Johnson demanda l’adjonction des deux clauses suivantes à son contrat : 1° au cas où fa maladie nécessiterait son rapatricment-et qu'il ne recouvrât pas la santé dans les trois mois stipulés par le contrat, il serait licencié du service et une indemnité égale à un an de traitement lui serait payée ; a° à l'expiralion des quatre années fixées par le vice-voi pour la duréc de son contrat, ot au cas où il aurait rempli sa charge d’une manière satisfaisante, il lui serait payé unc année de traitement à titre de gratification, Le Khédive approuva
M, Johnson, un oflicier du génie du grade de binbachi et six ofbciers d'un grade inférieur furent désignés pour les travaux du Chemin de fer du Soudan (!}, ainsi que 20 à 25 ouvriers et un contremaître, dépendant de nina on générale du Trafic, et spécialisés dans les travaux de pose des rails 1, Le personnel employé au chemin de fer, qui comprenait des commis, des médecins }, des peseurs, des chameliers, des kawass, des gardiens et des porteurs, coûtait au total 29.430 piastres par mois 1: quant aux surveillants des travaux et des dépôts et aux maamours des transports, ils continuaient à dépendre du Ministère de la Guerre. En septembre 1875, le Khédive prit une décision importante de nature à faciliter l'exécution des travaux du Ghemin de fer, «Prenant en considération les travaux entrepris sous votre direction relatifs à l'installation des Chemins de fer, manda-t-il à Ghahine pacha ; vu, d'autre part, que la région d'Assouan est maintenant considérée comme un eentre de transit où l’on procède au transport du matériel des dits Ghemins de fer el qu'il
l'adjonction de ces deux clausss, mais il en ajoula une troisième portant qu’à lexpiration des quatre années, ct une fois la gratification payée, M. Johnson devrait accepter de demeurer au service de l'Égypte, au même traitement, si le gouvernement Le désirait (cf. Papiers Linant de Bellefonds déposés à la Société Royale de Géographie du Gaire, Ghahine King au Ministre des Finances, 13 septembre 1875).
O1 A. A., Reg. 5, Arr. Maïa Sanieh, pièce 128, p .111, Chahine pae à la Maïa, 5 août 1835.
GA, A,, Rog. 5, Arr, Maïa Saniek, pièce 137, p.113, Chahine pacha à la Maïa, 19 août 1875 ; Reg. sans numéro, Dép. Maïa Samieh, pièce 164, p. 89, la Maïa à Chahine pacha, #4 août 1875.
6) Le 16 septembre 1875, le vice-roi ordonna au Ministère de l'Intérieur de remplacer Mohamed elfendi Hafez, médecin attaché au service de la maamourieh, par un autre médecin, Le traitement était de 1.800 piastres par mois. Le docteur Ibrahim Hassan fut désigné, mais comme il était chargé de certains travaux au palais royal, la Maïa fit annuler la désignation, Un certain Mohamed effendi Aly fut alors désigné et servit au Chemin de fer jusqu'en juillet 1876, date où il fut transféré au gouvernorat du Caire (A, À., Reg, 148, Dép. Maïa Sanieh, pièce 5, p. 1, le mihradar à Chahine pacha, 16 septembre 1875 ; Reg. 11, Dép. Maïa Saniit, pièce a, p. 4, le mihradar au Ministre de l'Intérieur, 16 septembre 1875 ; Rog. sans numéro, Dép. Maïe Sanieh, p. 5, le mihradar au Ministre de l’[ntérieur, 17 septembre 1895 ; Reg. 17, Arr. Maïa Sanieh, pièce 148, p. 84, le maamour des Ghemins de fer soudanais à la Maïa, 7 juillet 1876).
(CT. Papiers Linant, document daté du 19 juillet 1875.
one nn Le. 7
ne D cé done 1,0 UN SAS So Sd
s’y Lrouve un service relevant de la maamourich des Ghemins de fer, nous erdonnons le rattachement du bandar d’Assouan et ses dépendances, ainsi que du kism de Halfa et de la moudirieh de Dongola, à votre adminislration. —
« Nous avons, en date de ce jour, transmis nos ordres à ce sujet aux autorités compétentes du taftiche de la Haute-Égypte. Une liste vous sera envoyée indiquant les impôts, les dimes et autres taxes restant dus jusqu'à la fin de l'année 129 1 (0, par les localités relevant du bandar d’Assouan et du kism de Halfa, pour que vous vous empressiez de les faire percevoir F1,»
En octobre 1875, Chahine pacha demanda à être relevé de ses fonclions pour raisons de santé ; le vice-roi lui donna pour successeur Moustapha pacha Fahmi qui provenait du Ministère de la Guerre @), Le Khédive conserva à ce dernier le traitement qu’il avait dans son ancien poste et lui aHoua 5000 piastres par mois à titre d’indemnité de déplacement #), De plus, sur la demande de Moustapha pacha, une avance de cinq mois sur ses appointements et ses frais de déplacements lui fut accordée avant son départ pour le Soudan (5),
Le moudir de Dongola avait été chargé, on l’a vu, de fournir 3000 manœuvres pour la reprise des travaux. Le 6 novembre 1875, il rendit compte à la Maïa Sanieh des difficultés qu'il éprouvait à exécuter cet ordre. Les habitants se plaignaient de n'être pas habitués à de tels travaux et faisaient valoir que leurs sakiehs manquaient de personnel, Des hommes étaient requis d'autre part pour creuser des puits sur la route du Darfour
{1} Année financière s'étendant du 11 septembre 1874 au 10 septembre 1875.
) À, À., Reg. a, Ordres supérieurs, pièce 224, p. 104, O, $, à Chahine pacha, 11 septembre 1895 ; pièce 3a, p. 82, O, S, au l'aftiche do la Haute-Égypte, 11 septembre 1875.
9 À, À. Reg, 25, Dép. Abd, pièec 173, Moustapha pacha Fahmi à M, Johnson, 13 octobre 1875.
UN A, À, Rog, 15, Arr, Maïa Sanieh, pièce 25, p. 145, le Ministre des Finances {bureau du Soudan) à la Maïa, 13 juillet 1876.
SA, À., Reg. 11, Dép. Maïa Sanieh, pièce 27, p. 24, la Maïa au Ministre des Finances, 26 octobre 1875 ; pièce g, p. 45, la Maïa au Ministère de la Guerre, 46 velobre 1875,
| suivie par Purdy bey et sur celle qu’avail empruntée le colonel Golston. Si l'on salislaisait à Loutes ces demandes, les sakiehs risqueraient de ne plus fonctionner et l'impôt basé sur ces appareils d'irrigation ne pourrait être perçu qu'avec un cerlain retard, Le moudir demandait en conséquence qu'on réduisit le nombre de manœuvres requis pour les travaux du Chemin de fer (, En réponse, il reçut l'ordre de surseoir au creusement des puits sur la route du Darfour et de réunir « à tout prix» les 3000 hommes nécessaires au Ghemin de fer soudanais P,
Par ailleurs, le budget laissé par Ghahine pacha ne comprenait pas Les lraitements des employés de la station d’Assouan M}, Questionné à ce sujet, Chahine pacha répondit que la station avait été récemment formée et que son intention élait de s'y rendre afin d'examiner la situation, lorsqu'il avait été transféré à un autre poste. Moustapha pacha Fahmi fut en vonséquence prié d'établir le budget relatif à"cette station (,