LA ROUTE FLUVIALE D'ASSOUAN À WADI-HALFA
jadis creusés pour recevoir des sakichs ; ces pierres pourraient être enlevées facilement jusqu'à une profondeur de six ou huit pieds au-dessous de l'étiage.
À Magroor, les rochers offrent des dangers aux bateaux à la descente, en raison du courant traversier qui se dirige de la rive gauche à la rive droite, immédialement en amont des roches. Le chenal entre le bane de sable et les rochers est large. |
À Korosko, un grand rocher partage le fleuve en deux courants presque égaux. À l'étiage, on emprunte le chenal de droite. Aux hautes eaux, le volume d’eau est tel qu'on peut passer indifféremment d’un côté ou de l'autre du rocher.
À Gerwid, le cours du fleuve varie presque chaque année. En 1875, il passait entre la vive occidentale et le rocher ; le passage est en ligne droite el à une bonne largeur ; le rocher n’oflre aucun obstacle.
L'obstruction, à Allaghy, se trouve près de la rive orientale et se compose d’un certain nombre de petites roches, disposées de manière à rétrécir le chenal et à le vendre irrégulier, Près de l'extrémité septenlionale, le chenal coule entre deux rochers que les bateliers appellent El-Bab. À peu de distance en aval de ce point, une roche se dresse droit au milieu du chenal et il est très difficile de l’éviter surtout si le vent est défavorable, Une autre roche dangereuse, placée à mi-chemin environ, s’avanee encore plus vers le milieu du courant. Parfois le fleuve trace son cours à l’ouest des rochers et le chenal n’oflre alors aueun danger.
Au djebel Hyahte, le seul obstacle est un grand rocher placé près de la rive occidentale et dont le chenal navigable côtoie de très près la pointe méridionale,
À Gixshe ou Girf Hossayn, les bateaux à vapeur ou les allèges remorquées ne courent aucun danger, quelle que soit la hauteur du Nil. Lorsque le niveau du fleuve dépasse 4 mêtres au-dessus de l’étiage, les dahabiehs et les bateaux qui descendent à Ja rame se heurtent quelquelois à l'ile rocheuse la plus méridionale, où la véloeité du courant est la plus grande ; l'embarealion doit Lenix Ie milieu du chenal qui sépare cette île do la rive droite, afin d'éviter de s’échouer sur les roches situées À Goo mètres plus loin,
PR TR RE D LL A PO a M RL VER EU
À Khartoum, près Kalabshé, le fleuve serpente, mais la navigation n'es pas dangereuse, Lorsque le Nil est à mi-crue, le courant entraine te. cibarcalions {rès près du rocher appelé Hagar es-Salumah, et semblerait que leur perte soit certaine ; maïs l’eau rebondit du rocher avec assez de force pour écarter les bateaux et leur permettre de passer sains el saufs.
Après avoir étudié les plans et documents qui lui furent soumis par xrs ingénieurs, M. Fowler conclut que les obstacles à Idnavigalion, dans cette partie du Nil, pouvaient être surmontés facilement et à peu de frais, En ce qui concerne les rochers, le remède le plus simple était de les faire sauter ; quant aux banes de sable mobiles, on les baliserait avec des bouée. En certains endroils, toutefois, 1} faudrait construire des enrochements ou vives régulatrices, pour diriger la force du courant et maintenir une pro. fondeur suflisante tant pendant l’étiage que lors des hautes eaux. M. Fou- Jer estimait que ces lravaux, s'ils étaient bien dirigés, pourraient être achevés en quelques années et ne coûteraient pas plus de 3000 livre par an (M,