F) AMÉLIORATIONS APPORTÉES AU RÉSEAU EXISTAN
. En avril 1876, la direction des Chemins de fer demanda à la Maïa Sanieh de lui fournir 5000 poteaux de bois pour les besoins de la ligne reliant Assouan à Berber. L'ordre fut passé à la moudirieh du Taka qui, en présence de l’énormité de cette commande, fit valoir qu’il faudrait un. temps considérable pour couper le bois, le faire sécher et l'envoyer à destination, que le transport à dos de chameau entrafnerait des frais très élevés,
(AA, Reg. 41, Arr, Abd, pièce 209, Salama bey à Khaïri pacha, s août 1876,
® Alacddin bey:
6) A, À., Reg. 41, Arr, Abd,, pièce 443, Salama boy à Khairi pacha, 1°° soptembre 1876. Le personnei de la hokoumdaria accusait de son côté Salama bey” d’être de parti pris à son égard.
el qu'enlin la moudirieh avait à réparer ses propres lignes (M. Mais le * Khédive n’admit pas ces raisons et renouvela au vékil du Taka l'ordi d'exéeuler la commande ©, Ge dernier fil done couper les bois néeessaires 6) cf, au début de juillet 1876, 3000 pièces se L'ouvaient rassemblées à Goz Regeb, sur lt frontière de la moudirieh du Taka, d'où les poteaux devaient être transportés à Berber par Les soins de celte dernière moudirieh, Mais, à ce moment, le moudir de Buvhor intervint et déclara qu'il ignorait Lout de la question W, Chargé d’éclaireir l'affaire, Salania bey fournit des explications assez embarrassées. [El nia toutefois avoir jamais demandé à la Maïa Sanieh ni à l’Adnunistration des Chemins de fer de prescrire au Taka une coupe de 5000 pièces de bois. Pour éviter les frais onéreux qu'eût entraîné leur transport, il avait, dilal, invité la moudirieh de Berber à faire couper elle-même les poteaux nécessaires à la réparation de la ligne joignant Goz Regeb à Berber. Le bey, d'autre part, avait télégraphié à plusieurs reprises au moudir du Dongola pour lui dire de couper 3000 poteaux pour réparer la ligne de Dongola à Berber ; 1] avait désigné les forêls qui pourraient fournir ce bois et même fourni du personnel qui avait réuni Jusqu'à 1.200 poteaux. Enfin il avait demandé au directeur des Chemins de ler de lui envoyer 1000 pièces de bois environ pour réparer la ligne télégraphique d'Assouan à Halfa 6, La commande faite au Taka resta done inexpliquée. Le lravail effectué ne fut cependant pas fait de pure perte, car Le Soudan oriental déclara qu'il emploierait ces poteaux à réparer sos propres ligues. En raison des nombreuses avaries survenues à la ligne reliant Dongola à Massid, le Khédive avait décidé, par analogie avec ce qui avait été fait entre Halfa et Dongola où la ligne fonctionnait très bien, de substituer des
M A, À. Reg. 39, drr. dbd., pièce 119, le vékil du Taka à Khairi pacha, 8 avril
GE À, À., Reg, 48, Dép, Abd., pièce 244, Khairi pacha au vékit du Taka, 11 avril 1876,
PA, A, Reg. 39, Arr. Abd, pièce 518, le moudir du Taka à Khuiri pacha, 13 mai 1876.
(A, A,, Reg 2e. ho, Are, Abd, pièces 99795 564, le moudir du Taka à Khairi pacha, 26 juin, 5 juillet 1876.
6 A, À,, Reg. 4o, dr, Abd., pièce 454, Salama bey à Khairi pacha, #9 juin
poteaux en ler aux poteaux en bois dont la Lenue était peu solide et qui élaient constamment altaqués par les termites (D, 3,300 poteaux de la nouvelle commande, qui lut passée en Angleterre, arrivèrent en Égypte à la Gin d'avril 1876. Salana bey demanda à l'Admimistration des Chemins de fer de les lui envoyer par voie ferrée jusqu’à Assioul, puis par barques jusqu'à Assouan, puis de nouveau pur chemin de for jusqu'à Chellal, ensuile par barques jusqu’à Halfa, puis par chameaux sur une distance de cinq heures jusqu’à Abka, enfin par barques jusqu’à Dongok 1. Des recommandations expresses partirent du Caire à cet ellet (9. Dans les premiers jours de juillet 1876, 2.127 poteaux en fer étaient arrivés à Assouan. Mais c’est alors que les diflicultés commencèrent, eur, en dé- -cembre 1876, l'ingénieur des Télégraphes du Soudan septentrional se plaignit au Caire de ne recevoir aucune aide pour le transport de ce malériel &, Entre temps, Salama bey avait étudié un nouveau Lracé pour la ligne télégraphique. Au trajet Massid-Sarnich, qui comportait l'emploi de 2.500 poleaux en bois, il substilua une route plus facile et plus sûre qui passait par Abou Khreit et n’exigeait que la pose de 1.500 poteaux seu- Jement 6), Parallèlement à ce travail d'amélioration, on avait décidé d'installer un
{9 Au cours du kharif de l'année 1876, de longues interruptions eurent encore lieu dans la transmission des dépêches, en juillet ct en août, à la suite des avaries survenues à fa ligne entre Dongola et Massid, Les poleaux élaient immergés de 1 mètre environ (ans les eaux d'inondation el Salama bey les fit élayer tant bien que mal pour qu'ils ne se renversassent pas (A, À., Reg. 41, Arr, Abd., pièce 516, Salama bey à Khairi pacha, 10 septembre 1876). En décembre 1876, la ligne fut avariéo entre Kassala et Amideb et on dut la refaire sur un parcours de 40 milles (A. À., Reg. 45, Arr. Abd., pièce 80, Alacddin bey à Khairi pacha, 18 janvier 1877).
) À, A, Reg. 15, Arr, Maïa Sanieh, pièce 74, p, 1ag, l'Administration des Chemins de fer à la Maïa Sanich, 9 mai 1876.
OA, A., Rog. og, Dép. Abd, pièces 4, 5, 6, Khairi pacha au moudir d'Assiout, au maamour de ta Sûreté À Assouan, au vékil des travaux du Chemin de fer du Soudan, 12 mai 1876.
BA, A, Reg. 31, Dép. Abd., pièce 634, Khairi pacha aux moudirs de Dongola et Bexber, 20 décembre 1876. |
BEA, A., Reg, 43, Arr, Abd, pièce 4o, Salama bey à Khairi pacha, 0 vclobre 1876,
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câble sous-marin à Lravers le Nil, à Berber, pour supprimer le traushor. dement des dépêches, et, dès le mois de février 1876, Salama bey avait parcouru Les rives du Nil, au voisinage de Berber, pour fixer les points d'immersion et d'atterrissage de ce cäble (}, Arrivé en février à Assouanl, Le câble sous-marin fut envoyé à Halfa, où l’on attendit la crue du Nil pour lui faire continuer son voyage vers le Soudan). À Ja fin de septembre 1876. il parvint à Dongola, d’où il repartit le 3 octobre pour Mérowé (3, Le 6 novembre, le câble arrivait à la frontière de la moudirieh de Berber, mais à partir de là, les basses eaux ‘du Nil et les nombreuses cataractes à franchir relardlèrent l'avance du convoi sur Berber (5, Le câble n’y arriva pas, semble-t-il, avant la fin du mois de décembre. Le 11 janvier 1897, il fut immergé à travers le Nil, et la station télégraphique de Berber se Lrouva reliée directement avec le palais d’Abdine (6, On commença aussitôt après à installer les poteaux en fer sur la nouvelle ligne,