G) LA LIGNE DE DARFOUR
La ligne du Kordofan n’était pas encore achevée que le vice-roi se prévrcupait déjà de la pousser jusqu'à Facher, capitale du Darfour (1, La pensée que l’on eut un instant au Caire de relier le Darfour par un fil”
PU A A, Leg, 87, Arr, Abd., pièce 94, Salama bey à Kbairi pacha, 14 lévrier
® A, À., Reg, 15, Arr, Maïa Sanich, pièce 73, p. 109, Administration des Chemins de fer à la Maïa Sanieh, g mai 1876.
À, À., Reg. 26, Dép. Abd., pièces 345, 390, Khairi pacha au maamour de là sûreté à Assouan, 18 février 1876, au vékil des travaux du Chemin de fer soudanais, 23 février 1876.
PI A, AÀ., Reg, a, Arr. Abd., pièce 134, le als de Dongola à Khairi pacha, 10 dudbre 1876,
BA, A, Reg. 43, Arr. Abd., pièce 267, le moudir de Berber à Khairi paca, aë novembre 1876.
) A, A., Reg. 45, dr, Abd, pièce 65, l'ingénieur des Télégraphes du Soudan septentrional à à Khairi pacha, 11 janvier 1877; - pie 67, Salama boy à Khairi pacha, 19 janvier 1877.
(1 À, À., Reg. 83, Arr. Abd., pièce 498, l'ingénieur en chef des Télégraphes du Soudan à Khairi pacha, 12 oclobre 1875.
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direet au Dongola ( fut écartée à la suite des objections présentées par l'ingénieur en chef des Télégraphes du Soudan ©, Pour pousser la ligne jusqu'au Darfour, ce dernier demandait, en novembre 1875, qu’on lui envoyät avant le prochain kharif goo rouleaux de-fil n° 8 et goo grandes traverses, car la pose de la ligne devait se faire, dans ce pays aride, pendant la saison des pluies®}, Le 12 janvier 1876, la Maïa Sanieh s’enquit auprès de l'Administration des Chemins de fer du prix d'achat de co matériel supplémentaire V), et le 14 février 1876, le hokoumdar du Soudan, qui se trouvait À Facher, rappela an Caire l'urgence d'envoyer sur les lieux le matériel demandé pour ne pas retarder les travaux F1, Le contrat relatif à la pose des poteaux de la nouvelle ligne fut passé avec le cheikh des Arabes Hamar, établi à Om-Badr, qui se transporta avec la moitié de sa tribu à Fl-Obeiïd et s'acquitta avec succès de l’entreprise (9). Presque tous les chameaux qui se trouvaient à celte époque au Kordofan
(D A, À., Reg. a5, Dép. Abd. pièce a63, Khaïri pacha à l'ingénieur en chef des Félégraphes, 80 octobre 1895.
A. A., Reg. 34, Arr, Abd., pièce 84, l'ingénieur en chof des Télégraphes du Soudan à Khairi pacha, 14 novembre 1895; Rey. 25, Dép. Abd., pièce 347, le Cabinet du Khédive à l'ingénieur en chef des Télégraphes du Soudan, 17 novembre 1875. L'ingénieur en chef fit valoir notamment que le matériel restant ne suffisait pas pour relier la ligne du Dongola à Facher. Ce matériel, d'autre part, avait lé transporté à El-Obeïd et-à Abou Haraz, pour prolonger sans perte de temps la
‘ ligne vers le Darfour. S'il fallait, comme le preserivait le Khédive, le renvoyer À
Khartoum pour l’acheminer de fà à Dongola, il s’ensuivrait un délai que l'ingénieur chiffrait (sans doute avec exagération) à deux années,
8) À, À., Reg, 34, Arr, Abd., pièce 1 17, l'ingénieur en chef des Télégraphes du Soudan à Khaïri pacha, 28 novembre 1875. | |
(5) A, À., Reg. 11, Dép. Maïa Sanieh, pièce 25, p, 59.
(À, À., Rep. 37, Arr. Abd., pièce 227, le hokoumdar du Soudan à Khairi pacha, 14 février 1876. C’est donc à tort, semble-t-il, que M, Giegler écrivait le 1°° mars 1876 à Sir S. Baker qu'il avait tout le matériel voulu pour pousser la Jigne jusqu'à Fachor (ef. Munnay et Winre, Sir Samuel Baker, a Memoir, p. 239). M. Giegler déclarait également qu'il se disposait à immerger un câble pour relier Khartoum à Omdurman, à travers lo Nil Blanc, Cette dernière opération ne fut achevée qu'en juin 1877 (cf, A.A., Reg. 47, Arr, 4bd,, pièco 3, Salama bey à Khairi pacha, 9 juin 1877).
(5) Cf, Ensor, op, cit, p. 114,
mm à
luvent alors employés au transport du matériel Lélégraphique {, Au cours de sa mission d'inspection de la ligne du Kordofan, en août 1876, Salama bey découvril une quantité considérable de matériel qui avail été abandonné le long du parcours, ainsi qu'à Abou Gherad : if le fil ramasser el transporter au Kordofan pour servir à la ligne en construction &, On avait adopté pour celle-ci un tracé direct, plus court que la route ordinaire des caravanes, et qui traversait une région sans puits, parcourue seulement par les courriers qui se désaltérnient avec l’eau des adansonia, Laissant Abou Haraz sur la gauche, la ligne passait par Om Gamarra, Dudieh, Hou. Challota, et traversait ensuite une région inhabitée pour atteindre Frokite et se diriger sur Foga @, En septembre 1876, le moudir d'Om Chang annonçait que la ligne était installée jusqu’à mi-chemin de sa moudirieh {f, Au début de janvier 1877, le fil n'était plus qu'à 15 milles de Foga qu'il atteignit le +7 février 1877 ; le chef-lieu de la moudirieh orientale du Darfour se trouva dès lors en communication directe avec Omdurmant?, La ligne ne fat pas poussée plus loin, faute de matériel, présumons-nous. En juillet 1877, elle functionnait si bien que l'envoi des dépéches du Caire À Foga n’exigeait qu'une seule répétition à Berber #1,