‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 153 sur 176 · LA ROUTE MARITIME · texte numérisé non relu

LA ROUTE MARITIME

Enfin, parmi les moyens de communication reliant l'Égypte au Soudan, nous ne pouvons omettre de citer la route de la mer Rouge. C’est par cette voie que passèrent une bonne partie des troupes d'occupation du Darfour, ainsi que l'armée qui prit part à l'expédition d’Abyssinie. Sur le plan commercial, ki Compagnie Khédivieh organisa, dans cette mer, un service régulier de navires à vapeur qui quitlaient Suez Lous les quinze jours )

OA. A., Reg. 4o, Arr. Abd. pièce 199, Salama bey à Khairi pacha, 6 juin 1876, &) À, A., Reg. 43, Arr, Abd. pièce 149, Salama hey à Khairi pacha, à novembre 3) Départ du Aosséir le 24 décembre 1873, du Minieh le 7 janvier 1894, du Yanho le »1 janvier 1874, du Kosséir le 4 février 1874, ee... Ba,

pour Djeddah, Sonakin et Massawa, et faisaient, au retour, les mênies exeates en sens inverse, Ges navires transportaient la poste, les passagers et les marchandises. Nous connaissons déjà les raisons qui empêchèrent le commerce du Soudan de prendre l'essor auquel on se serait attendu après | “nn de ce service maritime régulier : droits de sortie abusifs prélevés à Souakm et à Massawa sur les marchandises du Soudan, nokis élevés entre ces ports et celui de Suez, taxes quarantenaires eXCesSITes imposées à certaines marchandises (ll, Les transports conmereiaux perdirent beaucoup de leur régularité au moment de la guerre d’Abyssinie,

car un grand nombre de vapeurs de la Ahédivieh furent distraits du service commereial pour concourir, avec les vapeurs d'E "État, au {transport des troupes et du matériel de guerre. Un ordre supérieur preserivit à cette époque de borner les escales en mer Rouge à Djeddah et de se contenter, en ce qui concerne Souakin et Massawa, des navires qui s'y rendaient directement en mission. Le commerce souflrit de eette mesure et les commercants de Massawa, notamment, se plaignirent de ce qu’on leur refus. faute de place, de charger leurs marchandises à Suez. L'ordre supérieur fut ensuite ruppor té pour Souakin et les bateaux-postes autorisés ü y fuire escale de nouveau, mais Massawa resta pendant quelque lemps encore exelus de la liste des relâches et les commerçants se plaignirent alors de ne plus pouvoir exporter leurs marchandises@, À la faveur de ces eirvonslances, le pavillon étranger apparut plus fréquemment dans les Échelles soudanaises de la mer Rouge ct Les tableaux du mouvement maritime de Massawa el de Souakin, que nous avons cités plus haut f, montrent Ja part importante qu'ilne tarda pas à y prendre, Aussi, en murs 1876, la Gompagnie British India songea-t-elle à établir un agent en pied à Massawa , L'apparition des navires étrangers provoqua une baisse des frets. C'est ainsi qu'en mai 1876, le vapeur Medina de la British Pndia prit, en passant à Souakin, des marchandises pour un nolis très

(+ CE supra, p, 1175 et suiv., te4o, 1941.

GA, À, Reg. 15, Arr, Maïa Sanieh, pièce 36, p. 148, l'Administration des bateaux-postes Khédivieh à la Maïa, 25 juillet 1876,

CE, supre, p. 1944, 1945,

(A, À, Reg, 38, Arr. Abd., pièce 82, Nachât bey à Khairi pacha, 22 mars 1876,

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