‹ Histoire du règne du Khédive IsmaïlChapitre 79 sur 176 · MUSCLE HET · texte numérisé non relu

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—— LA PERTE DU IAMAGÈNE. 1069 en est qu'il a quitté Kayakhor et s'est replié sur Baaraza son ancienne imnlivre. Si, malgré cela, le roi Jean n’exprime pas le désir de faire Ja paix et de conelure un traité à cet effet sa conduite nous servira à l'avenir ; elle sera an fort argument en notre faveur.» La garnison de Baaraza serait composée du bataillon arabe qui s’y trouvait déjà et du bataillon qu'on 11hit envoyer d'Égypte : le sirdar pourrait également faire venir à Massara les soldats Ghaïghié (9 qui se trouvaient à Souakin et les diriger soit sur Daaraza soit sur Senhit @),

Rateb pacha prit alors ses dispositions pour se consolider dans sa nouvelle position. Depuis le mois de mai, la place de Massawa avait été «lidement fortifiée. Le colonel Lockett avait élevé un premier ouvrage sur l'ile Taouloud à l'extrémité de la digue qui la relie au continent, et, un deuxième ouvrage sur l’île Gerrar, malgré la difficulté que l’on rencontra à creuser les fossés dans le rocher de corail dur. Ges ouvrages vonstituaient, à proprement parler, les défenses intérieures de la place. \ l'extérieur, le fort d’Arkiko, qui avait besoin de réparations, fut remis ru état 6) ; on refit les courtines, les embrasures des bastions et on recondruisil les locaux, magasins et habitations, tandis qu'aux environs de otumlo on exécutait un ouvrage pour défendre la prise d’eau (‘), Par la suite, on construisit des citernes en maçonnerie dans les ouvrages de laouloud et de Gerrar }, Lorsque ces travaux furent achevés, Lockett leva le plan de la région autour de Massawa et collectionna des spécimens

1 Le vice-roi signalait toutefois au sirdar que les Chaïghié étaient, de nature, “portés au mal».

AA. Reg. 81, Dép. Abd., pièce 450, 0.5, à Rateb pacha, a 9 septembre 1876. bès le milieu d'août, le vice-roi avait envisagé d’envoyer à Senhit les 600 soldats Llaîghié qui se trouvaient à Souakin (A.A., Reg. 30, Dép. Abd,, pièce a, Khairi pacha à Soliman pacha Niazi, 15 août 1876).

#1 C'était, d’après Lockett, un fort carré mesurant 45 mètres de côté, avec des tours d'angle. Les murs, construits en rocher de eorail et mortier, avaient 60 eenhmètres d'épaisseur et 3 mètres de haut, Une pièce rayée de 1 a livres était montée à chaque anglo,

“Cet ouvrage fut exécuté à Totumlo de préférence à Mkoullo, en raison des faalités plus grandes que la localité présentait pour la défense,

® CL rapport de Lockell au général Stone, #7 juillet (Société Royale de Géographie, Le Caire). ,

de coraux, coquillages, poissons et minéraux M. À La fin de juin 1820 élaitarrivé à Massawa, M, LIL Mitchell, géologue et ingénieur des mines envoyé par le chef d'état-major général, pour étudier la géologie et a mi. aéralogie du pays qui s'étend entre la côte de la mer Rouge et le plats abyssin }. De son côté, le lieutenant-colonel Baligh bey effectua un mnt. lement le long de la ligné joignant Gerrar À Sabargouma, via Sautr 4 Aïlet, en vue d'estimer ce que coûterait la construction d’un chemin 1e ler réunissant ces deux points 5. Un mois auparavant, deux missions avaient 616 entreprises, Prune par le colonel Field et le major Dennis qu'on avait chargés d'étudier le racé d’une route carrossable entre Mac. wa et Senhit, l'autre par le colonel Derrick qui étudia le tracé d’une vor lerrée reliant Massawa à Baaraza ), Pour donner plus de solidité à la de. fense de Massawa, Rateb pacha y affecta Les canons à longue portée quil avait ramenés de Baaraza 5), Dans ce dernier poste, il laissa le bataillon arabe, l'ordi de Kheïreddin agha et environ 4oo nafar de la tribu dr Walad Al qui faissient partie de l’ordi de Aly Kachef (®, Il manda pr. lement à Massawa les Ghaïghié qui se trouvaient à Souakin, en vue de br

(3 Le général Stoi.c tira parti des notes prises par le colonel Lockelt au cours ile sa campagne, dans une communication qu'il fit à la Société Khédiviale de Géoyrs. phie le g avril 1880 (Cf. Bulletin n° 9 et 10, août et novembre 1880, p. A3 à 5b. La topographie et la géographie du pays compris entre la cûte de la mer Rouge et le plats abyssin).

CE. Report on the Seizure by the Abyssinians of the Geological and Mineraloirsl Reconnaissance Expedition, by 1.11, Mitchell, le Caire 1878. M, Mitchell fit une recounaissance complète de la ligne joignant Massawa à Goura et examina de nombreu: points situés à droite et à gauche de cette ligne, accroissant par 1 considérablement la connaissance que l’on possédait déjà sur cette région, non seulement en re qu concerne sa structure géologique, mais aussi sa topographie.

® Baligh bey partit de Massawa le 4 juillet 1876 ot y rentra le 18 du même moi, après avoir achevé sa mission,

% CE, rapport de Lockett à Stone, 27 juillet 1876 ; Dve, op. eit,, p. 467 ; A4 Reg. 29, Dép. Abd., pièce 8a, O. S. au sirdar, aa mai 1876.

AA, Reg, a, Arr. Abd, pièce a, le sirdar à Khairi pacha, 23 septembre

® Dès que le bataillon annoncé serait arrivé d'Égypte, le sirdar comptait rappeket de Baaraza los soldats irréguliers et les envoyer à Senhit rejoindre Aly Kachef et «ei gens,

«nvoyer à Senhit (, H voulait, en renforçant la garnison de cette place, dtourner Pennemi de Pidée de reprendre le Hamacène @, Laissant enfin le rommandement de la place de Baaraza à Osman pacha Rifki, le sirdar rutra à Massawa le 27 septembre (},

A son arrivée dans cette ville, le sirdar constata que Lous les typhiques waient été mis en quarantaine ; leur nombre s'élevait à 537 (1), On crut an instant à une amélioration de l’état sanitaire 5), mais, le 1°* octobre, le nombre des malades dans les deux bataillons soudanais s’éleva à 594. Qu n'avait pu donner aux troupes Palimentalion requise, car les proviions demandées n'avaient pas été envoyées d'Égypte (9), Déduetion faite des malades, des sous-ofliciers et des ombachis, il ne restait, de ces deux bataillons, que 526 soldats qui avaient d’ailleurs été hospitalisés une, deux et même tois fois ; tous étaient déprimés, fatigués, impropres au service M, Les soldats basingher, arrivés avee Osman pacha, avaient été srsés dans les bataillons soudanais ; incapables de s’astreindre au service militaire, un grand nombre d’entre eux désertèrent #) ; on les vit même s'enfuir de l’hôpital ; leur mauvaise conduite et eur désertion constituaient une cause de désordre ; le sirdar décida de désarmer les 172 basingher qui

1 Ces soldats, au nombre de 568, furent embarqués à Souakin le 29 septembre sur le Samanoud, ainsi que les 42 chameaux que le vékil de cette place avait pu se procurer (À.A., Reg. La, Arr, Abd., pièce 58, le vékil des travaux du gouvernorat de Souakin à Khairi pacha, 29 septembre 1896). Le Samanoud revint à Massawa le 1oetobre (A,A., Reg. ho, Arr, Abd., pièce 73, Niazi pacha à Khaïri pacha, » oelobre 1876).

“A A., Reg. 4a, Arr, Abd., pièce 22, le sirdar à Khairi pacha, 26 septembre 1876,

1 AA, Reg. 4e, Arr, Abd., pièce 87, Niazi pacha à Khairi pacha, a7 septembre 1876. À son arrivée à Massawa, le sirdar demanda de l’avancement pour le binbarhi d'état-major Dulier, dont il loua grandement les services (A.A., Reg, 4o, Arr. Ju,, pièce 54, le sirdar à Khairi pacha, 27 septembre 1876).

% AA., Reg. 4e, Arr. Abd., pièce 53, le sirdar à Khairi pacha, 28 septembre- 1876,

AA, Reg. {o, Arr, Abd., pièce 43, Niazi pacha à Khairi pacha, a7 septémbre

% AA, Rog. 4o, Arr, Abd., pièec 68, le sirdar à Khairi pacha, a octobre 1876,

% AA, Reg, 42, Arr. Abd., pièce 80, le sirdar à Khairi pacha, 4 octobre 1876,

Cf, supra, p. 498 à 500.

restent el les mil sur une barque mouillée dans le pot de Massiwa, er, attendant de les rapatrier (}, Quant aux Chaïghié, mandés de Souakin, un s'aperçut à leur arrivée qu'ils possédaient en tout et pour tout, om armement, 200 fusils à un coup, sans cartouches ni munitions. Le sirdar les leur retira et leur fit délivrer des fusils à capsule ; ces hommes étaient des cavaliers et non des fantassins ; ils ne voulaient pas de fusils Romingiou et réclamaïent des chevaux et des carabines } ; comme ils manifeslaient de la répugnance à se rendre à Senhit à pied, le sirdar les garda provis. rement à MassawaW, Rateb pacha imspeeta ensuite l'ordi du sersawari A Kachef, 84 soldats furent reconnus inaptes au service et le sirdar décida de les renvoyer au Caire. L’eflectif de cette unité, présent à Massawa li}, s'éle. vait à 741 hommes, dont 5 11 Arabes et 230 Turcs. Rateb pacha décida de les faire partir, dès le lendemain, pour Senhit et donna aux cavaliers de l'ordi, privés de montures, les chevaux et les bœæufs qui restaient des envois du Gaire (5), Alaeddin bey, qu’il avait mandé d'urgence de Massawa, y arriva le 28 septembre. Le sirdar lui fit part des mesures qu'il avait prises pour le renforcer ef lui donna Îles instructions nécessaires en vue de la défense de Senhit. Alaeddin bey signala alors qu'il lui serait très diflicile de nourrir toutes les troupes qu’on lui envoyait, en raison de la pénuri» de vivres dont il souffrait, et il suggéra de charger la tribu des Ghoukrié, qui était riche en chameaux et habitait un pays où le doura abonde, du soin d’approvisionner Senhit (9,

L'activité fébrile déployée par le sirdar était motivée par les nouvelles reçues d'Abyssinie. Vers le milieu de septembre, en effet, le roi Jean avait fait battre les tambours À Adoua et donné à Choulga Aloula et au ras Buriou l’ordre de se tenir prêts À marcher sur le Hamacène, Rateh parha

(3 A.A., Reg. a, Arr. Abd., pièce 79, le sirdar à Khairi pacha, a octobre 1876.

+ AA, Rog. ha, Arr, Abd., pièce 91, le sirdar à Khairi pacha, 5 octobre 1836.

(1) AA. Rog. Lo, Arr, Abd, pièce 8, le sirdar à Khairi pacha, & octobre 1876.

#) Nous avons vu que 4oo hommes de ect ordi avaient été envoyés à Baaraza.

1 AA, Reg. Ha, Arr, Abd., pièce 5a, le sirdar à Khairi pacha, 27 seplembre 1876,

1 A.A., Reg, 4o, Arr, Abd. pièec 56,1e sirdar à Khairi pacha, 29 septembre: 876. La Maïa Sanieh transmit immédiatement des ordres en conséquence au hokoumdar du Soudan (A.A., Reg, 31, Dép. Abd, pièce age, Khairi pacha au sirdar, 1° 0 tabre 1876).

doutait que Walad Mikaïl pût leur résister et pensait qu'à leur approche il prendrait la fuite (9, Le Khédive lui demanda alors si, en fournissant de l'argent à Walad Mikaïl, ce dernier ne pourrait réunir assez de soldats pour faire face à l'attaque . « Si nous étions sûrs de cela, répondit Je rdar, nous n’aurions pas hésité à l'aider financièrement. Nous savons que Walad Mikaïl a une âme basse et un natuvel égoïste. Quelle que soit l'aide financière que nous lui donnerions, elles ne sera pas versée aux jens pour gagner leurs sympathies et les rallier à lui; au contraire, il jurde Loutes les sommes qu’on lui donne pour satisfaire ses propres besoins. Si certaines personnes se rallient à lui, il les entretient grâce au pillage et au banditisme. Ïl est notoirement connu, parmi les Abyssins, que lorsque les ras n'arrivent pas "à entretenir leurs soldats, ceux-ci se ispersent.… Si l’on suppose qu'on aide Walad Mikaïl avec la plus grande somme d'argent possible, ce dernier ne se départira jamais de ses habitudes el epntinuera à piller les habitants. Notre aidé sera alors vaine, Comme il s'est placé sous la protection de notre gouvernement, il ne convient pas de l’abandonner en présence de l'ennemi. Des instructions lui ont été données pour qu’au cas où il serait attaqué par les ras, il maintienne ses positions autant que possible et que, s’il croit qu'il ne peut plus résister dans ses positions, il se replie d’une localité à la suivante jusqu’à ce qu'il atteigne Senhit, où il se réfugiera 6},» Pour en finir avec Walad Mikaïl, le roi Jean constitua deux forces ; l’une commandée, par le ras Areya, le ras Bariou et Ghoulga Aloula, s’ébranla le 24 septembre et prit la route de” l'Okulé-Kouzaye en vue d'attirer l’attention de Walad Mikaïl ; pendant ce temps, une deuxième force commandée par dedjaz Maro, dedjaz Qubié et Ibn Imam, fs de feu dedjaz Haïlou, et comprenant un grand nombre de soldats du roi, quitta secrètement (M Gundet le 27 septembre et pénétra

AA, Reg, 4a, Arr, Abd., pièce 1a1, le sirdar à Khairi pacha, a3 septembre. 1896. |

M AA, Reg. 31, Dép. Abd., pièce 267, Khairi pacha au sirdar, 24 septembre 1876,

AA, Reg. 4a, Arr, Abd, pièce 21, le sirdar à Khairi pacha, 26 septembre

Les caravanes et les voyageurs rencontrés en cours de raute furent arrêtés de “anière à ne pas ébruiter le mouvement des troupes,

Hist, du règne du Khdd, Ismaïl, t UL, 68

dans le Hamacène dans li nuit du 28, en vue de couper la retraite à M. Jad Mikaïl et de s'emparer de sa personne. Quand Walad Mikaïl S'apereut de cette ruse, il prit la fuite dans la direction de Senhit, Lorsque les Ab. sins arrivèrent à Tsazéga, ils perquisitionnèrent partout dans l'espoir de mettre la main sur lui, mais ils ne Le trouvèrent pas ; ls Drlèrent alors [, localité, La force venue de Gundet se divisa ensuite en trois groupes : |, premier alla camper à Asmara, le deuxième à Wakidba, relié à Senhit pur la route, le troisième À Kazen, localité sise entre Asmara et la route de Senhit ; chacun de ces villages défendait un défilé montagneux. Quant à la première force, elle ne quitta pas l’Okulé-Kouzaye ; mais le ras Arrya se rendit à Goura et s’y installa M. La fuite de Walad Mikaïl fut si raputr qu'il devança d’un jour le retour d’Alaeddin bey à Senhit ; il y arriva b 3 octobre, amenant avec lui 3.000 personnes, dont la moitié portaient des armes ; le reste était composé de garçons et de domestiques ; 5ov na far furent détachés à la garde des bestiaux que le chef ahyssin envoya pu. turer à Mensa ().

Ainsi moins de trois semaines après que son armée eut quitté Kayakhor, le Khédive voyait son allié chassé du Hamacène, province qui n'avail ressé de faire l'objet de ses ambitions, De plus, le retour des troupes du ru Jean dans ce territoire menaçait de nouveau les frontières égyplieanr, pour la défense desquelles le vice-roi avait, dix mois plus tôt, mis en œunrre un si puissant armement.

Le 6 octobre 1876, le Khédive fit-savoir à Rateb pacha que le prinre Hassan avait assumé les fonctions de sirdar de l’armée égyptienne et qu'il le nommait en conséquence son aide de camp en chef. « Je suis salisfnit de vos services, lui écrivit-il, et vous exprime mon admiration. F'appréeie tout particulièrement le zèle que vous avez déployé au cours de eetir

(AA, Reg, Aa, Arr, Abd., pièce 84, le sirdar à Khairi pacha, 4 octobre

O AA, Reg. 40, Arr, Abd. pièce 96, Alacddin bey à Khairi pacha, recu Îr 6 octobre 1876,

CS perte. Vous viendrez jet après que li question d’Abyssinie aura été répire. J'espère que ce sera prochainement, avec l’aide de Dieu 1,» Sirdar de l’armée égyptienne ou aide de camp en chef du Khédive, la trhe de Rateh pacha est la même ; 1 ui faut désormais protéger contre les attaques du foi Jean les frontières égypliennes, ainsi que Walad Mi- Laïl qui s'est réfugié à Senhit. Ge dernier est si peu rassuré qu'il ne veut mème pas demeurer à Keren et demande à Alaeddin bey la permission de enfoncer dans intérieur du pays pour être à Pabri de toute atteinte, L'arrivée de cet hôte imprévu et de ses soldats complique encore la question des vivres à Senhit ; outre le doura nécessaire à l'alimentation de l'ordi de Aly Kachef qu’on lui envoie en renfort, Alacddin bey devra désormais nouvrir Walad Mikaïl et ses hordes faméliques ; il télégraphia en conséquence à Khartoum pour demander à la hokoumdaria de lui envoyer d'urgence 2.000 ardebs de doura F1, - On apprit bientôt que le roi Jean dirigeait en personne l’armée du Hawacène et qu'il se rapprochait de Ja frontière égyptienne avec lintention d'attaquer Senhit. Alaeddin bey fit aussitôt rentrer la garnison dans le fort et le mit en état de défense 5). Le sersawari Aly Kachel arriva heureusument à Senhit dans la nuit du 5 au 6 octobre avec 3 10 hommes, et le complément de sa troupe, soit 450 hommes, fit son apparition deux jours plus lard. Le 6 octobre, on apprit à Senhit que les Abyssins avaient traversé la frontière égyptienne et ne se trouvaient plus qu’à deux heures et demie de distance de la place, qu’ils avaient brûlé sur leur passage les localités habitées par les Arabes, tué et pillé les gens rencontrés en chemm «t que le reste de la population avait pris la fuite. Au cours de la nuit qui suivit, Walad Mikaïl et Azkadoum Walad Farrach, jugeant que le fort égypüen n'était pas en état de résister à l’armée du rot Jean, disparurent. Walad Mikaïl comptait se rendre chez les Marea noirs (0) et au pays de

AA, Reg. 31, Dép. Abd. pièce 318, O. S. à Rateb pacha, G octobre a Reg. ho, Arr, Abd., pièce 96, Alacddin bey à Khairi pacha, 6 octobre An Reg. 4e, Arr, Abd., pièce 101, Aladdin bey à Khairi pacha, 7 octobre de cette population, ef. t, TIF, 1°* partie, p, 47.

Halhal, distant d'un jour et demi de marche de Senhit; Walad Farrarl, prié la direction de Bakwa, loeulité située à cinq heures de distaner de Keren Ut), |

En apprenant ces graves nouvelles, le Khédive prescrivit à Aleddia be de ramener à l'intérieur du territoire les Arabes qui habitaient sur 1: frontière @ et télégraphia à Rateb pacha d'abandonner le poste de Baara. za, s'il ne le Jugeait pas suffisamment fortifié pour résister à une attaque. et de ramener ses troupes à Massawa M). « Tout ce que nous désirons, ajoutait Je vice-roi, est d'éviter tout litige pour ne pas empirer la situation el nous mettre dans l’obligation d'envoyer des troupes ft.» Rateh pach, n'aurait pas demandé mieux que d'abandonner Baaraza, mais quoique depuis son retour à Massawa, il eût fait transporter peu à peu les muntions qui s’y trouvaient accumulées, il en restait encore une grande quan. lité sur place, e£ comme il avait donné goo chameaux à Aly Kachef pour transporter ses gens à Senhit, Les animaux de charge lui manquaient pour déplacer rapidement le restant des munitions. Force était donc de von. server ce poste et deux compagnies de sapeurs y furent envoyées pour en améliorer les défenses. Par ailleurs, si le roi Jean attaquait Massava, comme on lui en rrêtait l'intention, Rateb pacha ramènerait dans Ja ville les malades des deux bataillons soudanais qui se trouvaient à Mkoullo. « Notre plus grand ennui en pareil cas, écrivait-il au Caire, serait l'eau, car elle se trouve loin de Massawa et il sera facile à l’ennemi de la couper ; de notre côté, il sera difficile de défendre les puits à cause de leur éloignement(),» Le vice-roi se décida alors à faire partir d "Égypte le bataillon

(1) A,A., Reg, Aa, Arr. Abd. pièces 110,114, Alaeddin bey à Khairi pacha, 7 oc. tobre 1876.

Gr A.A., Reg. 31, Dép. Abd, pièee 386, Khairi pacha à Alaeddin bey, 8 octobre

8%) La garnison de Baaraza comprenait, on l'a vu, un bataillon régulier, l'ordi de Kheireddin agha et 4 oo Arabes de l'ordi d’Aly Kachof, le tout pa sous les ordres d'Osman Rifki pacha.

OA A., Reg, 31, Dép. Abd., pièce 327, Khairi pacha à Rateb ie 7 octobre

O1 AA, Reg, 4a, Arr. Abd,, pièce 514, Rateb pe à Kbairi pacha, 7 oclobre 1876,

>. LA FIN DE L'EXPÉDITION. 1077 qu'il avait promis au strdar un mois plus tôt. Gette unité devait être suiie deux jours plus tard d’un deuxième bataillon 1),

Le 8 octobre 1876, une patrouille de cavalerie, commandée par un Loulouk-aghassi, sortit de Senhit et rencontra un détachement de 200 : Abyssins à une heure et demie de distance de la place; craignant une embuscade, le koulouk-aghassi se replia . Au coucher du soleil, arriva au fort un émissaire du roi Jean qui portait une lettre de son maître pour l'interprète du gouvernement Walad Mariam. Dans cette lettre, le roi disait qu'il venait « content», avec ses soldats, « dans le but de vair son payss, « qu'il agissait en toute sincérité et que si quelqu'un ne le croyait pas, on n'avait qu’à le considérer comme un menteur ().» L'émissaire conlirma à Alaeddin bey la présence du roi à l’intérieur des frontières égyptivnnes cl ajouta que ses soldats étaient dispersés dans des régions distantes d’une heure et demie de marche de Senhit ), Mis au courant des faits, le sirdar pensa que cet émissaire n’était qu'un espion, chargé de reconnaître les forces égyptiennes et il donna à Alaeddin bey l’ordre de l'arrêter 6, Les renseignements recueillis directement au Hamacène ne confirmaient d’ailleurs pas que les intentions du roi fussent aussi bénijnes qu'il voulait bien le dire. [ était arrivé à Bitagok, localité située à proximité de Senhit et sur le parcours de la ligne télégraphique ; de là, il comptait se rendre à Halhal, en laissant Senhit sur sa gauche, afin de poursuivre Walad Mikaïl partout où il se trouverait, et même, s'il le fallit, jusque dans la province du Taka (9,

1 AA., Reg. 31, Dép. Abd, pièce 333, O. S. à Rateb pacha, 8 octobre 1876. Un de ces los arriva à Massawa à bord du Neguileh le 16 octobre et du Kosseir le 18 octobre 1876.

% A.A., Reg. La, Arr, Abd, pièce 194, Alaeddin bey à Khairi pacha, 8 octobre

Pl Tl'existe dans les Archives d’Abdine, Carton 19, document 149, une lettre lu roi adressée à Ato Walad Mariam et datée du 10 Tout 1869, correspondant au 19 septembre 1876 ; son sens est toutefois entièrement différent,

AA. Reg, Lo, Arr, Abd., pièce 139, Alaeddin bey à Khairi pacha, 8 octobre 1876,

9 AA. Reg. 4a, Arr. Abd., pièce 133, Rateb pacha à Khairi pacha, g octobre 876.

AA, Rog. 4a, Arr. Abd., pièce 137, Rateb pacha à Khairi pacha, 10 octobre 1876,

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