l la déchi
cela, il la déchira en deux morceaux ; que re : mais
-*- Je roi en
le roi en demeura tout étonné, etlui dit en ^ une
autre.
colère : Comment, je crois que vous êtes fou; et qu'il lui répondit : II est vrai , Sire jje suis fou; et je voudrois Vétre si fort , que je le fusse tout seul en France : qu'au sortir de la galerie, le roi entra dans son cabinet, et demanda une plume et de l'encre , et qu'il croit que c'étoit pour en récrire une autre. Quoi qu'il en soit, cette promesse causa bien de l'embarras depuis ;
suit
ment
2g8 HISTOIRE
1600. car la demoiselle la voulut bien faire valoir, comme nous dirons.
ii^pour- ^u même temps que le roi poursuivoit d^!ona *a dissolution de son premier mariage à quîs^tdë R°me> ilfaisoit aussi instance envers le saint saïucc . p^re ? (jQ^| e£lt ^ vj^er je différend de la
restitution du marquisat da Saluées , dont la décision lui avoit été déférée par le traité de Vervins.
(>m- Pour bien entendre ceci, il faut savoir que ce marquisat étoit un fief mouvant du
SHl lui * 1 • r \ . 1 r •
an,;arte- Daupnine , duquel le roi François Ier s etoit ressaisi par droit de reversion, faute d'enfants mâles dans la succession des seigneurs Com- qui le tenoient. Or, en i588, durant les
ment le * '-
duc de Etats de Blois, le duc de Savoie ayant avis
Savoie ....
s'en étoit que îa ligue se rendoit la plus forte en
emparé. * ' . k
France, et qu'apparemment cette monarchie s'alloit démembrer, s'empara de ce marquisat, sans avoir aucun sujet de querelle. Il pallia seulement cette usurpation de ce beau prétexte , qu'il ne s'en saisissoit que de peur que Lesdiguières ne s'en emparât, et que, par ce moyen, il n'établît le huguenotisme au milieu de ses terres. On par- Sept ans après , savoir l'an i%5 , le roi
commo- étant allé à Lyon , après le combat de Fondement. •* * *
taine-Françoise, le duc , <jui prévoyoit bien »6co. qu'il voudroit ravoir le marquisat , lui fit **« roi proposer quelque accommodement pour *e i«u cette pièce. Le roi offrit de la donner à un» [oi e* de ses fils pour la tenir à foi et hommage , seavec quelques autres conditions ; mais le duc la demandoit sans aucune dépendance, et ainsi cette négociation fut rompue.
Nos ambassadeurs traitant la paix gêné- Par ]c raie à Vervins , ne manquèrent pas de re- veryint" demander instamment la restitution de ce ■£ r|j™* fief. Ceux du duc qui y assistèrent allé- ï^rbî- à guèrent, en faveur de leur maître, que cette *■**• Ja pièce lai appartenait, comme étant un fief mouvant de Savoie , et qu'il avoit plusieurs titres essentiels pour prouver cette mouvance , lesquels il falloit voir pour vider ce différend avec connoissance de cause. Or il eut fallu bien du temps pour les faire venir de Savoie ; et le nonce du saint Père pressoit fort la paix, de peur qu'il n'arrivât, durant ces remises , quelque accident qui la reculât. Tellement que, pour ne la point retarder, on jugea à propos de remettre au pape la décision de cette affaire, à la charge qu'il la termiiieroit dans un an .
Les François, durant ce temps-là, sol-
1600. Iiciterent fort à Rome pour la faire vider. Les Savoyards ne se défendirent qu'à l'extrémité , et seulement de peur de perdre leur cause par défaut. Les uns et les autres produisirent leurs titres : ceux des François étoient fortifiés d'une possession paisible de plus de soixante ans , qui é toit plus que suffisante pour acquérir prescription. L'année étant expirée , le pape demanda au roi une prolongation de deux mois , pour pouvoir rendre sa sentence arbitrale, et que cependant le marquisat seroit mis en Pour- séquestre entre ses mains. Le roi y con— ce^ueie sentit volontiers ; mais le duc entra en dédéporte6 fiance que le pape ne le voulut avoir pour titrage!^ un de ses neveux : tellement que son ambassadeur lui ayant témoigné cette défiance, le pape se déporta de se plus mêler du dépôt ni de l'arbitrage.
Le duc s'imaginoit qu'il n'avoit qu'à
^cduc i ■-■«>■; vi
tiesavoie pousser le temps avec 1 épaule , et qu il ar-*
ne vou- . . . .
îoit que nveroit, ou que les François s ennuierOient
gagner le . .
temps, de poursuivre cette affaire , ou qu il en surviendroit quelque autre plus importante , qui détourneroit les pensées du roi ailleurs. De plus, comme il y avoit encore plusieurs esprits mélancoliques qu'on n'a-
voit pu guérir de cette opinion , que le roi l6o°étoit toujours huguenot dans l'âme , et avec cela quelques ennemis cachés et dangereux , de sorte qu'il n'y avoit point d'années qu'il ne se fit plusieurs conspirations contre sa vie , il se pouvoit faire qu'il y en auroit enfin quelqu'une qui réussiroit. En effet, cette année-là on en avoit découvert trois , dont celle qui fit le plus de bruit fut d'une femme, qui alla offrir au comte de Soissons de l'empoisonner; mais le comte la déféra, et elle fut brûlée toute vive en Grève.
Afin donc de gagner du temps , il désira n veut
T • 17, i . a - venir en
de venir en France lui-même, ayant si France
b. • n . i conférer
onne opinion de son esprit et de ses ruses, avec le
qu'il s'assuroit d'obtenir du roi ce marquisat en don, ou du moins prétendoit faire de telles propositions , et d'employer tant d'artifices, qu'il se passeroit plus d'un an avant qu'on les pût démêler. Il disoit que son ambassadeur lui avoit mandé qu'il avoit entendu dire au roi que s'ils étoient ensemble ils videroient bientôt ce différend à l'amiable , et que c'étoit cette bonne parole qui l'avoit embarqué en son voyage : mais plusieurs soupçonnoient, avec appa-
roi.
160». rence, qu'il le faisoit à dessein de gagner
quelques gens dans le conseil du roi ; de
sonder les affections ; de remarquer et de
réveiller les mécontentements ; de jeter des
semences de corruption et de division, et de
renouveler les intelligences qu'il pouvoit
Quels aY0ir a la cour. D'autres s'imaginoient qu'il
lubies ^to^ mal-"content de l'Espagne , parce que
tnotirs de Philippe IL ayant donné les Pays-Bas en dot
ce vo va— * jt ' «/ , %J
se- à sa fille puînée , n'avoit laissé à son aînée ,
femme du duc , qu'un crucifix et une image de Notre-Dame. D'ailleurs, il avoit en efljet reçu quelques déplaisirs des ministres d'Espagne ; et il faisoit courir le bruit, soit qu'il fïit vrai ou non, qu'il avoit entrepris ce voyage sans en rien communiquer à Philippe ÏII son beau — frère. Enfin chacun en jugeoit à sa fantaisie: et peut-être que pas un ne devinoit le secret de ses pensées , n'y ayant jamais eu prince moins pénétrable et plus caché que celui-là. Aussi disoit-on de lui, que son cœur étoit couvert de mon-* tagnes , aussi bien que ses pays : c'est qu'il étoitbossu, comme la Savoie est toute montueuse.
Son tr,.in II voulut amener ua train qui marquât son rang et sa puissance. Il avoit douze cents
DE HE NRI - LE-GRAND, 3o3
chevaux; mais tous ses officiers étoient '^o, vêtus cle deuil , à cause de la mort de sa femme; ce que plusieurs des siens prirent à mauvais présage. Le roi, désirant le re- Le rcli cevoir selon sa dignité, -ordonna aux villes tien re-
° y cevoir
et aux gouverneurs de lui rendre tous les partout, mêmes honneurs qu'à sa propre personne.
Il descendit à Lyon par la rivière du Vt (>adse Rhône , et y fut reçu par La Guiche , gou— par i}0ii verneur de cette ville. Mais le chapitre de Saint-Jean ne lui donna pas la place de chanoine et comte de cette église, parce qu'il ne possédoitpîus la comté de Yillars, en vertu de laquelle les comtes de Savoie y a voient été reçus autrefois; joint qu'il n'avoit pas ses titres , et qu'il ne vouloit point se donner le temps d'y faire preuve de sa noblesse , dont ce chapitre-là ne dispense qui que ce soit que nos rois.
De Lyon il vint à Rouanne , descendit Arrive
par eau a Orléans , et puis en poste à Fon- taine-
• , , . . - bleau> (,ù
tamebleau , où étoit le roi. Il y arriva le étoit te
2.0e de décembre, courant avec soixantedix chevaux. D'abord, pensant acquérir de s™ la confiance auprès de lui, il se plaignit p°»« g »hautement des Espagnols, lui découvrit, d'abord ou feignit de lui découvrir ses plus secrètes Ea?c« d«
3o4 HISTOIRE
i6>3, pensées, et un dessein qu'il avoit de les chasser d'Italie. Il lui dit ses amis , ses moyens et ses intelligences pour cela. Il voulut lui faire croire qu'il lui ouvroit son cœur, qu'il étoit tout François , et qu'il désiroit s'attacher aux intérêts de la France Qui esl sans réserve. Le roil'écouta avec attention, ifcaeîuff et Ie remercia de ses bons sentiments; mais après tout, il finit par là : Je suis tVavis que nous vidions premièrement les affaires que nous avons ensemble, puis nous parlerons du reste. Trois jours après, le Eti'amè- roi s'en alla a Paris , où ils dévoient parler
ne à Pa— ■*■
ris- plus amplement du sujet qui l'avoit amené en France.
Sur cela commença la dernière année du
Oaver- *
ture du quinzième siècle , que l'on comptoit 1600 , ceruenai- célèbre par le jubilé centenaire qui s'ouvrit
re à Ro- * ' L
me- à Rome. Il s'y trouva vingts-quatre mille François , les uns mus de dévotion, les autres de curiosité , entre lesquels il y avoit bon nombre de huguenots, qui étoient allés voir cette grande cérémonie. Ils le pouvoient avec toute liberté; car, durant l'année du grand jubilé, l'inquisition cesse à Rome , où d'ailleurs elle est bien moins rigoureuse qu'en Espagne. Le duc de Bar se
DE HEN1U-LE-GRAND. 3o5
trouva en habit inconnu à cette ouverture : lGo°* il y étoit allé pour demander la dispense de son mariage et l'absolution au saint Père; il obtint l'absolution en la manière que le cardinal d'Ossat le dit dans ses lettres : mais quelque grande que fût sa soumission, il ne put pour lors obtenir la dispense ; elle ne lui fut accordée qu'à trois ans de là , et même elle n'arriva que quelques jours après que sa femme, madame Catherine, fut morte.
Le commencement de cette année vit le Grandes
, t t c, -, démons-
roi et le duc de oavoie vivre avec tant de tiations
, 1 7 . . , d'amitié
privautés et tant de preuves d amitié, qu on entre le
a ? ? • » a. roi et le
eut cru que ce n etoit qu un même cœur. duc. La civilité et la courtoisie françoise obligeoient le roi de faire toute sorte de bons traitements au duc ; et le désir qu'avoit le duc d'obtenir de lui le marquisat le portoit à une extrême complaisance , et à chercher tous les moyens de se rendre agréable h un si grand roi. La cour de France avoua qu'elle n'avoit jamais vu de plus parfait courtisan, les dames, de plus agréable galant ; les officiers du roi et des grands , de prince p*lus libéral. Il sa voit se conduire de telle sorte auprès du roi , qu'il ne faisoit
3o6 HISTOIRE
j6oo. ni le compagnon ni le valet; et s'il vouloit Com- bienparoître inférieur en grandeur, il s'ef-
ment le * O 7
duc vi- forcoit de paroître supérieur en générosité
v.utavtc * ' * ■*■ °
le roi » et en libéralité. Il donnoit à pleines mains , adr?"e. » mêine aux principaux de la cour. Le roi
ses hbe— J- I
rainés. jeur permettoit d'accepter ses présents , et .Le roi (je son cot^ en donnoit de fort grands au
l'ait tou- O
de Tous ^UC* ^ Ie traitoit et le faisoit traiter par les
inenuT principaux de sa cour , et tous les jours lui
faisoit voir quelque nouveau sujet de di-
iiiû fait vertissement. Entre autres choses , il dévoir son ,.. „ .
parie- sira au il vit s on parlement , que nos rois
ment, où , . ,
iisenien- ont toujours montre aux princes étrangers der une comme un abrégé de leur grandeur, et le
cause. . ,, . ,,., , 1? ,
lieu ou leur majesté réside avec plus d eclat. Ils se mirent ensemble dans la lanterne de la grand' chambre , où ils entendirent avec ravissement plaider une cause fort singulière , qu'on avoit choisie exprès , et prononcer l'arrêt par Achille de Harlay, premier président , personnage si grave et si disert , que tout ce qui sortoit de sa. bouche sembloit sortirde celle de la justice même.
^ reiâ- ^ ny av°iï point de civilité ni de cour— poumon to^sie <{ue Ie r°i ne fi* au <luc 5 niais , après Taat!qui" tout> il ne serelâchoit point pour son mar-
DE HENRI-LE-GRAND. 5oj
quisat. Le duc tournoit l'affaire en toutes *6oo. sortes de sens : tantôt il ofFroit de le tenir *f duc
tache en
en hommage de la couronne ; tantôt il pro- pn <*e posoit au roi de grands desseins sur le Mi- n« le
A o change»
lanois et sur l'Empire ; tantôt il mettoit sur le tapis le plan d'une puissante ligue pour détruire l'Espagnol en Italie; mais le roi étoit trop habile pour prendre le change ; il répondoit qu'il n'avoit point d'ambition de conquérir le bien d'autrui, mais seulement de recouvrer le sien ; qu'il ne vouloit point parler de cette affaire avec îe duc , et qu'il falloit remettre cela à leur conseil. En effet, ils nommèrent quelques personnes qui en conférèrent ensemble ; mais ceux du roi insistant toujours à la restitution, et le duc tâchant de s'en exempter , on ne conclut rien.
Toutes espérances étant donc manquées au duc de pouvoir rien obtenir , il ne perdoit pas courage pour cela, mais il se fioit en des intelligences secrètes qu'il avoit nouées avec quelques grands de la cour, particulièrement avec le duc de Biron. Plusieurs croient qu'il commença pour lors à le débaucher , et qu'il se servoit pour cet effet de l'entremise d'un nommé Lalfin ,
3o8 HISTOIRE
1600. gentilhomme bourguignon, de la maison N'y pou- de Beauvais La Nocle, mais le plus perniréussir , cieux et le plus traître qu'on eût su trouver
on croit ti /• * * ' * T
quM tra- en toute la rrance. 11 taisoit métier de pordébau- ter et rapporter les paroles de part et d'au-
clier Bi— . - . . 1 . ,
ion par tre. Le roi le connoissoit bien ; et sachant mise de qu'il voyoit Biron bien familièrement, il eut la bonté de dire plus d'une fois à ce maréchal ? Ne laissez point approcher cet homme-là de vous; c'est une peste , il vous perdra.
Le duc savoit que Biron aimoit le roi , pour ce qu'il l'avoit élevé aux plus grandes dignités de son royaume , et que ce prince l'honoroit aussi de sa bienveillance. Il falloit donc lui faire perdre cette affection , pour le rendre capable de quelques mauvais desseins.
Biron étoit sans doute brave et vaillant
Biron
devient -au dernier point , mais si enflé de sa bra—
insup— x
portable voure qu'il ne pouvoit souffrir que personne vanité et s'égalât à lui . Depuis la paix de Vervins ,
fanfaron- ° ...
neries. n'ayant plus rien à faire , il vantoit sans cesse ses belles actions : à son dire , il avoit tout fait , et il s'enivroit tellement de ses louanges , qu'il mettoit sa vaillance audessus de celle du roi. Il croyoit qu'il lui
Belleet înipor—
DE HENRI-LE-GRAND. 3o()
devoit sa couronne; qu'il ne lui pouvoit 1600. rien refuser , et qu'il alloit le gouverner ab- ii s' ™-
, n r . , . timoit
solument. Ces ranraronneries ne plaisoient plus que
.-, ^.a -, . , r le roi t
point au roi ; il se tacnoit que son sujet s e- lequel en galat a lui en valeur , et plus encore qu il dégoût. eût la présomption de le vouloir gouverner , lui qui avoit dix fois plus de cervelle et de bon sens que ce maréchal.
C'est certes une noble ambition, et qui non-seulement sied bien , mais qui est tout- lfnt.e à-fait nécessaire à un roi , de croire qu'il n'y a aucun de ses sujets qui vaille mieux que lui. Quand il n'a pas cette bonne opinion de soi-même , il ne manque point de se laisser conduire par celui qu'il croit plus habile homme, et par là il tombe aussitôt en captivité. Ainsi, dût-il se tromper, il faut qu'il s'estime toujours plus capable que tout autre de gouverner son royaume. Je dis bien plus : il ne sauroit se tromper en cela, d'autant qu'il n'y a personne plus propre que lui à régir sonEtat; Dieu l'ayant destiné à cette fonction , lui et non pas un autre, et les peuples étant toujours disposés à recevoir les commandements lorsqu'ils sortent de sa bouche sacrée.
Henri-le^Grand avoit donc pris quelque
fait
3lO H ISTO I RE
1600. dégoût du maréchal de Biron, à cause de sa vanité ; de sorte que le duc de Savoie lui louant un jour les belles actions et les grands services des Biron père et fils , le roi lui répondit qu'il étoit vrai q u'ils Vavoient bien servi) mais qu il avoit eu beaucoup de peine à modérer V ivrognerie du père et à retenir les boutades du fils. Le
Le duc duc recueillit ces paroles, et les fit rappor-
rap-
oj ter à ter par Laffin à Biron , lequel , touché en la quelques partie la plus sensible , s'emporta là-dessus
paroles , , 1
désavan- a cent extravagances ; et ayant perdu le du roi. respect , perdit ce qui lui restoit d'affection pour le roi. On soupçonne que dès lors il s'abandonna à toutes sortes de mauvais desseins , et qu'il promit d'entrer dans une ligue que le Savoyard devoit faire avec le roi d'Espagne , moyennant qu'il lui donnât sa fille en mariage, et qu'on lui aidât, à se faire duc de Bourgogne.
Après que le duc de Savoie eut demeuré plus de deux mois à la cour de France , faisant, comme dit le. proverbe, bonne mine à mauvais jeu, et couvrant toujours son chagrin d'une joie apparente , mais ne sachant ni comment se retirer sans honte , ni comment demeurer plus long-
DE HENRI - LE-GRAND. 3ll
temps sans aucun fruit , le roi ne voulut î6oo> pas lui donner sujet de dire qu'on l'avoit Le roi traité à la dernière rigueur : il lui fit sa- J^Ta voir que si le marquisat l'accommodoit si frange fort qu'il ne le pût restituer sans une nota- qui,™ar~ ble incommodité , il se contenteroit de Bresse? prendre la Bresse en échange. Cette condition ne sembloit guère moins dure au duc que celle de la restitution du marquisat; toutefois , pour avoir quelque prétexte de se retirer avec honneur, il ne s'en éloigna „Le *no
m & feint do
pas , et il fut dresse alors quelques articles , ne s'en. lesquels il témoigna n'avoir pas désagréa- snfi.r> blés : mais il demanda du temps pour son- ïnaî1(Ie