trois
ger à l'alternative de la restitution ou de mois
° pour
l'échange, et pour prendre l'avis des grands ch°is*r. de son Etat sur une chose si importante. On lui accorda pour cela trois mois de temps tout entiers. G'étoit à la fin de février de l'année 1600.
Peu de jours après il prit congé du roi, j\?vmA qui le conduisit jusqu'au pont de Charen- iTfqtî ton , et donna ordre au baron de Lux et à duisit°n~ Traslin de l'accompagner jusqu'à la fron- pôuT dâ tière. 11 s'en retourna par la Champagne et ton.'** la Bourgogne, d'où il entra en Bresse, et alla à Bourg. Il eut grande joie de s'y voir
1G00. arrivé , parce qu'il avoit eu peur d'être ar- Quei- rêté en France. En effet quelques-uns
qne.s-tms . , . f *
avoient avoient donne conseil au roi de le retenir
conseillé 4 . A ,
au 10i de jusqu a ce qu il eut restitue le marquisat; Belle mais le roi s'offensa fort de cette proposi-
réponse • t j - • -p , ,
du roi. tion , et répondit en colère qiCon le vou-
loit déshonorer y et qu'il aimeroit mieux
avoir perdu sa couronne , que de tomber
dans le moindre soupçon d'avoir manqué
defoi,méme au plus grand de ses ennemis.
Les trois Les trois mois étant expirés sans que le
pi.és, le duc eût satisfait à sa promesse, le roi se
L le duc fâche , et veut qu'il se résolve à l'une ou à
sir, ou l'autre alternative. Le duc prend de nou-
l'échau- , . .
ge, ou la veaux délais , et promet toujours qu il le
tion. satisfera. Cependant il faisoit remontrer au
Le dnc conseil d'Espagne le péril où il étoit; que
presse le 1 ^ .
conseil la perte du marquisat le mettroit hors £neS de d'état de pouvoir servir les Espagnols ; rir. qu'elle ouvriroit une porte aux François pour aller troubler l'Italie, et que cette tempête, après avoir désolé ses terres , iroit fondre sur le Milanois. Le conseil d'Espagne en comprenoit bien l'importance ; mais comme il agit fort lentement, il fut assez long-temps à se résoudre. Enfin le comte de Fuentes , gouverneur du Miia-
DE HENRI-LE-GRAND. 3l3
nois, eut ordre, mais deux mois plus tard l6o°qu'il ne falloit, d'assister puissamment ce Le comte prince. Il se rendit pour cet effet dans le tes Viei?t
J l m pour cela
Milanois, où, avec deux millions d'or, qui au Mila-
x nois ,
ëtoient tout prêts , il commença de faire de mais
1 ; 7 ° tard.
grands préparatifs.
Après que le duc , par divers artifices , Le roi