‹ Histoire du romantismeChapitre 27 sur 37 · CAMILLE FLERS · texte numérisé non relu

CAMILLE FLERS

Quand il cherchait un site pour peindre, il allait à travers les prés et .s'arrêlail là où il avait entendu (( chanter les grenouilles. » — c'était son expression, — sûr d*y trouver toujours un endroit pittoresque : de Teau, des roseaux et des arbres. 11 a peint beaucoup aux environs d'Aumale, dont la nature, lui plaisait, et c'est là qu'il est mort, quoique sa dépouille ait été ramenée à Paris pour être descendue au tombeau de famille. Les tableaux de Camille Fiers se recommandeat par l'aimable vérité du ton, la finesse du pinceau et un délicat senlimentde la campagne qu'on n'avait pas avant lui. Il est bien important de fixer celte date qui est sa gloire. Dès 1830, il avait quitté le bois sacré du paysage historique et ne voulait plus avoir d'autre modèle que la nature. Une place honorable doit lui être faite parmi les novateurs de cetle belle époque, qui, tous, plus ou moins, ont profité de lui.

(Moniteur, G juillet 180G.)

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