CHAPITRE DOUZIÈMB
de ce deraier^ au château de TautaveU sou^ la garde d'un officier aragonais., Les compagnies de Kontiers français et anglais, qui devaient former l'armée de Transtamarre, s'approchèrent de nos frontières^ se logeant partout où elles pouvaient. L'une d'elles s'empara, en 1364, du chfttean de Tarrerach, dont on ne put la chasser que vers la fin éd 1S65, au moyen (ie deux machines de guerre appartenant k la ville de Perpignaa, qu'elle fit réparer et tranq>orter à ses frais, pour être employées & ce siège. Enfin , les principaux chefs de ces aventuriers, vont trouver le Roi d'Aragon k Barcelone ; en obtiennent une forte somme d'argent, et la permission de traverser la province dans le mois de décembre 1565. A cette nouvelle, les Consuls de Pei^Hgnan s'empressent d'acheter deux cents aymines de blé , pour fournir des rations k ces hôtes , toiyours dangereux, surtout lorsqu'ils ne trouvaient pas des vivres. Le prix était de trente-trois sols l'aymine , et s'il n'était pas payé au l^^ avril 1566, la ville s'engageait k vendre le droit d'aide qu'elle percevait sur le vin, et k employer k solder cette dette, le premier paiement qu'on lui ferait. Ces compagnies, sous les ordres de Duguesclin, chassèrent Pierre-le-Cruel de la Castille; mais, ayant été hattues k leur tour par le Prince de Galles, Henri dut se réingier en France. Ayant formé une nouvelle armée aux environs du château de Pierrepertuse, il se disposait en 8q)tembre 1567 k suivre la route qu'il avait prise en 1565; mais le Roi d'Aragon, réconcilié avec celui de Castille, lui fit signifier, par le Gouverneur du Roussillon, qu'il s'opposerait k son passage , et , pour cette fois , la province fiit délivrée d'une visite fort onéreuse. Plusieurs quittances exhumées de nos archives prouvent, qu'en juillet et août 1568, on fit de grandes réparations aux murs | ^^^ de la ville, k la porte de VAxugador (entre Saint- Jean et
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Saint-Dominique), qu'on exhaussa, et aui 4emi-tours contigttës k ia porte Notre-Dame. 6n> fortifia Téglise de ce nom, au faubourg, ainsi que le pont de conmiumcation avec la ville. Deux de ces pièces disent formellement, qu'on exécutait tous ces ouvrages pour « s'opposer au passage de Duguesclin , dont on était menacé au temps des vendanges de 1S68. » On sait que ce grand capitaine amenait six cents lances françaises au secours de Don Henri de Transtamarre , qu'il joignit peu de temps avant la bataille de Montiel. Ces documents prouvent que cette bataille et la mort de Pierre-le-Cruel, ne peuvent avoir eu lieu en mars i368, comme le disent plusieurs auteurs, 4569. et qu'il faut les rapporter à l'an 1569.
Le Roi titulaire de Majorque, peu satisfait des conditions qu'on lui avait imposées lors de son mariage avec la Reine de Naples, et humilié de n'être que son sujet, s'était réfugié k la Cour de Pierre-le^^ruel. Pris en 1568, dans le château de Galahorra, par Henri de Transtamarre, il recouvra sa liberté Tannée suivante, moyennant une rançon de soixante mille ducats, payée par sa femme, qui ne put le retenir auprès d'elle. Retiré chez le Comte de Poix, il acheta les services de quelques compagnies d'aventuriers français ; et, soutenu par le Roi de Castille, il entra en Roussillon en 1574, passa à une lieue de Perpignan, sans oser l'attaquer, et marcha vers le eol de Panissas : mais , éprouvant de la résistance sur ce point , il changea de direction ; pénétra en Catalogne par Puycerda, et s'avança jusqu'à Ui^el. Son armée ne trou* vaut aucune sympathie parmi les habitants, qui se réfugiaient sous les places fortes avec leurs bestiaux et leurs denrées, ne tarda pas k se fondre par le manque de vivres, et la crainte du Roi d'Aragon,qui marchait k sa rencontre. Jacques repassa les Pyrénées; reçut des renforts fournis