‹ Histoire du RoussillonChapitre 117 sur 241 · CHAPITRE DOUZliMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZliMB

par le Duc d'Anjou,- et rentra dans l' Aragon par la -vaUée du Gallego. Cette seconde tentative ne fut pas plus heureuse que la première. Harcelé par les troupes de Pierre ; manquant de tout, 9 se retirait vers la Castille, lorsqu'il mourut il Séria. Ses troupes rentrèrent en France avec sa sœur Isabelle.

Celte princesse, encore enfant en 1546, lorsqu'on ren« voya la Heine de Majorque à son mari, fut probablement retenue à Barcdone par Pierre IV, son oncle, qui la fit élever k sa Cour, et la maria, le 4 septembre 15S8, à Jean II Paléologùe, marquis de Monferrat, en lui donnant quarante mille fil^rins d'or. Le Roussillonnais François de Périllos fut chargé de la conduire en Italie, k son mari. Veuve en 1372, elle voulut accompagner son finère dans son expédition contre l'Aragon. Après la mort dé ce prince, héritière ide ses droits, elle les vendit le 15 juin 1381 à Louis, due d'Anjou, frère du Roi de France, et 45S4. reçut en échange, pour en jouir sa vie durant, la Baronnie de Lunel. Pierre, craignant ce nouveau compétiteur, l'amusa par des négociations , qui auraient été sans doute terminées par la voie des armes, si le Duc, adopté par la Reine de Naples , n'eût été détourné de la poursuite de ses préUmtions par les affaires d'Italie. H s'y rendit, et mourut auprès de Baïa en 1384. Quant k Isabelle, nous la voyons, dès l'année 1382, revendiquer sur le Roi de France la Baronnie de Montpellier , cet objet n'ayant pas été compris dans la vente &ite par son père de la ville et de la baillie. Yolande , veuve de ce prince , en avait joui à titre de douaire; et, k sa mort, les gens du Roi de France s'en étaient saisis en l'absence du jeune Jacques de Majorque. Enfin, le 8 septembre 1595, cette affaire fut entièrement terminée : Isabelle céda tous ses droits au Roi, moyeunant une pension viagère de douze cents

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