‹ Histoire du RoussillonChapitre 129 sur 241 · CHAPITRE TREIZIÈHB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈHB

en 1430, un présent &it à la Fabrique de La Real d'une tapisserie, <iui représentait l'histoire de sainte Catherine. En 1371, les Fabriciens de Mailloles vendent, pour treize livres quatre sols de tem (environ cent soixante trois francs, seize centimes ^ ), une Bible léguée à l'Œuvre par le Sacristain de cette église. En 1563, un Prêtre retire de chez un Juif, en payant sa dette , un Bréviaire qu'il lui avait donné en gage. La nation juive, exclue de toute association formée par des Chrétiens, vivait surtout d'usures et de petits trafics. Elle fournissait des négociants et des médecins ; mais, si les premiers , pour leurs affaires , et les seconds, pour aller exercer leur profession, obtenaient sous Pierre IV la permission d& passer en France, ce n'était qu'en laissant leurs femmes et leurs enfants comme otages , et en donnant caution pour leur quote-^ art du tribut payé par VÀlgamma (la Juiverie)^ Malgré ces entraves ,* quelques Juifs acquéraient de grandes richesses ; et, alors, devenus fiers, ils s'arrogeaient le titre de Don, uniquement affecté k la Noblesse. Celle de Catalogne, peu flattée de partager avec eux cette dénomination , l'aban-. donna, et ne la reprit que sous Charles-Quint. L'arrogance de ces nouveaux riches leâ rendit odieux aux classes élevées, tandis que leurs coreligionnaires moins fortunés s'attiraient, par leur usure, l'inimitié des habitants des campagnes.

1 U Une de tem qui , en 1258. lors de la création par Jacques I*'. valait 16' 55* Kinèh, était déjà . eo i371 , réduite à 43' 50'.

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