CHAPITRE QUATORZIÈME. fiS
vra la vue, en 1468, par ropératioa de la cataracte, que lui fit un médecin juif. Son concurrent étant mort le 15 décembre 1470, les affaires des Catalans commencèrent à 4470. décliner; et le Roi d'Aragon, maître du col de Panissas, envoya des troupes, sous les ordres du Châtelain d'Emposta et du Comte de Prades, vers Perpignan, que ses partisans devaient lui livrer ' . L'entreprise échoua ; mais l'esprit public se manifesta de là manière la plus éclatante en sa faveur. Les Nobles jes plus distingués, tels que Don Bernard et Don Guillaume d'Oms, Pierre d'Ortaffa, les frères Duvivier, aii)orèrent la bannière d'Aragon sur leurs châteaux. Maître de la Catalogne , Jean songea sérieusement k chasser les Français des deux Comtés; et, voulant seconder le désir manifesté par les villes de Perpignan et d'Elne de secouer un joug odieux, il fit partir de Barcelone, le 24 décembre 1472, une armée commandée par le Châtelain d'Emposta, pour renforcer les troupes laissées en Roussillon avec Don Pedro de Rocaberti et Don Bertrand d'Ârmendarés : il la suivit, le 29 du même mois. Elne, Canet, Argelès, lui ouvrirent leurs portes ; et Jean Blanca , premier Consul de Perpi-
( Voici ce que 1«8 Unes de Saiat-JeaB et les Cartulâires ronssilloniitis dovb appnmMnt snr les conspirations de cette époqoe : Le 10 avril 1472 , ^on arrêta on bonnetier de Perpignan , nommé Terrades , principal agent des conspîratenrs. Il déclara qne les cbeft de cette conspiration étaient Antoine et Hicbd Duiivier. Bernard et Gnillaume d'Ons, Pierre d'Ortaffa, Çaribera, Pierre Tragnera , gentilshommes et casUIIo bonrgeois. Cenx-ci crai^ gnant sans doute les révélations de Terrades, se réftigiërent dans les chAteanx de Castelnoa. Corbère, Rodés . Hontesqniu et Forsa-Real , résoini de s'y défendre. Il parait qu'on èbemlier nommé Riambeao , qni ne fignre pas dans nos docoments, Dit arrêté, et exécuté ooniue complice de cette conspiration.
Le 84 janvier 1473, le roi Jean s'étant avancé Jusqu'au couvent de Sainte-Glaire, alors situé hors la ville, plusieurs gentilshommes et bonrgeois, du nombre desquels étaient Nicolas de Llupia , Jean Redon , les frères Canta-Vilanova , les denx firëres Taqui , Sampso, etc. , se présentent en armes sur la Loge , portant la bannière, et poussant le cri d'Aragon , courent s'emparer de la porte Saint^Martin , qu'ils veulent livrer au roi Jean; mais, ne trouvant pas de sympathie parmi le peuple , qni répond au m d'Aragon par; celui de France, ils vont rcgoindra le Roi.