‹ Histoire du Roussillon, publ. et augmentée de quelques nouveaux documents historiques par leChapitre 150 sur 282 · CHAPITRE TRE1Z1ÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRE1Z1ÈMB

dispositions nécessaires pour y déposer des munitions de toute espèce ; dans le cas contraire, ils dirigeaient les habitants sur les lieux les plus importants à défendre. Lorsque la guerre, comme celle de Sicile ou de Sardaigne, n'intéressait pas spécialement le pays, le Roi nommait des Capitaines, avec la commission d'enrôler des soldats, ce qu'ils faisaient connaître par des publications k son de trompe. Les enrôlements étaient reçus par acte devant notaire , où Ton spécifiait la durée du service, ordinairement de quelques mois, la solde convenue, le genre de service exigé, l'obligation , pour l'enrôlé , de fournir un homme propre au service, dans le cas où il ne pourrait marcher en personne à l'époque du départ. Le Roi promettait toujours aux enrôlés, sûreté pour leurs personnes et pour leurs biens, et quelquefois rémission des peines qu'ils pourraient avoir encourues pour quelques méfaits antérieurs. Tous les villages, à cette époque, étaient entourés de murs, ou avaient au moins une forteresse communale ou un château seigneurial, auprès duquel les habitants pouvaient se réfugier. Perpignan, entouré d'un mur défendu par des tours, dont les principales étaient placées à droite et à gauche de la porte Notre-Dame, était la première place du pays. Il était gardé par ses nombreux habitants, pourvus d'armes et de machines de guerre. Le Roi entretenait un Châtelain et une garnison constante de trente hommes, qu'on augmentait au besoin, dans l'ancien château des Rois de Majorque, qui servait de citadelle à la ville. Il entretenait de plus, dans les châteaux suivants, un Châtelain et une garnison de : six hommes, pour Collioure, Opol, Livia; de cinq hommes, à Forsa-Reai et Quérol; de trois, à Puyvalador; de deux, aux châteaux de Tautavel, de Rodés, de Belvèses, de Castelnou, de Corsavi, de Rellegarde, de Montesquiu; d'un homme et

culière an Roussillon. La situation de cette province sur la frontière de France , rendait la fuite des esclaves plus facile, et l'administration générale, dont les employés gardaient tous les passages d'un royaume à l'autre, pour y percevoir les droits d'entrée et de sortie, pouvait seule apporter quelque obstacle à leur évasion.

Cette administration, appelée lo General, que nous ferons connaître plus particulièrement lorsque nous parlerons du gouvernement de la Catalogne, était une émanation de la représentation nationale de cette province. Elle était chargée de surveiller la rentrée de toutes les impositions, soit qu'elles fussent établies pour les besoins particuliers de la province, soit que les Cortés les eussent accordées momentanément au Roi, pour subvenir au dépenses générales du Royaume. Le Souverain n'ayant d'autres ressources financières que ces suhsîdâk^ les revenus de ses domaines , les profits sur le quelques amendes ' , et autres droits proveni blissement féodal, n'était pas assez riche

tenir constamment de nombreuses troupes V^S^nv^ Aussi, lorsque la guerre intéressait particui Roussillon, surtout s'il était menacé d'une in [*4«i

les Roussillonnais étaient soldats : la Nobless IIm^w cheval : ses châteaux forts étaient a la dis «• '**.?** Souverain; les villes levaient des compagnie! «■ «*»* ******* leur défense propre, que pour les envoyei «m n «f~ n! serait. Le Roi nommait dans les villages, parmi tilshommes, des Capitaines qui examinaient, de tw avec les habitants, si les forts existants pouvaient étu mis en état de défense. Dans ce cas, ils prenaient les

l Kn 1365, la leude de Collioure seul? était affermée 1.750 livre* d« tern par aa. Fe 1:170, toutes les leur! es du KoussiUon étaient affermées 4.769 litres, 10 toln de tern K* J III . on aflctmait 110 Irnf* If s droit» sur le minerai de fer exporté en Kranee.

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