CHAPITRE PREMIER
ils s'étaient emparés. Une flotte considérable ne pouvait <I8ot.J.-c être réunie que dans un port assez spacieux, et la sécurité des navires qui y arrivaient isolément, exigeait que ce port fût à une certaine distance du pays occupé par l'ennemi. Le Port-Vendres seul pouvait dans ces parages satisfaire à ces deux conditions; mais les règles de la prudence permettaient-elles a Caton de choisir pour point de ralliement un port appartenant aux Gaulois, Barbares qu'aucun traité ne liait aux Romains? Sa conduite ne serait pas difficile à expliquer, s'il était prouvé que le Portus Pyrenœi dont parle Tite-Live (liv. 54) n'était autre chose que l'ancienne ville de Pyrène, toujours restée sous le patronnage des Marseillais, les seuls alliés des Romains dans les Gaules. Les rapports qu'ont entr'eux les noms et la situation de ces deux endroits, doivent faire présumer leur identité.
Quoique Tite-Live donne le nom de Reguli aux chefs militaires des petits peuples réunis à Ruscino, il ne faut pas croire qu'ils vécussent sous un gouvernement monarchique. On voit, au contraire, les ambassadeurs romains chargés de parcourir les Gaules, des Pyrénées aux Alpes, admis partout à expliquer leur mission dans l'assemblée générale du peuple, tenue sous la présidence des magistrats, où tous les citoyens assistaient en armes, suivant l'usage de la nation, ce qui étonna les Romains. Rendus à Marseille, ils cherchent a v recueillir des informations plus précises sur le caractère et les dispositions des Gaulois, dont ils viennent de traverser le pays. Les Marseillais ne cachent point aux ambassadeurs que l'esprit public y est tout en faveur d'Annibal; mais ils ajoutent, en même temps, qu'ayant affaire à des peuples fiers et peu traitables , il lui sera difficile d'en tirer parti, a moins qu'il ne tfagne les notables de la contrée
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# force d'argent , dont e eue nation se Montre très avide,
(m m s'était point ottnpé jusqu'à cette époque, de rechercher le* monuments edtiqnes qui pouvaient encore Min^r dans le département. On a donné depnis peu * les dessin* de dent de ces monuments, situés sur une montsgne auprès fie MoKtg : on doit les ranger parmi les dolmens on aotels druidiques, trop souvent ensanglantés par d'horribles sacrifices.
Nous ne traiterons point de la religion , des lob , des rweurs, dn gouvernement des anciens habitants du pays, qui, sur ces divers points, ne devaient pas différer des autres Gaulois. On trouvera dans Polybe, César, Strabon, Diodoro de Sicile, etc., tout ce que l'on sait sur la nation gauloise en général; nous nous sommes borné à faire connaît ru ce que les écrivains de l'antiquité nous ont appris do plus remarquable sur cette partie de la Gaule Narhonnaitw.
I M. df Jiulwl do HOirt, Uan« le VublicaUur de novembre 1833.