‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 100 sur 205 · CH. X, DTNASTIE (XX!*) DES MING · texte numérisé non relu

CH. X, DTNASTIE (XX!*) DES MING

± 7C JH fut transférée à Choen-hoa tchen f$ it &^ (23 kilom. au S.E. de Nankin) ; Tannée suivante, elle fut rattachée à Yng^ t'ien fou ij| 3R ilï» la capitale.

En 1358, Hong-ou rappelait à ses officiers, sur le point d'attaquer le Tché-kinng, «que la modération dont ils avaient usé au siège de Kien^h'ang, leur avait gagné le cœur des habitants de cette ville» (de Mailla, IV. 628), C'était une des meilleures ressources de sa tactique conquérante.

Tchen-kiang s'était rendu l'année précédente, mais Su Ta ^ â» 1^ plus ®^ ^ue et le plus célèbre des compagnons d'armes de Hong-ou, y rencontra une résistance aussi opiniâtre qu'inattendue. Cette ville, isolée, sans secours, dut toutefois céder enfin.

Naturellement, suivant une tactique très chinoise, en vigueur à la dislocation d'une dynastie, plusieurs prétendants levèrent des bandes armées, dans nombre de provinces, et s'arrogèrent le titre d'empereur, en ressuscitant d'anciennes dénominations dynastiques. Hong^ou, qui procédait avec plus de méthode et de sagacité politique, vint à bout d'écraser à son profit ces soulèvements simultanés ou successifs.

Dès 1355, Lieou Fou-t'ong $1 M M^ ^^^^ ^®s «Bonnets rouges» du Ho-nan, avait fait proclamer empereur Han Lin-eul ^ ^ Kî descendant des Song; le pays se donna pourtant aux Ming et ce rival peu dangereux s'éteignit obscurément (1366).

Tch'eng Yeou-liang [^ ^ |g soulève le Ngan^hoei et s'intitule empereur des Han, au Hou-pé (1359); il reprend T'ai-p'ing fou et marche môme sur Nankin. Il s'avança jusqu'au pont Kiangtong k'iao iL^ji^ (celui de Kiang-tong men), puis il campa à Long^kiang f| ^C (Hia-koan), plus au nord. Le «Comte de //u» lui livra un combat heureux, auprès du Lou-long chan j|[ f| il] (Che-tse chan près Hia-koan) et le contraignit de reculer au delà de T'ai-p'ing fou, qui rentra sous l'obéissance de Tchou Yuentchang (1360). On bâtit alors la forteresse de Long^^an hou-k'eou tch'eng ^ 1^ J^ P i^- Hong-ou en personne, secondé de Su Ta, poursuivit le rebelle vaincu et mit en pièces son armée auprès du lac Pouo-yang (1362). La bataille dura trois jours; le terrible compétiteur des Ming fut tué dans un combat ultérieur. Son fils et successeur fut pris, et pardonné, dans une expédition contre OU'lch'ang fou |3i ^ /lï' ^"^ ^^ termina par la chute de cette ville, révoltée contre le nouveau Royaume de Ou,

Hong-ou partit alors pour visiter les tombeaux de ses ancêtres à Fong-yang fou iUL |^ jiï (Hao-tcheou |g ^) ; il commençait à trancher du Souverain.

L'été de 1362, il préside une grande revue près de San-chan men H llj P^ (Choei-si men). L'hiver suivant, il inspecte de nouveau ses troupes à Ki-long chan '^^ H llj, puis il fait à ses oflîciers un cours de tactique militaire, dans le Si-yuen "g ^, «jardin occidental». Il venait de mettre à mort ses deux premiers

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