‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 102 sur 205 · GH. Z. DYNASTIE (XXI*) DBS MING, 1366- 1C · texte numérisé non relu

GH. Z. DYNASTIE (XXI*) DBS MING, 1366- 1C

l'avenue impériale, Yu^lou ^ K, conduisant aux portiques méridionaux du palais. Il reste quelques bases du pavillon monumental ornant jadis ce site de Hong-ou men. Un double mur fermant l'avenue à Test et à Fouest, si j*ose interpréter les deux lignes qui, sur la carte ^, longent la susdite avenue à l'intérieur (1).

A cette époque de sa triomphante carrière, Hong~ou (2) — pour le nommer par son «titre de règne,» anticipé jusqu'ici, — anoblit en bloc quatre générations de ses ancêtres ; dès lors, ils participèrent aux honneurs des sacrifices et impériaux. Leurs femmes reçurent le rang posthume d'Impératrices (3). Le titre dynastique de Ming fut aussi créé à cette date. Le monarque invita ses mandarins à un banquet dans la salle Fong-tHen tien ^ 5c JR- A la 2* lune, il sacriOa à Confucius à l'école nationale du Kouo^hio H 9, puis (4* 1.) au temple ancestral du T'aimiao.

A la 8* lune, un décret impérial constituait Yng-t'ien fou MjfiJ^ Capitale du Sud, sous le titre expressif de Nan-kinf^ 7^.

(1) Â côté de Siao-men Ij^ r^ f percée dans la muraille de la ville tartare, d'après le plan des Tche^ on inscrit tantôt à Test tantôt à l'ouest le nom de Tch^ang-ngan ^ >C î le nom est répété au bout de la mAme rue (presque à Tangle S.E. des murs de la ville) qui aurait conduit par là an canal (pas de pont) dans la direction du Ta-tien. Le Siao rnen actuel avait nom Si Tch^ang-ngan men. De là, la rue Tch*a7ig-ngan kiai conduisait h Tch^ang-ngan men. Une stèle nous renseigne sur les noms que confirme la rue actuelle susnommée.

(2) G. Schlegel, T*ong-pao, juillet 1898 p. 348, appelle Hang-ou «le Guerrier â^hige.n En effet, déluge se dit hong-chœi ÇÇ ^' Mais hong seul n'emporte que grandeur, ahandancCf excès. Gaubil. S.J. Histoire de Gentchiscan. p. 314, Paris, 1739.

(3) Voici le tableau des ancAtres de Hong-ou :

son trisaïeul : Empereur Fm^j 7Ci nom de temple Ti^-^ww ^S XH. „ bisaïeul : Heng 13? „ T-tsou W5 JBl

„ aïeul : Yu ^: „ Hi-tsou SS II.

„ père : Choen f$ii „ Jcn-tsou tl JB[

Les tombes des Empereurs Yuen, Heng et Yu furent construites à 30 // an nord de 8e-tcheou fl5 jH|i viUe du Ngan-hoei., au N. O. de Nankin, h 4 jours do marche. Elles furent officiellement désignées sous le nom de Tsou ling )BL @t *

La sépulture de l'Empereur Choen^ ou Jen-taou, appelée le Yng ling, puis le Hoang ling S R' ^t construite en 1369, non loin de Fong-ynng fou ^^ y^ ™.

Là reposent aussi cinq frères de Jeyi-taou (créés Wang ou Rois feudataires) dont trois avec leurs femmes, qualifiées reines.

Une autre sépulture impériale, le "cimetière de la tour blanche" Q rff jff , à 25 li an nord de Fong-yang fou, renfermait les restes des autres membres de la famille de Hong-oUf qu'il anoblit à son avènement, A côté de ces "Princes" étaient enterrées quatre de leurs femmes.

Bans une visite à Fong-yang fou, le fondateur avait résolu de transporter les restes de son père Jen-tsou au Tchong chan près de Nankin, \ sa propre sépulture. Mais il se contenta d'agrandir la tombe paternelle, ce Yng ling 5c R» nommé plus tard également Hoang-Ung "Tombe impériale". (Cf. de Qroot, p. 1274). Sous les Ming l'on entretint religiensement ces cimetières, le PtiUadiuni de la dynastie.

s I. LIEOU PÊ-WEN FORTIFIE LES CAPITALES. 165

Alors (10®L. 1368), on recreusa le lac Heou hou et le canal Long^wan ho ^ fHf ^ (près de Koan-ti miao). Pour la première fois (12® L.) Hong-ou sacrifia à la Terrasse Yuen KHeou Qy £. On éleva à KUlong rhan ^ jK lU ^^® terrasse rituelle, destinée à des sacrifices aux mânes des généraux morts à Tennemi ou pour la patrie, tels que Hou Ta-hai ]§li :^ ^*

En outre, à la fin de cette année 1368, l'empereur fit disposer en public un grand tambour, appelé le rengf-wen hou S 63 ISi sur lequel pouvaient frapper tous ceux qui avaient quelque réclamation urgente à faire parvenir au Souverain.

En quête du vrai mérite, il sut découvrir celui du D"^ Lieou Pé-v^en ^ fÉf jjH, qui, «pour ne point servir les nouveaux maîtres de la Chine, s'était caché, et voulait vivre dans l'obscurité. Comblé d'honneurs, chargé de plusieurs ambassades, conseiller et ministre, il ne délaissa point la littérature, mais il s'y fit un nom durable. «C'est a lui que Ton doit la construction de la ville chinoise, Nan^tch'eng, à Pékin». (Mg^. Favier, Péking, P. 130).

Auparavant, il avait pris une part active au tracé et à l'exécution des nouvelles fortifications de Nankin capitale (1).

Gundry lui prête le projet d'enfermer dans un mur de circonvallation la sépulture dynastique des Ming, au pied du Tse-kin chan, avec les positions voisines, dont l'occupation aurait rendu les assaillants maitrcs des Tombes, disgrâce suprême pour uçt monarque chinois. Telle serait l'origine du WaUtch'eng f/^ j|j|, T'ou-ich'eng i ift ou Kouo-tch^eng ||5 JJ, «l'enceinte extérieure» (cf. suprà). Le grand ministre acheva la construction des portes (Koari'Xjn men |R ^ P^, Kao-k'iao men ï^ ;Rg P^, Kiang-tong men ÎLM P^ — )î s^ réservant de les relier ensuite par des remparts continus, travail qui ne fut jamais qu'imparfaitement exécuté (2). Un nankinois me racontait ces jours-ci que le Prince héritier fut exilé à Pékin par son père, pour avoir raillé le système défensif

(1) Ou lit sur la carte des tchcy «Ville impériale sous les Mingy> au coin NE de cette ville impériale : «Enceinte commencée la deuxième année de Hong-ou^ 9* lune; terminée la 6^ année, H*' lune.» Le plan porte à cette mAme place : Siao-tclieng h\> j|( \ mais ce n'est qu'une indication, car le dessinateur (ou l'auteur) a manifestement confondu l'enceinte de la "ville impériale" avec celle de la "ville tartare" actuelle. Au reste, je reviendrai sur la discussion topographique de ce Plan des Tche^ inexact par endroits, inconciliable avec le réel état des choses, alors et aujourd'hui.

(2) Oundry, Sketches of excursion io... Nan-king... Shang-hai 1879, — Nous avons exposé qu'une digue de terre existe seule. L'auteur donne 67 11, 22 milles (35 Kil. Va ) à la muraille de Nankin, d'après «les mesures relevées par les jésuites.»

Le Mesmfa Chineae Miscellany attribue encor; à Lieou Pé-wen des travaux considérables d'endiguenient près du lac Hong-tae ÇÇ \ f dans le bassin de la Hoal SU 9 la puissante rivière du Ngan-hoei. Aux environs de Li-choei et de Kiu-yong^ des reste de canaux magnifiques témoignent du talent des ingénieurs de Hong-oUj et de l'incurie de ses derniers successeurs.

160 GH. X, otMAfiTts (nr) DIS Mixei 1S66-1644,

de. la capitale; il aurait prétendu qu'il aurait sufQ à rennemi d'établir un fort d'attaque sur la montagne de Tse-kin chan, et que Nankin aurait été contraint de se rendre: ainsi parle la tradition locale.

Dos 1368 aussi, Hong^u avait créé un Collège impérial à Nankin. Ce T'ai-hio :{c 9 ou Kouo^tee hio 0 ^ $ s'élevait au bas de KUming se H^ ^ ^, près du site occupé, depuis 1869, par le Koan^^ti miao N ^ jj^) la Pagode du dieu de la Guerre (1). La 15* année de son règne, il y bâtira en outre un temple à Gonfucius, après avoir sacrifié un bœuf au pédant moraliste. L'édifice fut brûlé sous Kia-k'ing H g^ (1760-1820) et peut-être relevé à cette date; je n*en ai retrouvé que quelques maigres traces perdues dans l'herbe. Après la reprise de Nankin sur les T'ài*^p'ing ^ 2|i, on le rebâtit, il y a une trentaine d'années, sur la butte du Tc/i'ao-fien kong, qu'il couronne aujourd'hui. Alors aussi, le Koua^têe kien H -^M^ ^^ Ming^-luen rang f^fi IJt it ^^ ^^ FoU'^tBe miao ^ ^ f^ (Pagode de Confucius) formaient une sorte de groupe savant, composé principalement d'un Institut, d'une Bibliothèque et d'un Temple (2).

Soucieux du relèvement des études classiques, en inaugurant une nouvelle dynastie chinoise, le fondateur rétablit, en 1369, les oollèges de département et d'arrondissement dans tout l'Empire. L'année suivante, il consacrait par un édit «l'ouverture solennelle des concours littéraires d'après le programme qu'il avait luimême rédigé» (3). A la fin de 1370, il pressait officiellement les grands généraux d'assurer l'instruction de leurs enfants. Tel Napoléon, au milieu de ses victoires (10 mai 1806), lancera le décîet de fondation de son Université impériale.

A la i^^ lune de 1369, le dieu protecteur des murs et fossés de Nankin, le Tch'eng-hoang ^ 5|, fut canonisé avec quelques autres divinités de l'Empire. Dix temples furent érigés aux abords du Pé-ki ko, parmi eux le Kong-tch'en miao JÇl) |^ jH, ou pagode des généraux célèbres (cf. infrà). Sur les bords du lac Heou hou ^ îl^i on éleva un temple pour les sacrifices au

(1) Ce détail se trouve consigné dans la longue inscription (composée par le vioerol Têeng Kouo-fariy écrite par son frère et successeur Tseng Kouo-tsUucn), dressée dans la pagode de Confucius, sur le Tch^ao-Vien kong.

(2) Cf. Croix vt Swastika (Var: sin n*3).

Rappelons que, dans certaines grandes villes, le gymnase littéraire où sont inscrits, comme élèves, tous les bacheliers, s'appelle Hio-kong ^ S i P^an-kong ?p Q • U est attaché Jl la Pagode de Confucius, nommée Fom-^s^ /wmo "^ "f SI' Chcng-miao S j(f ou Wen-miao "K jl^i par opposition à Ou-miao 5C W (Koan-ti-miao), la Pagode des militaires. A Péking, le G>'mnase ou Collège oflBciel s'appelle Tai-hio >fc ^ ou Kono-tse kien. Cf. Var. sinol. Pratique des Exinnens littéraires, par le P. Et. Zi

p. 9, note.

(3) Lire dans Biot, Essai sur VInstruction publique en Chine, p. 423 et seq. de nombreux détails sur cette organisation.

i I. HONO^OU— -^TRAVAUX PUBLICS. 167

dieu des chevaux (1). Alors enfin on commença dans la pagode de THeri'kiai se "^ |§L ^, à gauche sur le chemin de T'ai-p'ing fou, près du tombeau de Song Tch'eng ^ jg^, la rédaction des an* nales officielles de la dynastie des Yuen (2).

Impuissant comme nous à pénétrer Tavenir, Hong^ou nomme, la 3" année de son règne (1370), Prince de Yen ^ (Pékin), Tchou Tai^i^, son 4* fils, que ses rares qualités allaient tant illustrer sous son titre de règne Yong-lo ^ |SI (3). Suta et Li Wen^tchong rentrent à Kien-k'ang (11° L. 1370); le Souverain va les recevoir jusque sur les rives du Yang^tse et les comble de faveurs très méritées, titres, honneurs et apanages en biens-fonds.

Pour remercier les dieux, il offre de nouveaux et solennels sacrifices aux mânes des officiers et soldats tués à Tennemi. Alors aussi fut mis à mort le ministre rebelle Yang Hien j§i ^ (cf. infrà). Le Tch'eng-hoang miao ^f^lfs fut achevé et Ton bâtit la salle Fong^sien tien ^ ^fe SSt* Hong^ou y préside Texamen des bacheliers en 1371. Alors enfin et les années suivantes, on répara les murailles de la capitale. L'empereur, à la l^^^ lune de 1372, se rendit à la pagode de T'aUp'ing hing-kouo se ^ 2^ 1$ 19 ^ (Ling-kou se), pour y honorer publiquement les poussahs; le lendemain il organisa un divertissement, une fête de nuit, pour ses mandarins, sur les eaux de la Ts'in Hoai.

Le Temple de tous les rois et empereurs fut construit à Ki-ming chan et il y sacrifia Tannée suivante. Il projeta aussi de bâtir sur la butte de Chemise chan (dominant Hia^koan) UD Pavillon appelé Yué-kiang leou R| 2!C ;HI, mais les travaux ne furent même pas commencés. Toutefois, ce Yné-kiang leou avorté conquit une grande renommée, grâce à une composition du lettré Song Lien ^ }|E, qui, sur l'invitation de l'empereur, décrivit la situation pittoresque de cette colline.

Aux premiers mois de 1375, Hong-^u dédia auprès de Ki* ming chan, un Temple spécial à 108 généraux de mérité morts à son service. A la première lune de la seconde année de son règne, il avait lui-même déterminé leur place dans ce Kong^-tch'en miao.

Voici, d'après l'abbé Delamarre (op, cit.) l'ordre de ce classement (nous respectons l'orthographe de l'auteur).

(1) Pékin possède encore le sien, où l'Empereur envoie sacrifier à des dates déterminées par le Calendrier officiel.

(2) Cf. Catatogue de la Soc. aaiat. de Chang-hai. "Bitual services during the Ming dyiuutij" 10 vol.

(3) A la 1^** lune de 1.378 «l'Empereur créa Princes cinq de ses fils.)» Tch*oen S9 prince de Chou fil ^«' W» prince de Siang ffB î Koei^^ prince de Yu 1fl\ Yn fll? prince de Han ^ î Tclié Ki prince de Wei ffl î plus tard, Koei changea son titre pour celui de Tai TV ) Yn pour celui ide Soujt\ Tché pour celui de Liao S* Delamarre. p. 65.

GH. X. DYNASTIE (XXP) DBS MIN6, 1368-1644.

Bu Ta

Chang Yu-tchoen.

Li Ouen-tchong.

Ten Yu.

Thang-ho.

Mou-yn.

Hou Ta-hai.

Foung Kouè-yong.

Tchao Tè-chen.

Ken Tsai-tchen.

Hoa Kao.

nmm

Tin Tèt-hin.

Yu Thong-hai.

Tchang Tèt-chen.

Ou Leang.

Ou Tchen.

Thsao Leang-tchen.

Khang Mong-thsai.

Ou Fou.

Miao Tchen.

Sen Hin-tsou.

«Ceux qui étaient morts eurent dès lors leur statue et des offrandes. La place des survivants resta vide. De plus:

m s ift fi mu ^

mmm

Leao Yuin-gaU)

Yu Thong-hai,

Tchang Tèt-chen,

Sang Ché-kiè.

Ken Tsai-tchen,

Hou Ta-hai,

Tchao Tèt-chen,

furent admis tous sept à partager Thonneur du temple de la famille impériale.» Delamarrey op, cit, p. 16.

Le monument du r'ai-miao subit en 1375 de notables remaniements. On cessa à l'Hôtel des Monnaies, Pao-yuen kiu ^jf }g JQ, de fondre les anciennes sapèques. Des tremblements de terre secouèrent le sol de Nankin, déshabitué de ces effrayantes catastrophes, en 1375, 1399 (3« 1.), 1404 {IV l.), 1423, 1425 et plus tard encore, cf. Drougths in China, 620-1643, by Al. Hosie. As. Soc. n^ Xn, 1878.

Parmi les travaux de Tannée 1377, je distingue la construction de la grande salle de sacrifice, Ta-se tien ^ jjj5 ^, sur la terrasse' du sud, élevée en Thonneur du Ciel. A la l^'^^*- 1. de 1379, 12** année du règne, «on réunit pour la première fois dans un même sacrifice, le Ciel et la Terre, au tertre du midi. Un sacrifice à part pour le Ciel et la Terre ne satisfaisait pas l'Empereur; c'est pourquoi il construisit la salle du grand sacrifice, au tertre carré, pour sacrifice à la fois au Ciel et à la Terre.» (Delamarre, op. cit. p. 66.) — Nous reviendrons ailleurs sur ce sujet (1). En outre on éleva en dehors et à l'est de la porte Ou" men i!|i f^, la terrasse des moissons et de l'agriculture.

L'abbé Delamarre rappelle encore (p. 44) qu'en 1373, on fit «choix de bonzes (Tao-se Jg j;) pour le service de l'autel du Ciel (Kiao 55) et autres temples (Th'an Jï). On les chargea de présider à l'encens et aux offrandes au Ciel et à la Terre, à Tesprit

(1) L'autenr du Pé-hia-souo-yen dit que les 4 pai-fang au sud de la porte sud de la viUe impériale, sont des restes des Terrasses à la Terre, Ti-t\in^ sous Houg-ou.

5 t. HONG-OU. MORT DE L^IMPÉRATRIGS, 1382. 169

des moissons, aux fleuves et aux montagnes (1).

Des fils de mandarins militaires furent désignés pour suivre les cours de l'École nationale de Kouo-tse kien i9 "F £ brillamment recrutés (2).

Durant Thiver de 1377, un tigre (panthère?), entré en ville par le Han-si men, mordit plusieurs personnes.

A la H® lune de cette année, sacrifice impérial au Ciel et à la Terre dans la salle Fong^sien tien ^ ^ ^.

Pendant une audience matinale de l'Empereur aux mandarins locaux (1«^^ l. 1378), la cloche du palais se rompit en deux morceaux, aux premiers coups des tintements. Présage funeste, qu'on parvint, semble-t-il, à conjurer.

L'année suivante, Hong-ou se composa une sorte de Conseil d'Etat, à voix consultative, formé des notables de Nankin.

L'année 1380 débuta par la révolte, promptement étouffée, du ministre Hou Wei-yong j^ ^ Jj|. bientôt condamné à mort. La foudre tomba en été sur la salle Km-c/ien tien ^ ^ SSi'

Par ordre impérial, on cessa alors les travaux du palais Wang fou ^ jj^^, appelé aujourd'hui le Kieou-wang fou ^ 5£ Jj^F*

Malgré les mille soucis absorbants de ses expéditions militaires, Hong-ou ne laissait point refroidir son zèle pour l'instruction publique. Un décret (l^^e \ 1381) prescrivit aux fils des princes d'aller étudier à l'Ecole nationale du Kouo~hio g ^. Quelques mois après, on construisit au bas de Ki-ming chan (3), le nouveau collège du Kouo-tse kien H ^ g, qu'on agrandit encore en 1384. L'ancienne école du Kouo-hio, sise au bord de la Ts'in hoai, ne fut plus que l'école régionale de la préfecture Yng-t'ien

fou m'JiM^ (8'1- 1381.)

L'empereur ouvrit l'année 1382 par un banquet aux mandarins dans la salle Kin^chen tien (cf. supra.) Les chroniques relatent qu'on entendit pour la première fois la musique complète

en 9 couplets (iâ ffi ^ ^ HlO

Ma-che ,B| J^, l'impératrice régnante, qui exerçait un si heureux ascendant sur son époux, mourut âgée de 51 ans, 8* lune de 1382. Elle fut enterrée au Iliao ling ^ gj, (Hoang ling Nankin.) au 45^ jour après sa mort de Huit ans auparavant (11* 1. 1374), à l'occasion de la mort d'une de ses femmes

(1) Ce dernier temple était probablement celui dont il reste quelques vestiges à la sortie de Hong-ou men. Cf. Croix et swastika p. 231, où, par inadvertance, et sur la foi d'autrui, je l'ai pris pour une rotonde. Il était rectangulaire comme les autres.

(2) L'histoire se répète : <cLa volonté de Napoléon I est qu'il soit fait choix de cinquante familles par département, dont les fils, âgés de 16 à 18 ans, devront du jour au lendemain entrer à l'École militaire, sans autre raison que tel est le bon plaisir impérial.»

C^ d'Haussonville. Réponse au Disc, de récept. à l'Académie française, de M. Albert Vandal — Dec. 1897.

(3) Site actuel du Koan-ti miao.

170 GH. Z. DTN4BTIB (ZXI*) DBS MIN6, 1368-1644.

nommée Suen ^ Jt ^f Hong^ou avait publié le Hiao-tse lou ^ 2S H ou «Registre de la piété filiale.» Cet ouvrage, ce code rituel, renferme et promulgue les règlements du deuil pour tout TEmpire. (Delamarre, op. cit.)

L*impératrioe défunte fut nommée Hiao^tse ^ ]^ «pieuse et clémente». Ses obsèques eurent lieu à la 9* lune de 1382. «Tous les princes, relate l'Empereur Kien-long fg g|, s'y rendirent. Avant qu'ils repartissent, l'Empereur ordonna qu'il fût donné à chacun d'eux un bonze pour réciter les prières, et avoir soin du culte de Foy». Le bonze Tao Yen Jlt flï (1), attribué au Prince de Yen ^, le futur Yong-lo, se lia dès lors intimement avec lui. (cf. Delamarre, op, cit., qui traduit l'éloge de Manche),

Cette année même, Hong^ou, à l'imitation de T'ai^tsou ^fcjjjft, le fondateur des Song 5|ç, envoya l'académicien Ts'ai Yuen et d'autres mandarins, faire une enquête dans toutes les provinces sur l'état des sépultures impériales, en vue de les restaurer et d'y rétablir l'usage des sacrifices habituels. On lui adressa des rapports sur trente-six de ces tombeaux dynastiques (V. Appendice). Il prit immédiatement des mesures pour remettre le tout, sépultures et sacrifices, dans un ordre convenable, (de Groot, p. 229.) jtilÉ^MfÇ^ïRSÊ-

Au cours de l'année 1383, le grand Temple de la sépulture impériale \ que se construisait Hong^ou (au Hoang ling actuel) fut achevé. Il fut solennellement inauguré par un sacrifice qu'offrit alors dans ses murs l'héritier présomptif S5 ^ >fc "F» entouré des princes du sang (de Groot, ibid.)

(tKxékaux de noNG-ou.— sa mort.

Cependant, les événements survenus aux confins de l'Empire avaient épargné à Su Ta, à Li Wen^tchong et à leurs collègues la tentation de s'amollir longtemps dans les délices de cette Capoue nankinoise. Le premier avait été réexpédié au nord, pour achever la conquête du Liao^tong ^ ^; des diflicultés imprévues la retardent, et on le fait appuyer par Ma Yun JB| ^ et Yé Wang m ^, qui lui amènent des renforts par mer (1371.) On réduit pour un temps les pirates du Fou-kien, ravageant la côte sud-est.

L'année précédente (5" 1. 1370), était parvenue à Nankin l'heureuse nouvelle de la victoire remportée à Pékin sur les Mongols (Yuen). En action de grâces, l'Empereur alla sacrifier au

(1) Tao Yen Js îfif devenu grand conseiller du prince Yen 3^ (futur Yong-lo jfC sis) changea son nom en celui de Yao Koang-hiao yjj^ A ^*

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