‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 103 sur 205 · I II. OUBRABB DE HONO^OU · texte numérisé non relu

I II. OUBRABB DE HONO^OU

Ciel sur la Terrasse du midi, et au temple dynastique du T'ai

Triomphant partout ailleurs, Hong-ou eut plus péniblement raison de ces insurgés du Foix-kien. L'on dut organiser contre eux (1371) une formidable expédition. Fou Veou-té fl| j^ fl|, généralissime des armées de terre, et servi par quelques-uns des meilleurs généraux, si souvent nommés dans ce tableau histori* que, obtient enfin des succès décisifs.

Su Ta, à la tête de 400.000 h., poursuit Hong Pao-pao g| ^ ^ en Tartarie. et le défait en mainte rencontre. Le vaincu ne mourut qu'en 1375,

Les années suivantes, la lutte se concentre au nord: les offî* ciers de Hong-^ou y restent à la hauteur de leur tâche difïicultueuse, tandis qu'une double tentative contre le Yun-^nan^ en 1372 et 1375, aboutit à un double échec. Les généraux Wang wei 3E ||t et Ou Yun ^ ^ y succombent.

Ma Yun et Yé Wang sont fortement pressés, au Liao^tong, par Na-hai^tch'ou iKï^ ffii général des Yuen, Puis, les troubles recommencent au Chensi \^ |f ; Teng Yu ^ j^ et Fou Yeou-té m ^ ^ y défont les Mongols. Des hordes insoumises et remuantes s'agitent aussi au T'ou-fan pf # c. à d. au Thibet (1377) sur la frontière du nord-ouest; Mou Yng ^ ^ marche contre elles.

En 1381, ce sont les Yuen qui nécessitent une nouvelle et lointaine expédition au nord du Hoang ho. Hong-ou, de Nankin, organise et dirige, avec un rare coup d'oeil les mouvements de ses troupes sur l'échiquier de son Empire ; il entend réduire enfin le Yun-nan par les armes ; il y envoie Fou Yeou~té ^ ;$ ^, qui disposant de 300.000 h., remporte plusieurs victoires chèrement disputées (1382).

Sous ce généralissime, se distinguèrent au Yun-nan^ contre le général Mongol Talima ^ £ Jlt, Lan Yu 1^^, honoré du titre «Marquis de Yong-tch'ang /leou» ^ § ^, et Mou Yng jSfj ^, honoré aussi du titre «Marquis Se-'p'ing /leou» "g Zp ^ (1), De cette époque date la pacifîcation progressive du pays ; mais l'assimilation définitive de cette province peu chinoise, ne s'accomplit que plus tard, et non sans heurts.

La frontière ouest du Se-fc/i'oan se soulève à son tour. La gloire des Ming franchit pourtant les limites de leur empire: le roi de Corée «envoie rendre hommage et payer tribut» (1383.)

Kong No ^ f^, descendant de Confucius, reçoit en 1384 le titre héréditaire de Comte, Hing^cheng kong ^ S &• En 1374 (Delamarre, op, cit,) on construira un temple à Confucius, dans la ville de K'iu-'teou ^ J|., sa patrie ; et 1397 verra l'achèvement, dans l'école nationale du Kouo^tse kien, de la pagode élevée au

(1) Infrà Ou San-koei :^ JH ft» Los Miao-Ue w *? et le« Lolos ^ i||f sont encore réfractaires à cette aBsittfl&tion. Cf. E. Rocher. Yunnan. p. 176.

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