GH. X. DYNASTIE (XXI*) DES MING
célèbre philosophe. Non loin de là, au sud de Ki-ming c/ian ^ ^ lll> on avait élevé, en 1394, le temple funéraire de Cheou" t^ing heou § i^ jg| (Koan-yu) de la dynastie des Han (Ph. I et p. 41.) Vers la fin de 1386, on construisit les portes T'ong-tsi men ^^ P^ , Tsiu-pao men ^ ^ P^ , San-c/ian men ^ llj P^ et Hong-ou men ^|gg P^, là où elles figurent sur le plan actuel de la ville. D'alors aussi datent les murs qui endiguaient le lac Heou hou au nordouest. Nombre d'édifices publics, de ponts, de rues, remontent à cette époque.
L'année suivante on construisit aussi au midi de Ki-ming chan les temples funéraires de tous les mandarins, morts au service de leurs souverains, dans les temps précédents ; par exemple Tsiang Tse'V;en Sjp ^ ^SC sous les Han; Pien K'oen -|c ^ sous les Tsin; Lieou Jen^chen ^ ^ 9l[ sous les Nan T'ang: Tsao Pin fp i^ sous les Song; Fou Cheou fj^ ^ sous les Yuen.
En 1388, Tincendie dévora le temple de tous les rois et empereurs et les pagodes THen-hiai se 5Ç 1^ ^ e* Neng-rjen se |g ^ ^ subirent le même malheur. En outre la foudre frappa deux fois le Hong-ou men.
En 1391 TEmpereur invita les riches familles avenir se fixer dans sa capitale, magnifiquement embellie par ses soins.
L'intrépide Li Wen-tchong, cousin germain de Hong-ou, et, après Su Ta, son plus ferme appui, était mort en 1384. Deux ans plus tard, Na-ha-tch'ou rentre en campagne avec plusieurs centaines de mille hommes. Hong-ou lui oppose des troupes plus aguerries, équivalentes en nombre, et rangées sous les ordres de Fong Cheng ^ j|^, de Fou Yeou-té lS S É ^t de Lan Yu ]g gg. Harcelé sans répit, Na^ha-tch'ou mit bas les armes et fut créé Comte, conformément à la prévoyante politique du vainqueur. Pourtant Lan Yu eut encore à lutter les années suivantes (1388) contre les Mongols, qui, défaits coup sur coup au nord, et insoumis, n'interrompent guère leurs escarmouches contre les Chinois. //07igou nomme donc (1390) Fou Yeou-té généralissime de ses troupes en Tartarie, et, sous lui, ses deux fils, les princes de Tsin et de Yen, qu'il distribue sagement en deux corps d'armées différents. Malgré les succès du prince Fen, la campagne s'éternise ; elle rend même urgente une contre-marche offensive, à l'ouest vers H ami.
Le roi des îles Lieou-kieou J^ ^ envoie (1393) ses fils et ses frères cadets étudier au Collège impérial de Nankin. Nous présumons qu'il en avait reçu l'invitation spéciale.
L'année 1392 est assombrie par le trépas de l'héritier de l'Empire, Tchou Piao ^^, très justement populaire, et rentré à Nankin cinq mois auparavant (Delamarre). II fut surnommé gjj ^ «le Bon, l'élégant.» L'Empereur convoqua au palais les grands mandarins. «Le D"^ Lieou San-ou 5!) H § d^*- ^^ petit-fils de l'Empereur est de la légitime Impératrice, le vrai héritier de