‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 105 sur 205 · II. MORT DB PIAO, FILS AÎNÉ DE HONG-OU · texte numérisé non relu

II. MORT DB PIAO, FILS AÎNÉ DE HONG-OU

rEmpire. L'intention de TEmpereur fut aussitôt déterminée (1).

La liste des Tombeaux des diverses dynasties indique comme reposant au Hoang ling ^ ^ (Ming Kao ti Hiao ling BQ J^ ^ ^ g|): Hong-ou, sa femme Hiao-ts'e Hoang-heou Ma che ^ ^ ^ Jg- J^ J5 et leur fils /-wen t'ai-tse ^ ;^ ic 'P-

L'Empereur fit enterrer Ma heou ,|^ jg" (9® 1. 1382) et son fils aîné, morts de son vivant, à l'endroit choisi pour sa sépulture ; un tertre immense (triple jadis au sommet, dit E.T. Williams, unique aujourd'hui) y recouvre les trois cadavres, réunis dans ce cimetière dynastique. Hong-ou, qui réduisit de 27 mois à 27 jours «le temps qu'on mettait à pleurer les parents défunts, porta pendant trois ans, contre la coutume, le deuil de l'aîné de ses fils, le père de Kien-wen ti (Hoei ti), son successeur immédiat, (cf. du Halde, I, p. 444.) D'autres estiment, conformément à la tradition, que le cadavre de Piao ^, l'héritier présomptif, le fils aîné de Hongou et de Ma-che, fut déposé à Test du Hoang ling, hors de l'enceinte funéraire, là où des alignements de bases de colonnes prouvent l'existence d'assez vastes constructions, (cf. de Groot, p. 1267, op, cit.)

La mort prématurée du jeune prince (25® année du règne, 4* 1.), six ans avant qu'il pût succéder à son père, devait amener les plus graves conséquences pour la dynastie des Ming, le pays de Nankin, et même pour la Chine entière; on en jugera en son lieu. «Hongf-ou déclara prince héritier l'aîné des enfants de celui de ses fils (c. à d. de Tchou Piao) qu'il avait désigné son successeur avant sa mort. Cette disposition déplut à quelques-uns de ses autres fils, qui aspiraient à ce rang, et fut la cause de grands troubles» (2). La dignité de prince héritier fut dévolue à Hoei ti jg ^ (c'est-à-dire Xien-wen ti) fils de Piao, auquel il devait

(1) Delamarre, op. cit, p. 106. Cf, 1392. 9« lune ^@!-^'JCJjliS$#0^

(2) De Mailla, X. p. 98.— Cet historien mentionne à peu*près tous les fils du fondateur. Après Tchmi Piao, l'aîné et héritier défunt, venaient le Prince de TsHn ^ et celui de Tsin, puis Tchou Tai ^ ^ (aliàs Yong-Jo ^ Ul) envoyé en 1370 à Pékin, comme Prince de Yen, et enfin les titulaires des principautés de aMing, Slang, Tai, Tai, Chou, Tcheou, Pé, Po, Koei....n Certains auteurs donnent 12, d'autres 16 fils à Hong-ou.

Delamarre, relate «en 1391, 4* lune, la nomination de dix fils de l'Empereur comme Princes.» Choang Jpfi (nom posthume Min ^) second fils de l'Impératrice, reçut en 1370 le titre de Ts^in wang ^ ± "Roi de TsHn'' et se rendit huit ans après à Si-ngan fou, centre et siège de son Gouvernement. Il mourut en 1395. Au 15« siècle, l'un de ses descendants répara le monastère où l'on transporta (1625), lors de sa découverte, la "Stèle (syro-chinoise) chrétienne de Si-ngan fou", (cf. Var-sinol. n® 12. p. 54.)

A la 7* lune de 1391, l'empereur confia à Tchang Tsong-tsiun et à quelques autres bacheliers, l'instruction de son petit-fils, l'héritier au trône Tchou Yun-wen ^ ^ jtjt plus tard Kien-wen Hoang-U Sf >C S W » 2* des Ming. D'après Delamarre (1386) Su Ta était gouvernear en second du Prince Impérial.

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