CH. X. DTNASTIE (XXI*) DES MING
v.g. du Hansi men à Tc/i'ao-rien kong. L'historien et Tantiquaire accuseront pourtant le trop pratique souverain d'avoir entraîné^ par cet expédient, la ruine irrémédiable de nombreuses stèles à inscriptions qui, au dire des chroniques, fournirent à peu de frais des dalles pour ce pavage. Le pont de Sai-kong k^iao ||§ X IS fut J}âti aussi par contribution publique, comme son nom l'indique.
Par ordre impérial, Yn-t^ien \fou (Nankin) fut partiellement reconstruit. Ses murs furent terminés la 23' année du glorieux règne; entreprise coûteuse, quasi extravagante, comme en fait foi Tétat actuel de la ville et plus d'une particularité récente de son histoire. C'est Hong-ou qui, en 1391, la doubla en étendue par l'addition de l'immense et plantureux espace compris entre Ts'ing^ liang chan, le Pé-ki ko et Hia-koan. En outre il enferma dans la nouvelle enceinte continue ce qu'on appelle maintenant ^ j||, la ville Tartare.
Je parle d'enceinte nouvelle; ce qui m'y autorise, c'est que Hong-'Ou construisit plusieurs kilomètres de murailles sur le développement total des 38 kilomètres. Il commença le mur de la ville impériale, Hoang-tch^eng, et son propre palais à la 8* lune de la 2® année de son règne (1). Le tout fut terminé en quatre ans (1374). Pour le moment nous nous abstenons de détails plus explicites sur ces vastes travaux, dont on fait honneur, avons-nous dit, h Tactif Lieou Pé-wen; s'il n'en prit point l'initiative, le grand ministre en eut au moins la surintendance (2).
L'on trouvera ci-contre le calque d'un très singulier croquis géographique, inséré à la page 9 des Chroniques |5 /& Jl 2C JH ^^^-jf-^^/Vp[. A première vue, sa déformation perspective, bien savamment intentionnelle pour des Chinois, du plan de Nankin sous les Ming, évoque l'idée d'une influence, sinon d'une provenance exotique. Etrangers et indigènes sont d'accord pour avouer cette impression. La vue cavalière du tracé, assez juste d'ensemble, serait-elle la copie, la réplique d'un plan dressé par quelque missionnaire jésuite cartographe, de passage ou résidant à Nankin (3)?
(1) La ville impériale, plus spécialement le Palais, se nommait Kong-tch^eng ou Nei'tch^eng, "ville intérieure, et sa majestueuse porte du sud : Toini nœn JfQ fl *
(2) J'ai pu constater que les inscriptions (cartouches) de nombreuses briques de la muraille, encore debout entre le Pé-ki ko et T'al-p^ing meji, portent cette mention explicite: «la 10* année de Ilong-ouyy (137H). La matérialité du renseignement a sa valeur.
(3) Remarquons en finissant que, sur le plan ^jj «Nankin capitale des Mingw
1®) Tcheng-yaug men Jt Ym IJ est indiqué en dehors de i:/o/ir/-oJ/ /;jrH, et ce nom f!8t inscrit près d'un pavillon intérieur, contigu, là où on m'a indiqué Ta Ming tnen ^
2°) Slun-siang viei}, porte des éléphants privés est bien auprès et au sud de Saikong-k'iao ^ i ?m pi'ès le Nan-yo-miao to ^ Jffi actuel; mais le Siang-fang ^>^ remise des éléphants est au sortir de Hong-ou meii^ à l'ouest, près de la Ts^iii hoai.