DYNASTIE DES MING (SUITE
KIEN-WEN TI (HOEI TI) (13î)9-1403) DKTRÔNK PAR SON ONCLE—G KNKR AUX FIDKLES.
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Achevons ce qui concerne les Ming de Nankin. Je les désigne ainsi pour les distinguer de ceux de Pékin. On n^ignore pas en effet que les Souverains de ce titre de règne allèrent bientôt s'établir dans cette "Capitale du nord**, qui, depuis presque cinq siècles, demeure (pour combien de temps?) la seule et unique capitale de TEmpire, plus centralisé que jaiqais, au moins en théorie.
Il nous faut tout d'abord résumer largement ce que l'histoire, ou le caprice de la légende, nous a transmis sur le sort aventureux de Xien-wen ti ^"^ ^, le dépossédé, auquel certains auteurs attribuent quatre années de règne.
Tchou Yun^wen ^ ^ JJ ou Hoei ti Jg ^, âgé de 16 ans, succédait donc à Hong-ou, son grand-père. L'héritier présomptif, son père, Tchou Piao ^ g, était mort en 1392, six ans avant l'ouverture de la succession.
D'après la Chronique de KHen-long (Delamarre, op. cit.) l'année 1399 fut la première du règne de Kien-wen, «le modeste, compatissant, bienfaisant.» A la deuxième lune, il honore son père défunt du nom de Hiao-k'ang ^ ^ «pieux et florissant,» — nom ancestral Hing-tsong 9^, «ancêtre florissant.» Tch'ang-che ^ J^, sa mère adoptive défunte, fut appelée Hiao-h'ang Hoang-heou ^ J^ ê Jp ' «impératrice pieuse et florissante.» Sa propre mère, de la famille Liu g, devint l'impératrice douairière. Puis «il nomme impératrice sa femme Ma-c/ie ,B| J^, et son fils Wen-koei i ^' prince héritier. » Avec le concours de Fang Hiao-jou 'jj^^^ dont nous retrouverons le nom, il publie une édition corrigée du cérémonial et des règlements officiels de l'Empire. Cet acte servit d'abord de prétexte à la révolte du Prince de Yen ^, Ven- -wang Tai ^ "^ ^ qui, avec un titre difficilement traduisible et équivalent au terme propre de vice-roi, ou roi feudataire, résidait à Pékin. Selon l'ancienne coutume chinoise, totalement périmée aujourd'hui, les frères de ce Tchou H ou Tchou Tai^ij^ l'aîné (1),
(1) Je lis ailleurs qne Tchou Tai 3C ^9 4« fils de Hong-ou^ restait l'aîné, par la mort de ses frères. Les tombes de ces princes avoisinaient probablement le Hoang ling.