I III. FIN DES MING
siècle, et faire honneur de sa fondation a Hong-ou (1)-
De Mailla, à propos des instruments de K^ai-fong fou, avait cité (IX. 407) un mémoire indigène «où l'on dit (1280) que depuis les Han l'astronomie chinoise avait été changée jusqu'à 70 fois. En dépit de ces adaptations et réformes, la nécessité d'une refonte ne s'en imposait pas moins. Les missionnaires jésuites y pourvurent alors avec assez d'ingéniosité pour que leur œuvre ait pu jusqu'ici, se passer, de retouche essentielle.
Sous Wan-li ( Clien-tsong jj^ ^ 1573-11520), les Japonais avaient infligé d'humiliants échecs à la Chine débilitée, impuissante, incapable d'en tirer vengeance. Sa dynastie sénile semblait dès lors pencher vers sa ruine.
Koang-tsong ^ ^ (1620-1621 Tchou Tch'ang-lou ^ ^ f^. fils de Wan-li ) promettait de faire meilleure figure: après quelques mois de règne, il est empoisonné par les eunuques, aux dires des missionnaires contemporains, bien renseignés sur les intrigues du Palais.
Sous T'ien-k'i Ji Sk (1621-1628) les progrès des Mandchous s'accentuent au nord; l'indigne empereur,' maintenu en tutelle par Wei Kong-hien, l'un de ces eunuques, meurt de débauches à 23 ans.
Tch'ong-tcheng ^ jg (1628-1644) auquel le P. Schall avait réussi à faire observer une éclipse de soleil à Pékin (1642), clôt la liste officielle et dynastique des Ming, émigrés de Nankin, et les derniers souverains chinois.
Les missionnaires eurent à lui improviser une artillerie malgré leurs répugnances bien naturelles, qu'on interprétait pour des sympathies envers les envahisseurs du Céleste Empire. Auprès de Koan-yn men, parmi les premières maisons du village, une
(2) Cf. A. Wylie, TJu! Mongol aatronomical instruments in Fékivg, Leide, Brill, 1878, p. 3G.
Ittm. P. Colonibel, S. J. Missions Catholiques 1888, pp. 102-104.
Trigault, de Christiana Expedit. Le P. Colombel décrit d'après les vieilles relations les 4 instruments fondus j\ K^ai-fong fou et étudiés à Nankin par le P. Ricci. Il suppose «lu'ils ont disparu sous K'ang-hi, quand le P. Verbiest fit prévaloir les méthodes européennes. Quand KUtng-hi vint visiter le Pé-ki ko en mars 1689, cette colline n'était plus qu'un lieu de promenade, v. infra sous K^ang-hi.
Pékin avait conservé deux de ces vénérables reliques qui se voyaient dans la grande cour de l'observatoire avant l'insurrection des Boxeurs. J'ignore si elles ont pris le chemin des pays étrangers en compagnie d'autres antiquités. M»^ Favier en donne de belles photogravures. Ed.