GH. XII. DYNASTIE DES MING. CHRISTIANISME
stèle, dressée par ce Tch'onç'-tcheng , défend d'exploiter les richesses minéralogiques du voisinage, pour ne pas nuire au fong-choei, aux heureuses conditions climatériques et telluriques de la ''Capitale et des sépultures Impériales/' Il ne prévoyait pas qu'en 1897, sous une dynastie tartare, Ton penserait à exploiter, à une demi-lieue de là, des filons d'anthracite pierreuse et qu'il serait question d'y employer un outillage européen (1).
Cependant, les Tartares s'enhardissent au point d'installer chez eux un Empereur (1635), sur les confins de la Mandchourie, avec les six grands Tribunaux, rivaux de ceux de Pékin. Les rebellés, prétendants à l'Empire, surgissent simultanément partout, dans la Chine disloquée, avide de réformes et déchirée par les factieux. L'un d'eux, Tchang Hien-tsong ^ f{ ^ (de Mailla, XI. p. 17), menaçant les villes de Ngan-kUng et de Yang-tcheou, fait trembler Nankin, dont il ravage les abords. Bientôt, refoulé partiellement, il se déclare empereur au Se-tch'oan. Ce monstre de cruauté, qui favorisa, puis persécuta les missionnaires, appelés à sa Cour, périt de la main des Tartares en 1649 (2).
A Nankin, la religion chrétienne jouissait d'une tolérance moins précaire vers cette époque. La faniille Ts'in^, descendant
(1) Quelques puits d'essai sont percés (avril 1897) dans les coUinos, hautes au plus de 200 mètres, nui avoisincnt les "12 p^rottes" Che-rul foi iong. Voir au sujet de ces tentatives d'exploitation des richesses du sous-sol dans la région de Nankin, le Norfh China Duihj Nrws du 28 janvier 1800. Il traduit un long passage de la Gnzeitv de Pékin (22 sept. 189f>) insérant un Mémoire collectif du vice-roi Lieou K^oen-i et de Tclmo Cliou-k^ao i® w^ S' Crouvemeur du Kiang-nou, sur les dépôts d(i fer et de charbon trouvés autour de Nankin et de Tchev-kinvg.
(2) de Mailla XI. p. 20. an. 1649. Tchung hien-ichovg fait tuer au Srfch'oan fTrh'riig-fou)GOO.(Mh., 4(X).000 femmes et 25.000 bonzes dans cette Province. Les PP. de MagalhacJis et Buglio y baptisent des enfants, A cette occasion.
Tiouis Huglio, S. .T. Ll Ln-sr. Tuai-k^o T^ ^ i™ fl* Pj 1 '*'" ajmtre du Se-tch'oan, y baptisa en 1040 le D»" Pieire de sang royal, qui convertit tous les membres de sa famille.
Le P. de Magalhaens alla l'y aider. De ses mains fut baptisé \\n mandarin militaire, Thomas Joi Ton avec tout'- sa famill*» dans une chapelle qu'il avait dédiée ù la S*'" Vierge au milieu de sa propp» maison.
A l'arrivée du terrible Trhnvg Hicn-irhnvg en 1()43. les Pères s'enfuient et sont rejoints et ramenés : On les introduit au palais en 1644. L'usurpateur, extrême en (|ualités comme en vices, les fait manclnrins, leur commande (h s sphèns célestes et terrestres. Lors des insssftcres, les PP. sauvèrent beaucoup de îuonde et \v P. de Magalhaens baptisa une douzaine d'enfants moribonds, tout en courant pour lui-même le.s plus grands dangers. Le tyran se fit couronner à Trh^rng-toii en 164(», "Roi et Empereur de toute la Chine." Les PP. baptisèrent plus de 150 personnes, entre autres le beau -père du tyran, qui était venu de Nankin pour accompagner sa fille. Il reçut le baptême avec son fils aîné, et ils furent nommés Piern> et Paul. Bientôt ses 2 autres fils suivirent son exemple, ainsi que sa mère, ses 2 filles et toute sa maison de rKî personnes. Notes du P. Pfister p. 208. lie tyran, malgré sa frénésie de cruauté, reconnaissait la valeur de notre Religion. Souvent les PP. lui tinrent tête héroïquement. Il fut tué le 3 janvier 1047 d'une flèche reçue au côté dans une escarmouche contre les Tartares. Les PP. faillirent Mre