‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 128 sur 205 · IV. TOPOGRAPHIE. — MURAILLES · texte numérisé non relu

IV. TOPOGRAPHIE. — MURAILLES

mètres, Tancien mur, plus haut, plus large, plus imposant et de meilleure facture, dont nous avons parlé plus haut. Le rempart du sud rivalise seul avec celui-ci.

Ensuite, longeant à l'ouest le lac dans une direction septentrionale, il arrive au nord de la «colline des Bambous violets, Tse-tchon linn ^ fj* ^î ^'où il s'infléchit vers Touest, Jpercé, sur ce parcours, des deux portes Chen-tché men et Kin-tch'oan men (1). Puis, il enclôt au nord, dans une boucle irrégulière, la butte de Che-tse ckan «la colline du Lion», ou encore Lou-long chan, ménageant deux portes en face et à 400 m. l'une de l'autre : Tsongfeou men (Siach'tong men) fermée, à Test, eH-fonij men, à l'ouest, qui laisse passer la route carrossable.

De là, au sud, la muraille rejoint la porte occidentale de l'ancienne ville, antérieure aux Ming, par dessus les deux portes condamnées de Ting-hoai men et Ts'ing^liang men. En additionnant les vieilles et les nouvelles portes, on arrivait au chifîre de 12 ou 13.

B. — '«L'enceinte mesure 96 li (58 kilom.) et enferme la r.s'in hoai.m L'ouvrage chinois d'où nous tirons ce texte et nos cartes, insère ici quelques remarques topographiques, très générales. Il expose avec assez de justesse les dimensions relatives, longueur et largeur des deux parties sensiblement rectangulaires, dont la juxtaposition constitue l'aire totale et actuelle de Nankin. Elles sont, de fait, comme soudées Tune à l'autre, dessinant un étranglement prononcé, à la hauteur du Pé-ki ko et de Ts'ing-liang chan. On l'a vu, les plans indigènes respectent en général assez mal cette configuration, d'où résultent, pour la ville, des proportions si allongées. Presque toujours (est-ce économie de papier?) ils la représentent beaucoup trop ramassée (2).

C. — La muraille extérieure, Tou-tch'eng j^ ;|j| «enceinte en terre», la «grande enceinte», s'appuie au nord sur le Yang-tse kiang et les buttes voisines^ à l'ouest sur les canaux affluents ; au sud elle gravit les collines et à l'est elle traverse la plaine. On remarquera qu'au nord-est elle enserre tout le massif de Tse-kin chan en l'incorporant dans le système défensif de Nankin.

(1) Plusieurs plans récents indiquent, à l'onest de Chen-ich^é-men, d'abord K9 S W rj puis ^ jl| Il toutes deux murées, indépendamment di' la "porte d'eau" nommée W jf^ Hl* Comme aucun passage n'est pratiqué aujourd'lmi entre Chen-tch^ê vieil et I-fong irwn^ soit sur un développement mural de 6 kil., on entrevoit les inconvénients qu'entraîne cette absence de voies de communications possibles, de ce cAté, entre la ville et la campagne. Cette porte ne serait-elle pas simplement la poterne (murée) mé^nagée au coin ouest de la barbacane de Cheng-t^aé-men ?

(2) Ces dimensions, notablement exagérées, doivent se réduire à 38 kilom. ou 9 lieues environ, pour l'enceinte continue des murailles. Une ligne d'une douzaine de kilom. mesurerait la plus grande longueur (nord-sud) de la ville.

236 CH. su. DTNA8TIE DBS UINO. CUHI8TIANISUB.

La grande muraille, aur son parcours de 180 li (115 kil. ou 39 lieues] dit la Glose, ?st percée de 16 portes (1) (où généralement se groupe quelque bourg ou village, orné parfois d'une arcade fortifiée ou d'une simple porte cochère ou d'une arcade entre deux collines).

, Yao-fstng men lé ^ f'i

\ Sien-ho men \^ J^ p^

5 à r est: • K'i-lijig men Sï Jfil F^

Ts-^ng-p'ouo men ff ^ p^

Kao-k'iao men ^ ^ p^

, Chang-fang men jl ~fj ?'i

l Kia~hang men $ R^ P^

\ Choang-k'iao men 11 tfi P^

7 au sud: ' Fong-l'ai men S. SE PI

1 Ta-ngan-U men A ^ S P^

I Siao-ngan-té men j], $ £ f^ Siun-siang men W & P^

1 à l'ouest : Kiang-tong men tt IK P^

l Chang-yuen men ± ?C P^

3 au nord : j Fou-ning men ft W P^

f Koan-yn men K ^ P^

Nous avons dit précédemment que cette enceinte (2), réduite le plus souvent à une simple levée en terre, constituait un boulevard de défense extérieure, une levée fortifiée, une route stratégique, un chemin de grande communication par endroits, une ligne d'avant- postes reliés entre eux, munie de quelques ouvrages, portes ou têtes de ponts, à la traversée de» canaux ou des voies principales (3),

(i) D'up

ri's WiJli&mB, te mur actuel de NRiikiii, Uni

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Sur la liste îles portes âc la grande eiiceiutu de" Tclii^, Chr-tch'fng Koan mni ^J ^ Ri PI est au nord <[<• Kiang-tong mm, & l'ouest de Chr-t'mii Icli'cng.

(3) Keloïoiin d*9 maiixtc'nnnt deux aingiilarités irritantes pour iioti-e curiosité aur la Carte S° XII : 1*) De l'aiiRlc nord-eal de reuceintc crfutlée, se détache un rempart uu>iii« cousidérahlr, allait Tejoî)ldr.^ vers l'est, les hauteurs de Chrii-U'- t-har, ff ^Uj , 'sur la route de Tcheii-kia.ig. Cette levée, je n'oHc tlin' cette muniiUe, <iui asnihle faire partie du Tniiiliniii rira Miiig. au nord, est percée des deux portes Kin men et Roag mcti. Je reviendrai sur ce point trop singulier dans l'étude aur la sépulture de Uong-oa. — 2*) L'n autre tronçon se diricc ver» le sud et réunit Tong-lai men ù ta prande enceinte, D part lia Tuiij-fsi K'iiin et l'on y distingue le Chonng-h'iaa inen ala porte des ponts jumeaux». De ce dernier mur ou rempart, il ue reste que des traces hien iucertatuçs; je me propose d'examiner aussi ailleurs ce problSmc «éocraphique d'intértt local.

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