CH. XIV. DYN. DES TS^ING &UBRRB DE L*OPIUM
qui est en somme le plus sûr guide à suivre pour ces restitutions. — 2®) A l'ouest, du Pé-ki ko à Che-tse chan (Hia^koan), le lac se déchargeait vraisemblablement, nous l'avons dit, par un canal longeant extérieurement les murailles, et passant devant les portes de Chen^ich'é men If ^ p^, Kin^tch'oan men ^ )\\ f^ et SiaO'tong men ij> "^ f^, c. à d. par ce qui servait de fossés sous les Ming, fossés dont les fragments interrompus sont utilisés aujourd'hui pour des rizières. Sur ce point, la carte est d'une inexactitude monstrueuse en fait de proportions relatives (le Pé^ki ko est en plein est de I-fong men)
Dans le bassin du Han-si men, ou d'un point un peu plus à Touest de cette porte, c% à d. devant l'hôpital américain (Philander Smith mémorial hospital) un court affluent de la Ts'ing-k'i dévale des pentes sud de Ou-t'aichan 3i $ llj- Nous avons suggéré ailleurs que ce cours d'eau oblitéré pourrait être jalonné ou à peu près par le ponceau (1) resté sur la rue du Han-si men à la Mission Catholique, par le maigre ruisseau fuyant entre les établissements protestants groupés autour de l'hôpital susnommé, enfin par le pont que franchit Tavenue dallée menant du Han-si men au Temple de Confucius.
Sur notre carte du Nankin actuel, on reco^inaîtra aisément le Hou-long ho ^ f| flj, unissant la Ts'ing-k'i (à l'est de Ki^long chan) aux anciens fossés canalisés^ passant par Pé-men k'iao, et la base nord de Ou-Vai'-chan.
Sur cette carte ^pj, on ne relève aucun indice de communication entre Ts'ing-liang-chan et ces fossés. Aujourd'hui l'eau se fraie péniblement un passage vers le canal extérieur auprès du ts'e-t^ang (temple funéraire) et du P'ai-leou des nFilles et femmes vertueuses» aux bords de l'étang (Siao-i^i hou), orné d'un ilôt portant un kiosque, par derrière le ts^e-t'ang (2) du vice-roi Chen PaO'lcheng. Par là, le ruisseau-fossé Kan-ho-yen ^* }^ f& déverse son trop-plein dans le canal du Ilan-si men.
(1) Le lac Hroii hou est bordé au sud, depuis Tuii-jrinf/ nu n jusqu'au Pt'-ki ko% d'un remblai, contournant les buttes, pourvu d'un haut quai en pierres, qm soutient les tirreb et sur le«iuel s'éta^v la muraille proprement dite.
Le vice-roi Lou |^ jlt Iffit (1H49) aurait voulu creuser un canal de décharge du Hvon-hou débordé au Kianf(,pour débarrasser la réf^ion de Koan-yn mcu de son excès d'eau, le peuple s'y opposa, ce serait fjfâti^r le fony-rhori . De nirnie. Nankin serait perdu si l'on rouvrait les portes, condamnées. Ce fut Mci Pt'-i/fH ^^ |0 o <iui écrivit une loiif^ue lettre au vice-roi pour lui exposer les dangers d'une si téméraire entreprise. Il préconisait l'emploi des norias î Pé-hia-souo-ycn K. 0. p. 9 — 11.
(2) Ce Ts^f'-t^auff est précédé d'un p^ai-favg dressé récemment à la mémoire des vierges, jeunes tilles, femmes mariées et veuves du Chaii(iyiirn hien, qui ont donné des exemples d(; vertu jugée béro'ique : dévouement, continence, chasteté, désintéressement ou mT-nie suicide ! Le Kiançf-ning hi/'n, l'autre sous-préfecture urbaine, a ses monuments analogues dans le fort. de Yu-hoa t^ai.
s II. COURS d'eau. 269
Le Yun^toti ho ^ f^ ^ est suffisamment indiqué en ville au sud-est du Tch'ao-t'ien kong : plusieurs ponts le traversent aujourd'hui.
Remarquer le tracé du ruisseau (très exagéré sur le plan chinois) longeant la route de Siao^ngav-té men et descendant du sud au faubourg extérieur du Nan men. Il existe encore et se trouvait jadis dans le voisinage d'opulentes et vastes pagodes.
La carte figure encore un ruisselet, sans importance, débouchant du sud, hors ville, auprès de l'arsenal (1).
Les fossés de Tchao-yang men h Ilong-ou men sont nettement tracés.
Item le cours d'eau venant de l'étang extérieur du Yen^isio hou (près du tloang^lin), entrant en ville par le bel ouvrage hydraulique voisin de Sié Kong toen jl^ & 1§i et longeant le mur est de la ville impériale jusqu'aux cinq ponts bombés en dos d'âne (2)^ au point marqué Vu ho au sud du palais des Ming.
Les canaux sillonnant la plaine de Kiang-tong men n'offrent aucune particularité saillante.
Avec ces remarques, nous voulons clore ici brusquement notre premier fascicule. Le prochain aura pour principal objet le récit détaillé des vicissitudes de Nankin, occupé onze ans par al' Insurrection T'ai-p^ingn ^ Zp.
(1) Crtto TTiAmc carte XVI présente au sud -ouest do K'unig-fovfj mm :
ffia-sin ho T iS ÎPf
• Tchong-ftin //o 4* jff ÏRT
Chaug-sin ho Jl ^ M Ce dernier est communément appelé Chang ho. Hia-koan, villape en aval, par opposition i> Chong-konn qui existe, moins connu,
en amont.
(2) Les Chinois disent en eflfet beaucoup plus poétiquement : ntleR cinq ponts en forme de dragons» «Ou-Iong Ar*îYio». Ailleurs est le pont «en dos de chameauD Louot^ovo kHao.