ABRÉGÉ
Stèle de la pagode de la déesse T'ien^fei, grandement clémente, universellement secourable.
A. Successeur de Hong-ou, je l'imite en envoyant mes ambassades civilisatrices.
La première d'entre elles fut surprise en mer par une tempête (longuement décrite), et sauvée par une apparition de T'ien-fei.
B. A cette déesse je conférai les titres de hou^houo pimin miao-ling tchao-yng hong-jen p'ou-tsi a protectrice du royaume, bienfaitrice du peuple, . mystérieusement puissante, manifestement fidèle, grandement clémente, universellement secourable». Je lui dédiai un temple hors les murs, sur la rivière du Dragon (ainsi nommée de Lou-long chan j| f| [Ij) plus tard, colline du Lion, à Hia-koan).
C. Depuis, la déesse a favorisé les ambassades venues ici de l'étranger, d'innombrables miracles sur mer. D'elle viennent la paix et le bonheur de mon peuple. Je lui dojp une stèle avec ces vers :
D. «La belle âme de la fille divinisée de Mei-tcheou (1) se promène le matin dans le jardin bleu (2), le soir dans les îles P'ong^lei et Yng-tcheou (3); elle relève les chancelants, elle secourt
(1) Mei-tcheov t§ Jnl patrie de la naissance de THen-fei; d'après le Tch^migtseng cheou-cheng-ki S Jff S W fE> THen-fei était née d'une famille Lin flC^ près du bord do la mer, à Mci-tcl^eou ^ jHl, dans la sous-préfecture Fou-Vien-hien de Hing.lwa-fov au Foi.Men [1Bi ^ 9k ^ M ^ B M W. U VàV\ ^^ R ii iÙ' Cf. p. Hoang, Tsi-chouo fsHuen-tchen H ^ ^ A) fol. 169.
(2) Uiuen-pou jE Q ajardin bleu». D'après le Chofii-king-tchou ^ |fS ^, la montftpue K^oe^n-hicn ^ -^ il] a, selon la fable, trois cîmes : la première, s'appelle Fnn-t^ong 5i iSi alias Pan-son^ ^ ^; 1a seconde Jlinen-pou 2 D) alias Wim-fong vSi JSL: la troisième, et la plus haute, Tsrfi^-^r^'^t^lg JS» alias T'i«n-
(3) Cf. Che-ki, histoire de T/»'iw Chv Iloang & iB IR ^ S >l^ lE, où on lit que Hiu Che ^ ffî trompa l'empereur TsHn Cht- Hoang en lui ensei^ant les faux noms de trois îles fabuleuses dans la mer orientale, savoir : P^ong-lei jj 3JI , Fangtchang J$ p^ ai Yng'tclwou {K /T| , toutes trois habitées par des immortels f^ ^
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les rai])lt'S cl les rcconforlr. Appclce. olle rupond à l'instant; pri{'(? ('11(* cntond aussitôt.
('fi:imi-ti lui conlir !«' trouvcrncinont des iikm-s : ollt* ordonne, et les esprits mjilins sont dissi])(?s. A'ciit, ]»luie. tonnerre, éclairs, tout est iMilcriné dans son sein : à elle, selon son îrr<?, de les lancer ou de les retenir en leur 1(M11])S.
L<'S immenses Ilots, les irrandes vai^ues deviennent calmes et immobiles; les voyay:eurs traversent la mer tranquillement,