DES NOMS DE
■n. ' ... kl
CLAN fSlNG tt], DES ÏÏOMS DE FAMILLE {GHEft^, •
ET DES NOMS INDIVIDUELS [mING ^] (1).
Kou Yen-ou JJS !)^ 1$^ dans son ouvrage intitulé Je-tche-lou B ^ ^ vol. 23, distingue les noms ainsi qu'il suit :
Le sing=(clan, tribu, race) c'est le nom de clan, réser\'é aux princes.
Le che = (famille) c*est le nom réservé aux patriciens, aux familles nobles, qui, par droit de naissance, avaient accès aux fonctions publiques.
Le ming= (individu) c'est le nom personnel, donné aux roturiers, à la plèbe.
Dans l'histoire, on trouve parfois deux noms de clan, donnés au même personnage ; probablement parce qu'on avait oublié auquel des deux il appartenait. Ainsi, le premier empereur, Hoang-ti ^ ^, porte les deux noms de clan Kong-suen ^ ^ et Ki ]j|g; l'empereur, Choen ^, ceux de Koei JJ, et de Yao j^.
Quand on nommait un homme, on ne l'appelait pas par son nom de clan, mais par celui de sa famille (2).
Quand on nommait une femme, on l'appelait par son nom de clan. On voulait par là indiquer, qu'on avait observé la loi sacro-sainte, qui interdisait de prendre femme dans son propre clan.
Dans la chronique de Confucius, intitulée Tch*oen-tsi'eou M Rî il y a cent-vingt-quatre royaumes ou états mentionnés ;
(1) Lps commentaires impériaux mentionnent, sur cette question, une monoprraphie Sinfç-che-lio 51 R ^' écrite par un lettré nommé Tchenfr Kai-tsi fHS ^v î5' sous la dynastie Sonp: ^- Le sujet y est traité au lonp : mais les commentaires n'admettent pas ses conclusions.
Kou Yen-ou cite avec éloges l'ouvrape intitulé Yuen-houo Sing-ts'ati ^ W îHÈllÇ' (vol. 23 p. 12, ci-dessus), qui traite cette question embrouillée des noms.
(2> C'est parce que les anciens «saints» pouvaient pénétrer il fond la vertu de leurs fils, qu'ils pouvaient aussi leur imposer des noms e:i pleine connaissance de cause, dit le
commentaire Je-tche-lou Ln $ ïf S Bc <^ 591 S @J vol. 2, p. 11.
mais il n*y a que vingt-deux noms de olan (ting ^); et oeuz*oi descendent tous des «cinq empereurs», source pure de race chinoise, à savoir :
V T'ai-hao ^jc tH (i^ grand éclat), dont le nom de famille (che £) est Fou*hi ff^ j||, et le nom de clan est Fong J| (1). ^
2® Yen-ti ^ ^, dont le nom de famille (che Jg) est Cban« nong ff JH; le nom de clan^ Kiang j|. -^
3* Hoang-ti )( <^, dont le nom propre (individuel?) était Hien-yuen ff H^; il eut pour nom de clan celui de Kong-suen & %i et encore celui de Ki |g, parce qu'il avait habité le pays de Ki ^. '
4"" Ohao-hao ép ^ (l'éclat secondaire).
5® Tchoan-hiu ^ !^, appelé encore Kao-yang "j^ H,. du nom de sa résidence, dit-on; car il y a bien des versions.