I I. FIN DU ROYAUME DK OU
torix, Roland, Roncevaux et les Aliscamps, Duguesclin et Jeanne d*Arc, si quelque idéal chevaleresque avait jamais hanté ''l'âme chinoise" (1).
(Ph. xxv). Cloche du Temple de Koan Yu. La salle latérale de l'est, de la pagode que l'on trouve à mi-côte de Ts^ing^liang chan, en montant par le chemin pavé, est également consacrée à Koanti, On l'honore aussi en d'autres parties de la ville. Certaines corporations de ^^-i'eou |§|J^ ou barbiers et perruquiers indigènes, l'ont élu pour patron ; choix singulier, car cette classe de gens est exclue des examens civils et militaires, à cause de 'Tignominie'* de leur profession.
Nos monarques nankinois du royaume de Ou furent détrônés (280) par Che tsau, fondateur (265) de la dynastie olïicielle des Tsin; sous le nom de Ou ti, il reconstitua l'unité chinoise, unité factice alors, dont les historiens indigènes s'appliquèrent à dissimuler plus tard les infortunes. Dans ce but, ils produisirent deux souverains légitimes, de 221-265, comme se rattachant à la lignée des Han : ainsi Tite-Live arrangea certaines pages moins glorieuses des annales romaines, devenues sous sa plume aussi fantaisistes que telles fictions patriotiques de l'Enéide !
A propos de ce Che tsou Ou ti, le supplément du Dictionnaire de Perny (p. 55) s'exprime ainsi :
— 265-290, 1®' empereur de la branche des Tsm occidentaux, Si Ti>in, 8® dynastie : aSe-ma Tchao avait subjugué le royaume de Chou. Son fils, Se-ma Yen s'empara du pouvoir dans le royaume de Wei et imposa à sa dynastie le nom de Tsin ^. Il octroya à son aïeul le titre de Siuen Iloang^ti ; h son père celui de Wen Hoang-ti. Il parvint à s'emparer par une ruse habile, de la ville de Nankin et se trouva maître de toute la Chine.» La cour restait toutefois à Lo-î/ang. — L'auteur cité dit encore (p. 55) : Branche des Tsin orientaux, Tong Tsin — Yuen ti, 5® de la 9® dynastie (neveu du fondateur) 317-322. «Les anciennes capitales Tch'angngan et Lo^yang étant occupées par les insurgés, il transféra sa cour à Nankin.» Telle est la raison originelle de cette dénomination de Tong Tsin, ou Tsin orientaux.
(1) Cf. de Groot, T. I, p. 105; *^Les fêles annuelles à Eniunt (Anwi/)." — Mesny'a Chincae Miscdlamj, vol. I, p. 119,120, 299.— Les Missions Catholiques, XIV. 1882, p. 147.— Bévue de Vhist. des 1îeligions,T.XIU, n* 2, 1886; article de M. Imbault-Huart. La Gazette de Pékindw 22 janvier dernier (1807) contient les édits impériaux fixant les dates des sacrifices il Confucius et aux deux dieux mentionnés. Â Nankin le vioe-roi a rendu des décrets analogues pour les temples de sa bonne ville.