‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 67 sur 205 · CH. III. LES NAN-SONO · texte numérisé non relu

CH. III. LES NAN-SONO

re, dans son palais du lac Yuen-ou 7C|S (^^^^^ ^^^ ^ÎM)* ^^ capitale fut alors dévastée par un immense incendie et des inondations au mois d'août. Vers cette époque (X®L. 430) on mit en circulation des sapèques du poids de quatre Tchou B fjc !(. V. Sapèques .V 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65. 66, 67. 68, 69. Dix-sept ans plus tard, on en fondit qui valaient deux sapèques chacune; cette monnaie fut supprimée au bout de quelques mois (448).

Nous extrayons du P. de Mailla (V. p. 36) les éléments de Talinéa (1) qui suit. En 430, Sonrj Wen ti aurait envoyé une armée contre To^pa-to ^ ^ fd (420-452), prince de Wei U|, pour revendiquer ses droits sur le Ho-nan {^ fg «province dont son père Song Kaotsou ^ 01 jJË. s'était rendu maître, lorsqu'il avait pris possession de Tempire». Il excluait pourtant «le Ho-pé fpf :([^, c.à d. la partie de cette province située au nord du Hoang /îo». La guerre durait, encore que «le prince Ho Lien-ting ^ jÉ ^ (428-432) de Hia g (407-432), députa une ambassade kKien''k\ing ^^ pour demander la paix à l'empereur, et lui proposer de se liguer avec lui pour abattre la puissance des Wei |^» en partageant ce Ilo-pé, To-pa-to, indigné d'apprendre que les Song et les //ta avaient formé alliance en vue de s'approprier ses propres états, assembla une puissante armée et marcha en personne contre le prince de Hiaj dont il conquit presque toutes les provinces.

Les présages d'heureux augure «ibondèrcnt vers 430. «Le phénix, fong-hoang ^ ^, apparut sur la ville de Kien-k^angi»^ notent les chroniques. On la dénomma, en conséquence, fong^ hoang li i^ S M» «la ville du phénix)). Fong-hoang t^ai M.M^ quartier connu encore à Nankin, perpétue le souvenir de cet incident. Puis, des moineaux blancs perchèrent (V® L. 431) dans la salle du «Commandant de l'aile gauche)) (^^/jï). Quelque temps après (III® L. 435) l'empereur invita ses mandarins à un banquet somptueux, servi dans le jardin nommé Lo-ynou yuen ^ ^ ^. Le but de ce repas était de préserver de tout malheur la famille impériale durant le cours de Tannée. Cet usage est encore en vigueur chez les lettrés d'aujourd'hui, qui l'observent le 3® jour de la 3° Lune.

Les désastres pourtant se succédaient sans interruption. Après un tremblement de terre (IV® L. 435), on eut à subir des inondations; le gouvernement fit distribuer du riz aux inondés et les dispensa d'impôts, à l'automne.

A la suite des audiences du jour de l'an, l'empereur tomba malade (436). Lieou I-k'ang |Pj |Ê j^i prince P'ong-tch'eng wa?ig

(Ij Kn 454, KoiiK It* rô^'iu» suivant, on fabriqua dos sapèques de quatre Tchou fort minces. TrhoUy Chou, ancienne mesure égale à 100 grains de mil (Williams, syll. dict). En 465, sous Song Ming ti, ou abolissait encore l'usage des sapèques valant deux tchou; voir sap. N**» IIC, 117, 11>». Puis, l'année suivante, on interdisait toutes les sapèques nouvelles ; les anciennes seules avaient cours légal.

je renvoie aux traité» spéciaux de numismatique poui' les innombrables particnlarites de ce genre.

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^ M I supposa (IIP L.) un faux décret et mit à mort le grand ministre T^an Tao-tsi ^ Jg ^, Le même jour, un tremblement de terre ébranlait la capitale; et la même année, la foudre frappait le Tch'ou-ning ling ÎQ ^ |^. la sépulture impériale de Song Ou (i 5|c 1^ ^. Si l'on comprend bien le texte, il semble que le tonnerre traça quatre lignes symétriques sur le tombeau (1).

Nouveau tremblement de terre en 438 (VIPL.) ; le sol nankinois n'avait pas encore acquis l'assiette définitive qu'on lui connaît aujourd'hui. Les volcans des environs (notamment les cratères éteints de Lou-ho, Tse chan, Fang chan), gardaient probablement des restes d'activité intermittente, fort désastreuse à ces époques.

Song Wen ti manda à sa capitale un lettré du Kiang-si î£'S^ nommé Lei Ts'e^kong ® ^ ^ ^ ^, dont le mérite demeurait inconnu. Ce lettré ouvrit une Université à Ki-long chan I9I IS llj, de concert avec le préfet de la ville (Tan-yang ^ |^) Ho Change tche jpj iiSj Jè' doï^t le talent consistait uà approfondir les choses mystérieuses» (^ ^). Ils furent aidés par Ho Tch'eng-t'ien jpj ^ 3Ç, précepteur du Prince héritier et docte historien (^ ^), et par l'illustre littérateur Sié Yuen tê it^ ^' ^® collège prit le nom d'Université des Quatre Arts (jg ^) (2).

En février 439, l'empereur présida l'inspection militaire traditionnelle, hors de la porte du Nord. A la fin de l'année, Lieou

11) Je a ® m u w 1^ p S P3 ig wi.

(2) De Mailla (T. V, p. 44) s'exprimo ainsi : «L'empereur commença par faire bâtir un magnifique collège à la montagne Ki-long chan h neuf hj ào Ki&n-kang^ où il rassembla un grand nombre de jeunes gens pour y 6tre instruits sous d'habiles maîtres ; il en fit bâtir un Fécond à Tan-yang. Le Prince héritier, A, l'exemple de l'empereur son père, en fonda aussi un pour l'histoire, et Sieï-jruen un quatrième, oil l'on se proposait d'expliquer les maximes et l'histoire du Choii-kijig.n Le ^^Docieur Lei-iscfsovg'' rédigea les règlements et programmes de a-s quatre collèges, puis retourna dans sa solitude de icLiu chan, entre Kieovkiang fou et Nan-kang fou.n

On l'a remaniué, le texte de Mailla porte «à neufli de Ki-îong chany*. C'est peut-Atro deux li qu'il faut lire, et ce collège aurait été éh^vé aux envii-ons du Pckiko, car sa forme arrondie a fait donner j\ cotte colline le nom pittoresque et descriptif de "butte de la cage à poules", Ki-Iong chan, vocable très usité en Chine. (Ce Ki-long est aussi le ^^Ke-lung^* de Formose). Quant au Tan-yang de de Mailla, rappelons qu'il ne faut point confondre le Tan-yang kiun Ty f^ Ç||, portion du vieux Nankin, avec le Siao Tan-yang ij^ 7X Y§J de la région méridionale. La carte */i7 porte un Tan-yang hien h. la hauteur de San chati, un peu au deh\ de la ville Tan-yang kiun. L'ambassade hollandaise (de Jean Nienhofif, publiée en 1657) venant de Ou-hou, découvre, à 90 stades de lîl, «la ville capitale de Teytong (Ta-tong? ;\ l'ouest) dans une île du Kiang. Aucuns la nomment Tan-yang et quelques autres T^ai-p^ing.n Ensuite se présente «la montagne Tien-muen, puis le lac de Tan-yang, qui a environ 300 stades de longueur.» Le m^mc jour, l'expédition arrive îl Nankin (cf. op. cit. p. 130). Il est difficile d'ordonner cette confuse description géographique. Le Siao Tan-yang d'aujourd'hui est traversé par un canal qui sépare cette petite ville en deux parties, dépendant respectivement du ressort de Nankin et de T^ai-p*ing fou. Cette ville s'appela Tanç'tou, de Mailla, XII, 39.

78 eu. III. LES MAX-SONG, 420-479.

Chao m g|, le Prince héritier, occupa son palais, nommé Tong^kong Ht 'ër ^^'' pour sa défense personnelle, s'y constitua un bataillon de gardes du corps.

Kuen-c/ie ^ p^ l'i m pératri ce-reine, décédée à la 7* lune de 440, fut enterrée deux mois après au Tch*ang''ning ling ^ ||[ j^l (IX* L.). Par décret impérial. Lteou Chen |P| fft fut exécuté, et Lieou l'k^ang 99 K jft« prince P'ong^tch^eng "wang ^ jJE J eut à quitter la Cour, pour aller prendre le Gouvernement du pays de Kiang-tcheou fJl ji\ (KieffU^kiang au Kiang-si).

L'empereur, dans une visite à l'Université des lettrés, combla de cadeaux les plus méritants des élèves (III* L. 442) et bâtit la même année le Kouo-tse hio B «^ 2^. collège réservé aux fils des mandarins.

Au début de 443, d'importants travaux furent exécutés sur le front nord de la capitale : on ouvrit deux portes de la ville T'ai tch'eng ^E M' celle de Test, désignée par le nom poétique de Wan-lch'oen 3ï ^. «les dix mille printemps» (ou la porte de Taménité) — et celle de Touest, appelée Ts'ien-ts'ieou ^ ^ «les mille automne» (ou la porte de la longévité). A la 2" lune, Tactif Song Wcn ti passa en revue ses armées à Pé-hia tch'eng ^ "p j|j|* près du groupe de collines qui boursouflent la plaine, au sud de Mou- fou chan ^ J^ \}S, au nord-est de la porte Cheng^tch'e rneii jpf ^ P^- A la fin de Tannée (4i8) un décret impérial prescrivait de préparer les champs que devait cultiver le souverain en personne. De l'ait, il accomplit le mois suivant (I* L. 444) cette cérémonie rituelle (^ ^ ^ i| Q) connue sous le nom de Labourage impérial. Lors d'une inondation estivale, il eut encore à distribuer au peuple des vivres et du combustible. Ces désastres périodiques prouvent combien le drainage des eaux de la capitale laissait dès lors à désirer. Malgré de louables améliorations ultérieures, et dont il ne faut point juger par l'état de décadence actuelle, jamais ces travaux de canalisation générale ne furent amenés, dans Nankin, à un état satisfaisant. La vieille cité souffre encore chaque année des conditions désavantageuses du relief de son sol; mal presque irrémédiable, aggravé par l'abandon séculaire des anciens ouvrages hydrauliques. L'apathie contemporaine du peuple et des mandarins locaux ne saurait pourtant trouver une meilleure sphère d'activité !

On apprendra avec intérêt qu'à la IIP lune de 445, Lieou Chao ^ gj, le Prince héritier, sacrifia en personne, probablement par délégation impériale, au Philosophe moraliste Confucius, dans le Kouo-tse hio g -f ^^ Icî Collège des fils de mandarins. Cette date jalonne utilement la route historique, que devait suivre l'évolution progressive du culte officiel confucéen. Cette étape primitive était à signaler.

Le Général Lieou Tsiun gij j^ Prince Ou-ling waiig fëÇ^^, partit en guerre cette môme année (VIP L.) contre les '^barbares"

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Ynen-mien man j|jj ^ ^. Il ramena plus de 14.000 prisonniers à la capitale.

A la IX® Lune, l'empereur offrit un grand repas d'adieu à Lieou I-ki gïj H $, Prince Heng-yanq v^ang ;^ |^ 3£, qui allait prendre le gouvernement de Yeii-tcheou ^ >|'j«| (Chan-tong). Ce banquet eut lieu à Ou-tchang kang ^ i^ ^, c. à d. près des collines qui, au nord, dominent le lac Heou-hou ^ JjjJ^ au N. E. de Chen-'tch'è men )jl^ ^ P^. Ces collines, médiocrement boisées et assez pittoresques, sont totalement désertes aujourd'hui. Signalons encore que pendant Thiver on recreusa la lit de la Ts'in Hoai ^ f|É et qu'on entreprit des travaux analogues dans les plaines de Hou-chou Jjg ^ au sud de Fang chan "jf [Ij. Mais la principale entreprise de ce genre est celle qui eut pour but d'endiguer les marécages du nord de la ville. Le lac Yuen-ou hou 5c |ÊC IJfl ^"^ alors créé (VP L. 446). Dans le parc de Hoa-lin yuen ^ :^ g on éleva la butte artificielle de King-yang chan :3t ^ llj, peut-être avec les terres de déblai de ce lac (1).

A l'automne, l'empereur alla proposer des sujets de composition aux élèves du Kouo-tse hio, le Collège des fils de mandarins. (2).

La peste sévit à Nankin durant l'été de 447. A la seconde lune intercalaire de 448, l'on organisa une grande chasse militaire au champ de manœuvres nommé Siuen^ou tch'ang g HÇ ;^. Le mois suivant l'on dressa aussi des tentes sur les hautes collines de Mo-fou chan (aujourd'hui couronnées de canons), en vue d'une chasse impériale. Tout indique que cette région montagneuse était garnie de forêts et de taillis. Du reste, les traditions locales n'en font remonter le déboisement qu'au début de ce siècle.

Les murs de la capitale furent percés de deux nouvelles portes : Tch'ang-ho men ^ Bfl P^ et Koang-mo men S^ ^ f^- Bientôt la première devint Tch'eng-ming men JÊ^ 0^ P^ et K'aiyang men ^ ^ P^ fut changée en Tsin-yang men ?$ |^ P^.

A la V^ Lune (448) un dragon vert apparut au lac Yuen-ou hou 7C ;^ ^ et deux jours après, on y vit encore un dragon noir. Cette même année, Song Wen ^ Jjç ^ Ç^ allant visiter Kiang^-ning Ûl ^ (alors sous-préfecture, aujourd'hui simple village appelé Kiang-ning tchen) à 40 li à peu près au sud de Nankin, au delà de Pan k'iao ?R 1^^ passa près du tombeau de Lieou Mou-tche 9i ^ i.> auquel il offrit un sacrifice.

(1) On pourrait voir dans ces aménagements dos étangs au nord du Pé-inen kUao, l'ongine de la haute et massive muraille qui endigue encore le lac à 4 îles (Heoii hou) de FoU'tcheou chan au delà du Pê-ki ko. Les restes du T^ai t^chciig et du parc impérial Hoalin [Mo-ling au III* siècle) auront été incorporés dans ces travaux, remaniés partiellement sur un meilleur plan au XlVe siècle, sous les Mlng, v. iufra.

(2) En 435, un gouverneur de la ville de Tan-ijang avait rédigé un placet contre le bouddhisme, qui «entré en Chine depuis 400 ans, l'a couvei-te de temples, do pagodes et de tours.» Le mémoire concluait à la destruction de tous les édifices bouddhiques, avec défense d'en ériger de nouveaux. Song Wen ti accorda la requôte par un décret, resté probablement lettre morte (cf. de Mailla V. 42).

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Ce fut probablement aussi pour sacrifier au tombeau de ses ancêtres qu'il se rendit encore à Tan-t'ou ;fl- ^ (au-delà de Tchen^ kiang), dans les premiers mois de 449.

Song Wen ii, on l'a vu, encourageait la culture des lettres; sous son règne, les bonzes jouirent d'une pleine liberté et parfois des faveurs du souverain. C'était pourtant aux arts de la guerre plus qu'à ceux de la paix qu'il avait souvent à donner ses soins, malgré ses goûts peu belliqueux. Ainsi, à la 2' lune de 450, il eut à repousser une attaque soudaine des troupes du royaume de Wei IJ^. La panique fut telle, à Nankin, que l'on congédia les élèves du Kouo-tse hio |3 -^ i$, cette sorte de Collège des Nobles. A la fin de l'année (II® L.) le roi de Wei gj campait avec ses troupes auprès de Koa-pou /K. ij^, un îlot en aval de Hia^koan^ au delà de Si-hia chan. L'épouvante était à son comble dans la capitale, d'où l'on pouvait presque apercevoir Tavant-garde des ennemis. L'empereur commit le général Lieou Tsuen-k'ao S!l^^ à la défense des ouvrages militaires du Yang-tt^e kiang.

Cependant, aux premiers jours de 451, les troupes du royaume de Wei se retirèrent et l'empereur se rendit en personne à Koa-pou JJt ;^. Rentré dans son palais à la 3® lune, il visita, dès le lendemain, les sépultures impériales du Tch'ou-ning liiig ^ ^ gf.

Un tigre féroce ravagea les environs mêmes de la capitale à l'automne de 451. Plus terrible, la peste l'avait désolée à la 4* lune.

Au commencement de 453, l'empereur donnait audience aux mandarins dans la grande Salle T'ai-ki tien JC ^ ^ * soudain un épais nuage couvrit le palais. C'était un funeste présage; ce règne accidenté se termina par une révolte, aggravée de guerre civile. A la 2* lune, Lieou Chao §l| g)), l'héritier présomptif, assassinait son père Song Wen li et massacrait les mandarins qui lui restaient fidèles, avant de se déclarer lui-même empereur. Lieou Tsiun §l( J^, Prince Ou-ling \va?jf/ ;|ËC ^ I^ déclara (1) bientôt la guerre au nouveau souverain. A la 4" lune, il arrivait à SÛI-/ÛI Jgf ^ (Sin-lin p'ou 3gf j^ |^, auprès de Snn-chan ^ [Ij, au S.O. de Nankin). Non loin de là, à Sli^-t'ing ^ ,^. (nouveau pavillon) il mit en déroute le parti de Lieou Chao ^Ij g|. Six jours après sa victoire, il montait à son tour sur le trône, changeant le nom de Sin-t'ing «nouveau pavillon.» en celui de Tchong-hing l'ing 4* :^ '^ «pavillon du renouvellement.»' Enfin, à la 5° lune, le Prince Ou^ling \v\i7igf |ËC ^ I^ désormais Song Hiao-ou ti 5|J ^ ^ 'ïiîî s'empara de la capitale et du palais. Lieou Chao et les siens périrent dans la défaite (cf. de Mailla, V. p. 92, pour le résumé succinct de ces événements, que nous détaillons d'après les chroniques locales).

(1) L'empereur Song Wen ti fut eutcrrc i\ la III® lune de i53 au Tch^ang-iiing ling

{ II. SONG HiAO-ou Ti, 453-465. 81

On juge quelle tranquillité pouvait goûter le pays de Nankin, en proie à ces révolutions périodiques ! La légende favorite d'une Chine immuable et pacifique, indemne par goût et en fait des horreurs de la guerre, n'a pu s'accréditer qu'au mépris de toute évidence. Ou plutôt, l'ignorance, qui la créa, la perpétue sans variante. Il est vrai que, nulle part au monde, on ne prêche aussi verbeusement que ne le font les moralistes de la doctrine confucéenne, la réforme du cœur, la fuite de tout excès, les vertus moyennes et paisibles, l'hygiénique sage équilibre des passions, avec un loyalisme inébranlable envers le souverain, Fils du Ciel, non pas empereur de droit divin, mais empereur divinisé!

§ Il

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