HIAO-OU TI, 453-4G
A peine intronisé, Song Hiao^u ^t 5^ # ^ ^ se rendit dans la ville de Tong-fou tch'eng ^ j|^ ift (cf. plan 1/17) et y visita les sépultures Tch'ou-ning ling ij ïf 8I ®t Tch'ang-ning ling M W SI' ^'<^tait la pratique habituelle, et les souverains que le crime et l'assassinat, voire même le parricide, amenaient au pouvoir, n'osaient se soustraire à cette coutume, commandée par la «piété filiale.»
Notre souverain, qui fonda de nombreuses pagodes, accomplit à Nankin même, en 460 «la cérémonie de labourer la terre, dont les fruits sont offerts dans les sacrifices que les empereurs font au T'ienyy De Mailla, V. p. III.
D'après Pauthier {Chine moderne, I, 64), en 443, on avait élevé à l'est du Chang-yuen hien, le Keng-tan "autel ou terrasse du labourage." Celui qui conserve cette destination est aujourd'hui au sud-est de Hong^ou men, en pleine campagne. Il est postérieur à la reprise de là ville sur les T'ai^p^ing.
La dernière édition des chroniques locales assure que sur la colline Yen chan jft llj, au nord-est de NieoU't'eou chan ^^ |I{, à 15 kilom. de Nankin, on doit trouver, près du tombeau de Tch^en Iliuen ^ Jf, la villa de Chen Yué gt îÉ' mandarin de la dynastie des Ming, Or, à côté de cette maison, elles indiquent le tombeau de l'Empereur Song Hiao-ou ti tIc ^ f^ $• le King-ning ling jj^ IJÇ gf, et deux autres tombeaux d'impératrices: ceux de Lou t'ai-heou ^ 'k B' ^* d^ ^^ hoang-heou ^ ^ ]§. de la même dynastie. Les environs recèlent en outre les sépultures de plusieurs eunuques (1) et généraux (2), célèbres sous la dynastie des Ming.
A la 10* lune de la première année de son règne, Song Hiao-
(1) Par exemple, Z/Ouo Tckf-ytienf^i, ^ ^S*
(2) V. g. Mao-yuen ^ 7C-
8S CH. in. LES NAN-80Na, 420-479,
ou a rendait publiquement la justice dans la «salle d'inspection généi^le des soldats» ^ ^ ^, II fit bientôt commencer (454) les travaux du palais Tcheng^koang tien jE :)Ë A- Les constructions d*alors, essentiellement caduques, s'improvisaient avec une dé* plorable facilité.
Au début de cette année, Lieou I^Siuen |fj| H ^, Prince N&n^hiun wang ^ {fS £1 tente une révolte. Comme ses fils se cachent aux environs de Kien-k'ang J^ ^ et de Mo^ling i^ ^, on arrête tous les mandarins locaux, préfets et sous*préfets, de fidélité douteuse. Le chef des rebelles est défait à Liang c/ian ^ llj (au bord du Kiang^ au S.O., près T'ai^p'ing fou ^^c ^ JJÏ) au commencement de l'été. Pendant Thiver, on ouvre un vaste chantier pour bâtir une pagode à Confucius.
A l'automne de 455, l'empereur passe en revue ses troupes au Siuen-ou ich'ang ^ ||Ç i^. L'année suivante, il inaugure un nouveau règlement, d'après lequel il recevra ses mandarins en audience publique le 1"^ et le 15 de chaque mois lunaire. A la 6® lune de 455, et à la 5* de 456, il tient une sorte de Cour de justice pour le peuple, dans son parc de Hoa-lin yuen ^ ^ |y.
Nankin est éprouvé successivement par l'inondation, la peste et les tremblements de terre (1). Puis Kao Ton ^ ^ fomente une insurrection. Ses projets sont découverts à temps, et il est mis à mort.
De même, Lieou T'an HHIi, Prince King-ling wang ftl^ ï et Gouverneur de Nan-^yen tcheou '^^j\\. se réxoUe h Koang-ling ^ g^ (ou Yang-tcheou), Le général en chef Chen K'ing-tche ^ jm j^ écrase la rébellion, et on lui dresse un arc de triomphe au sud de Che-Veou (2).
Dans les derniers jours de l'automne de 459 (IX® L.) on transforma la Terrasse méridionale du sacrifice au Ciel, Nan~kiao t'an fg ^ J^, à l'ouest de Nieou-t'eou chan ^ ^ {ij, ainsi que la Terrasse septentrionale, Pè-kiao t'an :(t)3JJÈ^ au nord de Tchong chan ^ llj. Puis on construisit, hors de la porte de l'ouest, des appartements spéciaux pour l'impératrice, qui, la saison venue, y allait se livrer aux divers travaux de la sériculture jjc ^ jp Sl "ë i^ IS 515« En fait, la souveraine s'y rendit pour la première fois à la 3® lune de 460. Mais il semble qu'à défaut d'occupation «érieuse, il ne faut voir là qu'une cérémonie symbolique et officielle, le pendant de celle du Labourage impérial, encore en vigueur aujourd'hui.
Cette année fut close par une visite que fit l'empereur au Tribunal du Préfet des châtiments; il y rendit la liberté à tous les prisonniers. Puis (2° L. 461) il présida l'inspection générale des troupes à l'ouest du lac Yuen-ou hou. Le mois suivant, il
(1) Inondation à la 1*" lune de 457; grande poste à la 4* lune; tremblement de terre à la 4« lune de 458.
I II. 80NG HIAO-OU Tl, 458-465. M
alla à Kiang^cheng hien JQ ^ (près de Si-/ita chan), offrir des sacrifices sur la tombe des anciens ministres Wang Hong 3E ?/- ^t Wang T'an^cheou 3£ ^ '^. De retour, il fît élever la grande salle Ming Vang ^ ^ au sud du Kouo-hio ; et il y sacrifia pour la 1*^® fois à ses ancêtres au début de 462. Alors aussi on aménagea une longue piste pour les courses de chevaux; elle partait de la porte TchoU'tsio men ^ ^ P^ au sud et arrivait du nord au lac Yucn-ou hou jC^^ (1). La porte Ta-hang men ^ f^ f^ date de cette époque. Yn Chou-i |îife'i|, une des concubines impériales, mourut cette année et reçut le titre posthume de Koei-fei jf^ (2).
Curieux détail : on disposa alors auprès de Fou-tcheou chan ou dans les flancs de cette colline, enfermée aujourd'hui dans Nankin, une glacière pour conserver de la glace jusqu'à l'été.
A la 10® lune de 462, l'empereur permit d'exhumer les corps qui se trouvaient dans le Chang^^lin yuen Jl ^ JE ®* ^® ^^s déposer ailleurs.
Nous trouvons dans les chroniques, qu'au commencement de l'année 463, il passa l'inspection générale de ses flottes au lac Yuen-ou hou 7C^ jlft- On peut en inférer légitimement que ce lac communiquait alors avec le Yang-tse kiang et que d'autre part, le souverain de Nankin ne disposait à cette époque que d'une flotille de barques à faible tirant d'eau. Souvent ainsi, de grands noms recouvrent de mesquines et médiocres choses.
L'empereur entreprit ensuite la visite officielle des régions du Nan-yu tcheou ^ jfi ji\ (T^aUpHng fou) et du Nan^ijen tcheou ^ ^ »}jl\ (Hou-tch'e hien flf BpT JH au Ngan-hoei).
Une bourrasque renversa au printemps une partie (Soei^tao ^ ÎE) d^ ^^ sépulture impériale Tch'ou-ning ling i^j] ^Ç è, ainsi que le T'ong-t'ien t'ai jf 5Ç $ (3)-
Song HiaO'Ou H ^^^*^ alla plusieurs fois rendre la justice au peuple dans les villes voisines de sa capitale. Il y mourut à la 5° lune intercalaire dans la salle Yu-tchou tien ^ j^ g^.
On l'enterra au King-ning ling ^ ^ U.
Lieou Tse-yé glj -^ ||, le Prince héritier, monta sur le trône le jour même du trépas de son père. L'impératrice-mère Wang
(1) Cette pisto fut détruite eu 404 et rétabli© l'anuco suivante.
(2) Tn Koci-fei )|9! )t JB fut eutcn-éc i\ Long chan Hll] (ou Yen chan ^ |lj , cf. supra), la colline auprès de laquelle on admire les ruines de la pagode Tsing-ming se 1^ TO ^ à 123 // au sud-sud-est de Nankin, non loin du tombeau de l'eunuque Louo Tche-yuenf^^ ^. Song Hiao-ou tl y éleva une pafode en l'honneur de cette concubine, dont la tombe fut violée, en 465, par l'empereur Song Fei ti 35 ™ W» Q^* détruisit également la pagode de Sin-ngan se Wt 9^^ annexée à la sépulture.
(3) Tong-t'icn Val S 5C S> d'après le 'Tei-wen-yun-fou" {^ iSC IS ji^) était, sous la dynastie des Han ^ (221-2G5), une espèce de maison ^ étage à l'usage des magiciens flll A, qui recevaient là les communications des esprits célestes. Voici le texte des OhroniqueB H |Il st 3^ K 1SI ' ^ Nankin, c'était probablement nne sorte d'observatoire-