DYNASTIE DES LIANG (X
QUATRK EMPEREURS en 55 ANNEES CAPITALE NANKIN (502-557).
Siao Yen jjf fif se résigna à son destin : à la quatrième lune de Tannée 502, il se décerna le titre d'Empereur, à Nankin ^iCienk^ang) même, et détrôna Ho ti ^ ffj^^ le dernier souverain des Ts'i ^, auquel, comme fiche de consolation, il octroya un titre de Pa-ling wang d B! 3E-
Lui, devint Liang Ou ti ^^^t Tun des plus brillants monarques que posséda jamais Nankin. A peine assis sur le trône, il congédia ou distribua à son armée les 2000 concubines du règne précédent, et finalement (on devait s'y attendre) il fit disparaître Ts'i Ho tij exécuté en secret (âgé de 15 ans). Comme d'habitude, d'horribles tueries déciment la famille impériale, si elles ne l'anéantissent point. A l'endroit même de sa naissance (dans le coin sud-est de la ville actuelle). Ou ti constitua la Préfecture de T'ong-hia hien [^ J H (1).
L'ancien ministre Siao Yen, couvert du sang de deux empereurs et de six princes vassaux, passe donc pour le fondateur de ces Liang ^ dont il ouvre la liste, sous le nom de Kao-tsou Ou H il£ JË ^ ^ (502550). Il en demeure, du reste, la plus brillante illustration. N'oublions point que les Wei ^ commandaient au nord de la Chine, pendant qu'il régnait sur le sud-est (2).
(1) Une tradition foit accréditée le fait naîtn* an site dv- la pajrode Che Koan-yn se 5 K a ^, élevéo sur uiio roche de grès roiigeAtre, solitaire dans le coin sud-est de Nankin, il un demi-kilomètre an nord de l'Arsenal. Ce point fut un des premiers occupés sur les bords de la Tn^in houi, dont les crues le respectaient, et son histoire se confond avec les plus antiqn^'s souvenirs des origines nankinoises. Plus liant, nous avons dit que dos documents indigènes désignent le ])ourg d(> TU)ng-hia. du Mo-Ung hien, comme la patrie de Liang Ou ti.
(2) On lit en l<*te du V* vol. de VHiafoirv du P. de Mailla que «lorsque Licou Yu monta sur le trône en 420, la Chine septentrionale était partagée en six royaumes : 1**) Celui de IFri, fondé jmr h s Tartares de la famille des To-jni, qui en occupaient la plus grande partie...» En 492, Topa Jwng, prince de Wei^ est encore signalé comme vassal.do ThH Ou ti, empereur régnant A Kien-k^nng (Nankin). On lit également dans le mOmo ouvrage (V. p. 1C5), fin'en î.>.'), sous T.-*'? On ti, ce To-pa-hong «fit une nouvelle distribution des états qu'il possédait dans la Chine. Il les partagea en 38 TcheoUy ou départements : 25 dans le Ho-nany au midi du Hoang hOf et 13 dans le Ho-pé^ au nord de ce fieuve».