S2 CH. VIII. HBOU OU-TAI
adopta le calendrier, signe d'allégeance. Il protesta en outre qu'il 86 contenterait du titre officiel de Kouo-tchou g| ^, ''maître du royaume" (1).
Les murailles de Kin^ling furent complètement réparées en 959, ce qui n'indique pas décadence pour une ville chinoise.
Lors de la révolution politique qui porta au pouvoir Tchao K'oang-yu j® g ||L (960-977), premier empereur des Song ^ (la XIX* dynastie légitime), le Kiang^nan, et par conséquent Nankin, reconnurent son autorité souveraine.
On reprit en 960 la fabrication des sapèques de fer, mises en circulation quatre ans après. En 977, un décret impérial enjoignit de fondre des sapèques de cuivre là où le métal abondait; on relève aux environs (est et sud) de Nankin, quelques traces d'exploitation de ce minerai (cf. Introduction).
Le KouO'tchou T*ang Yuen^tsong, mort en 961, fut inhumé au Choen ling jlg ^, et sa femme, la Kouo-heou ^ ]^ nommée Tcheou^che J^ J^, décédée trois ans après, le fut au / ling gg g|. Dès 961, Li Ts^ong-kia ^ i(^ ]Kf, le fils héritier, avait recueilli la succession au rang de Kouo-tchou, "intendant du royaume". Ce LiYuë^^ (961-975), dernier des Nan T'ang (2), eut à repousser les attaques d'un Prince de Ou, établi à Sou-tcheou.
Il s'empressa de faire restaurer toutes les pagodes de son domaine. C'est alors (970), que le Pao-kong yuen ^ ^ ^, le célèbre monastère de Ling-kou sefl^jj^^ (dont on voit les ruines
Îiajestueuses à un kilom. à l'est du Tombeau -des Ming) prit le om de X'ai-c/ian-tao tch^ang H ^ ^ i^*
A la 10* lune de l'an 1012, Tch'en Yao-tse K^$, secrétaire de l'empereur Tchen tsong K ^ (3* souverain des Song JjJ) alla sur l'ordre de son maître, offrir un sacrifice au thaumaturge Paotse kong ^ ^ ^. L'année précédente, ce souverain avait chargé le gouverneur de Cheng-tcheou ^ ji\ (Nankin) d'y faire réparer la tour PaO'tse-kong t'a 5lf |^ ^ i§f ^^ ^^ pagode T'ai-p'ing hing-kou se ^ 2p ^ g ^ mieux connue sous le vocable moderne de Ling-kou se.
Précis de la Glose explicative de la Carte xvïi ''J^isLng-ning
fou sous les Nan-T'ang" — Ces T'ang méridionaux, à l'époque des Heou Ou-tai, «Cinq dynasties postérieures,» avaient à Nankin leur capitale et leur palais (937-975).
(1) D'après le P. de Mailla (VII. 445), en 955, Che-tsong, 2« des Heou Tcheou (K'bàfong fou) fit détruire 30.000 temples d'idoles dans ses états. Il en resta cependant 2,694 qui étaient habités par plus de 60.000 bonzes ou bonzesses." Nous nous bornons à copier ces chiffres invraisemblables, analogues pourtant à ceux que l'on est contraint d'émettre, pour dénombrer les lamas du Tibet. Le P. de Magalhaens comptait à la fin de la dynastie des Ming, d'après les statistiques officielles, 480 temples d'idoles célèbres et très fréquentés, avec 530.000 bonzes.
(2) Nous reviendrous plus loin sur cette fin de règne.
$ II. CARTE î^ DBS nan-t'ang, 937-975. 133
A. — On a vu que sous la dynastie précédente des T'ang J||, Yang P'ouo ij^ ^, le fils de Yang Hing-mi :^fx^ (révolté contre le roi de Ou) attaqua Cheng-tcheou ^ j^, s'appropria cette ville, qu'il agrandit et nomma Kin-ling fou.
B.— L'an 937, Siu Tche-kao ^ JW iS^ ou bien ^ ^ qui se donnait comme le fils du général Siu Wen, assassina le roi de Ou, se proclama empereur, s'établit à Kin-ling fou, dont il changea le nom en Kiang-ning fou. Le tribunal du Préfet de la ville devint son palais, et, du siège de la préfecture (fou J^) il fit sa capitale.
C. — Cette transformation en appela une autre : le tribunal de Kiang-ning fou fut établi dans la partie est de la ville. On créa deux sous-préfectures : le Chang-yuen hien occupant le territoire sud du Chang-yuen actuel, — et le Kiang-ning hien iC 3^ jRi ^^ nord de la sous-préfecture d'alors, Tang-tou j^ ^. Leurs deux tribunaux avoisinaient les murailles : le Chang-yuen hien au sud, et le Kiang-ning hien au nord (1).
Cette carte ^^^ de '*Nankin sous les Nan T'ang" semble enclaver Che-t'eou tch'eng dans l'enceinte; mais les deux cartes subséquentes (Dynasties Song 5^ et Yuen %) laissent cette butte en dehors de la muraille, ce qui paraît plus conforme à la vérité historique, Ts'ing-liang chan n'ayant été incorporé qu'au début de la dynastie des Ming ^; jusque-là, simple annexe, il flanquait la ville au nord-ouest. Quelques buttes voisines, au sud, furent comprises beaucoup moins tardivement dans l'enceinte, fait qui explique peut-être les incertitudes, et même les contradictions inconciliables de plusieurs des plans relatifs au Nankin d'avant les Mongols (Yuen 1280—1368).
Comme sous les Lou-Tch*ao, l'enceinte murale mesurait 25 li (15 kilom). Au sud, la Ts'in Hoai entrait dans la ville, qui à l'ouest, atteignait le Che-t^eou tch'eng. De là vers le sud-ouest, on remarquait deux portes: le Si-men |f P^ (Che tch'eng ^ J^, aliàs Han-si men ^ "gf f^), — et le Long-si raen f||f P^ (San-chan ^^^ H llj P^î aliàs Choei-si men 7|C W P^)- Ensuite les murailles se dirigeaient au sud vers Tch'ang-kan ^^ (au nord du Yu-hoat'ai), Elles étaient percées d'une porte, le Tsiu^pao men ^ ^ P^) ou Nan men actuel. La porte de l'est s'ouvrait au pont Pé^hia k'iao â T ^1 le Ta^tchong k'iao ::fc 4* l£ d'aujourd'hui. Le Yuen-ou k'iao % ;K :f8 (Pé-men k*iao 4t P^ lÈ actuel) indique le site de la porte du nord. Donc, les canaux que franchissent les ponts Tch'ang-kan kHao ^^U (hors du Nan men), Ta-tchong kHao et Pé-men kHao formaient les fos&és des murailles, tch'eng-hao. Les portes T'ong-tsi men JË D|f P^ et Choei-si men ;)C W P^ ^^^' naient comme aujourd'hui sur les rives de la TsHn Hoai. Le
(1) Les autres sous-préfectures de Kiuyong ^ ^i Li-chocip^ iK^Li-yangp^^ demeurèrent ce qu'elles étaient sous la dynastie précédente.
CH. mt. T'AlM (Xltl'DÏM.) ET mou OU-TAl.
Tê'ing'k'i ^ fj^, en arrivant après nsuf dëtourB jusqu'au T'caig-lsi mtn, renoontrait les muraille*; coulant partie dane la ville et partie en dehora, elle passait au Tchou k'iao actuel ^^ (nord Si-hoamen'S^f^), puis elle se dirigeait vers l'est et empruntait Ifl lit des anciens foasët. Lu rue qui commence aujourd'hui en deçà du pont Nn k'iao ^ i^, pour marcher au sud et s'infléchir Vers le Ti^iu-pao n\en (Nan men), était en ce tempa-lk la route triomt>hale, Impériale, ou l'avenue menant direotement au palais. L'histoire nous enseigne que jadis ces "rues impériales" étaient bordéeB d'assez larges douves, aux rives ombragées de beaux KrbreS. Aujourd'hui encore, elles cheminent, aii moins en théorie, entre deux fossés.
lAte ie toile, omemeiit fui