‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 94 sur 205 · GH. IZ. DYNASTIE (ZIX*) DBS SONG · texte numérisé non relu

GH. IZ. DYNASTIE (ZIX*) DBS SONG

hauteur de T^aUpHng men (à l'ouest de la porte). Peut-être même sa portion est, connue sous le nom de Tchong hou (1) et changée en rizières, se déversait-elle aussi au sud par le même trop plein, avant l'établissement de cette porte, de la haute digue qu'elle surmonte et de la chaussée qui y aboutit hors ville (2).

Ces remaniements de l'orographie naturelle, ces incessantes retouches des conditions hydrographiques de la plaine septentrionale de Nankin, ne furent point l'œuvre d'un jour. Nous allons constater qu'en 1196 on exécuta divers travaux dans ces parages. Sous les Yuen (mongols) encore, on recreusa plusieurs fois la Ts'ing h% laquelle formait en partie le fossé de défense orientale. Pour préciser davantage, la porte nord, à la hauteur du Kan-ho yen (3), était au Pé-men k'iao actuel, «le pont de la porte du nord.» De là les murs suivaient la rive sud de ce canal, longeaient Ou't'ai chan, compris dans la ville, englobaient (non loin du Yen Lou-kong se 0 § ^ J^ (2) Tchou-ko Liang se ^ ^ ^ jg, pagode sur la hauteur voisine, avec la poudrière du Han^si men, où ils revenaient vers le sud-est. Ensuite, ils cheminaient au midi du Fong^pei ts'ang S 'ft ^ et du Hou-pen is'ang ^ ^ j^, pour gagner les pentes ouest du Yé-tch'eng }jpf jt^ et de là le Choei-si men ;fCIÏ P^ • ^^ cette porte au Tong-tsi men, par le Nan men, l'enceinte en U d'aujourd'hui semble être celle des Song (3).

(1) Tchong hou^ c. à d. "lac du milieu". Le Heou hou nommé parfois Pé-hou^ "lac du nord" le flanquait au nord-ouest et le Yen-tsio hou ^ *£ W ^ l'est, près de la vanne actuelle de la pagode Pan-chan se -^p lU ^•

(2) J'ose contredire en cela les indications de certains plans, mais on sait quel sévère contrôle elles réclament. Le déversoir marqué î\ l'est de T^ai-p^ing men n'a guère pu se réduire qu'à quelques infiltrations ; nature, configuration et aspect du sol primitif et rocailleux, y excluent tout travail de remblai.

Tous CCS terrains marécageux sont actuellement possédés par de grands et riches mandarins (1897).

(3) Il est traversé auprès et au N. E. de l'Université protestante par un petit pont nommé ^^Louo-t'ouo h^iao fn SE tW? pont du chameau."

(4) Le Yen Lou-kong «« |S W wTO est une modeste pagode, riche en stèles, dédiée, auprès et à l'est du Siao-fti-hou, au célèbre calligraphe Yen Lon kong, qui, sous les T*ang vécut à Nankin et y laissa quelques inscriptions fort prisées. Fong-j)ci ts'ang borde la rue allant de la mission catholique au Hati-fù vieyi. Le Hou-pen ts'ang est le dépôt de riz public, bâti à quelques pas de ce poste, sur la hauteur qui, au nord de cette voie, domine un éiAng.—"Ki€ou- Wang fou S î /Rr^^ ancienne résidence des Princes sous les Songj non loin du Nei k^iao V^ flSet àwKicou-nei S V^' Vicillos arcades décrites aUleurs (cf. R** Williams). Hong-ou y logea quand il vint h Nankin au début de ses succès. Les grandes pagodes étaient Pao-ngen se (tour d(» porcelaine), Tien-kiai ne, Ling-kou se (depuis Kou-ling-ngan).

(5) J'entendais affirmer naguère que Tsîu-^jno men (le Nan-ineri), s'appela d'abord Tchou-pao ineUy «la porte de la palissade en bambous.» Une ressemblance dans les sons des deux vocables aurait suggéré la présente allitération, aussi euphonique et de meilleur augure.

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