‹ Histoire du royaume de Tch'ou, 1122-223 av. J.-CChapitre 97 sur 205 · NEUF EMPEREURS EN 89 ANS, DE 1280 À · texte numérisé non relu

NEUF EMPEREURS EN 89 ANS, DE 1280 À

CAPITALE AU Chan-si llj H À T'ai-yuen fou, puis à Yen-king (Pékin, aliàs Choen-t'ien fou).

Hang-tcheou pris en 1276. les Tartares s'étaient saisis de

(1) De Mailla, IX, 474.

(2) «Notes d'épif,'rapbie Mongole-Chinoise par M. G Devéria. Kxtr. du Jouni. Asiatiq. Paris 1897 p. 83. Une inscription de 131G (eu chinois, et en caract. p'ags-pa). cf. Recueil du prince K. Bonaparte 1. pi. XIII. «Décret, accordant au père et à la mère de Mencius des titres posthumes honorifiques.»

«Q. Q. mois avant la date de ce décret, l'Empereur Jrn tsoiig avait élevé d'un degré le rang qu'occupais la direction du culte chrétien» dit Devéria.'

En 1233, Ogodaï avait fait réparer les Temples de Confucius. — Ite7n en chinois et en p'ags-pa, inscription de 1331. Décret impérial accordant un titre honorifique posthume à MenciuSi nommé Ya-ch^ng "Second Sage" fin

f IV. DYN. (XX«) DES YUEN, 1280-1368. 153

Kong ti ^^, dernier des Song ^. et Tavaient envoyé finir ses jours dans le désert du Gobi (1).

Ils régnèrent en paix au nord, de 1280 à 1350; mais, de cette époque à 1368, des rébellions bouleversèrent a peu près tout TEmpire, que se disputaient cinq ardents compétiteurs (2).

En 1331, iiWen tsong, devenu empereur des Yuen, ordonna qu'on fit de l'hôtel où il demeurait à Kien-k'ang (Nankin) n'étant encore que prince particulier, un temple à Foë, et qu'on bâtit près de là des maisons pour les Hochang (bonzes) qui le desserviraient. Le plan qui en fut fait par son ordre contenait un terrain si vaste, qu'outre l'emplacement de l'hôtel, il renfermait encore celui de 70 maisons, qu'il fallait démolir.» L'énormité de la dépense fit révoquer cet ordre (de Mailla IX, 556).

Sous Choen H (1333-1368) le 10* et dernier des Yuen, il se livra un combat naval (1357) en vue de Fang chan, au S. E. de Nankin. Une flottille était venue dans la Ts'in hoai, jusqu'à Lichoei, de T'ai-p'ing fou. Une bataille se livra également dans les eaux de Tchen-kiang, probablement entre les troupes de Hong^ou, le libérateur (V. infra), et celles du gouvernement des Yuen; ces derniers succombèrent à l'occasion des charges énormes et des exactions qui pesèrent sur le peuple, lorsqu'on entreprit de creuser un nouveau lit au Hoang-ho (3).

(1) Var. sin. n'* 8. Allusions litt. p. 16.

Nous uommons cet empereur le dernier des Song. En fait, on compte encore après lui ses deux frères Toan tsong ^ 3^5 (1270) inort j\ 11 ans, et Ti-ping TJÇ "^ (1278) mort à huit ans, en mer, près de Canton, dans une défaite navale. Ko7ig tsong n'avait m^me que 10 ans quand il mourut au ChaniOj en 1275.

(2) Les Mongous firent aux Kiny à qui ils payaient tribut, la mOme chose que ceux-ci avoient faite aux Leao ; ils les battirent partout et s'emparèrent des pays immenses de leur domination. Les Song étaient réduits presque H la Chine méridionale; les Mongous les attaquèrent, et Tan 1279, ils se trouvèrent les maîtres de toute la Chine, après environ 38 ans de guerre. L'an 1370, Hong-ou^ fondateur de la dynastie de Ta Ming^ obligea les Mongous à leur tour, de se retirer en Tartarie.» de Mailla, T.V. Tableau, en tùte du volume.

Lin-ngan est Hang-tcheou (Tché-kiang) ; Pien-icheou^ ou Pien-liang est K^ai-fong fou ( lio-nan ) ; Lo-yang (Ho-nan fou); Tang-Vou hicn est (aujourd'hui) dans lo T^ai-p^ing fou.

La dynastie des Yuen mongols avait eu pour véritable fondateur le cinquième grand Khan Khoubilaï, fils de Tou-li, petit-fils do Dgengis, et frère do Mangou. Les quatre premiers Grands Khans: Dgengis 1206, Ogotaï 1229, Couyouk 1246, et Mangou 12-51, sont considérés comme les a,nc("tres de la dynastie chinoise des Yuen. Ils no portent pas de noms de règne, Nien-hao^ et ont les noms de temple Miao-hao de : TV/i-teott, T^ai tsong^ Ting tsong, Hien tsong.

Koubilaï eut lui-mAme comme nom de règne Tcluyng-Vong t* Sv (12C0) et Tcheyuen 3^ 7C 1264; et comme nom dynastique Che-tsou iHrllB.* H. Cordier, Odoric de Pordenone. Introd.

(3) Cf. de Rémusat. Nouveaux fnélanges II, 8.

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