GH. IX. DTNA8TIS (ZIX*) DSS SONO
Sous la dynastie mongole, Nankin ne conserve plus guère qu'une importance provinciale et très amoindrie. La légende historique annexée à la carte n** -^r^j '*Nankin sous les Yuen'\ nous révèle ceci : Cette ville reste sensiblement ce que Tavait faite la dynastie précédente des Song. Vers 1275, on créa de nouveaux titres mandarinaux, équivalents aux titi*es actuels de Fan-t'ai If ^ le ''grand argentier"; Nié't'ai, le Juge principal; TaO't^ai j^ $, l'Intendant de circuit (1).
En 1277, le titre préfectoral de Kien^k'ang fou fut modifié en celui de Kien-k'ang lou isong-koan fou ]^ Sk^ tA^ Jff- ^eux ans après, le tribunal du préfet de la ville (Tche-fou) fut transféré à la place Si-king-'sieou fang W H itt J$* I^ devait en changer plusieurs fois avant de se fixer enfin dans la "rue des orfèvres*' Yn-hang kiai 0 fx ^ (2) où réside maintenant le préfet du Kiang~ning fou.
En 1330, transfert du tribunal de la Préfecture au palais d'un prince de la famille impériale ; l'on y établit nombre de mandarins, préposés à la garde de ce palais. Le nom de la préfecture, Kien-k^ang fou i^ Si f(f <ievint Tsi'kHng lou H J| f^, par ordre de la Cour.
De nouveau, le Fa-men du sous-préfet du Kiang^ning hien ZC ^ m ^^^ transféré auprès du Fué-rat j^ $, hors de la porte du Sud (cf. carte -^rir )• Les deux portes de l'ouest prirent le nom de Ta~si men ;^ ft P^ (jadis Si-men) et Choei-si men ;fC W W (jadis Long-koang men ^ 36 PI) (3).
(1) On cite spécialement ici les titres de Kieti-k^aug siuen-foti-sc f^ ^ ^ 3| ^ ; Kiang-tong Kien-kUing-tao Vi-hing ngaiv-tc^hai-ae fJL S ^t JS^ ab w jtt ^St s 3î Kiavg-tong-tao siuen-weiae flC ^ j5 S j& W > Kiang-hoai teng-tch^ou hing tchong-choucheng hing k^iti-mi yueti Qlîïb^®fTT'w'tafTi65K K"'
(2) Par décret impérial de 1295 (S*" 1.) la pagode T^ien-k'hig koun Ji. Jft ^R (hutrefois TchUw-Vicn koug ^ J^ S) devint le Yuenmiao koau yC X? R*
Alors fut brisée la tablette de l'Empereur T^at-taou jSi JH.î premier des Song^ 9G0-976.
Eu 1328, Tou't'ié mou-cul H W El W» Prince Hoci wang @[ ï, avait élevé, au sud de Tchuug chan jS IUî auprès de la pagode T'nip^iug hing-kouo se "JoZ T^ Si B ^ 0^ Ling-koii se actuel), celle de TcJi^ong-hi wan-cheou se ^ ^ ^ ^ ^•
(3) L'an 1330, Sa-tou-la ^1 ^ j^ ) barbare d'origine (^ ^) » reçu docteur en 1324 sous ^ £ ^> composait sur le passé de Nankin la poésie dont nous donnons ici la traduction, voir le texte chinois et la traduction latine ap. Zottoli, V. i)p. 764 et se<iq.
Méditation poétique sur les antiquités de Nankin.
L'illustre splendeur des six dynasties disparue comme le printemps n'est déjà plus célébrée par personne. D'un œil attristé je contemple en vain la beauté unique des fleuves et des montagnes. Ce n'est plus comme au temps jadis: deux hirondelles habituées des maisons Wang et 8ié connurent la ruelle Ou-i (de l'habit noir).
Maintenant on n'entend plus dans le silence tranquille des nuits profondes que le vent rapide du printemps battant les remparts solitaires.
f IV. CARTE s^. FIN DES YUEN. 1368. 155
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Pour les autres indications, il suffît de renvoyer à cette carte n® XI. La ville y prend l'apparence, assez conforme à la réalité, d'un carré sensiblement régulier; bien différente, la figure actuelle de l'enceinte trahit nettement à l'œil la double addition, au nord et à Test, qu'allait y faire la dynastie suivante (1).
En effet, dès 1367 (2), on commença vers l'orient le palais des Ming, pour Tchou Ynen^tchang ^ y^ ï^, le nouveau maître de Nankin, où il devait se proclamer Empereur de toute la Chine, et l'assujettir peu à peu à sa domination, en culbutant la dynastie des Mongols.
Les Chinois leur attribuent 13 empereurs en 162 années ; mais du renversement final des Song, lors de l'établissement de Kou^-bi'lai khan, jusqu'à la fuite de Choen ti, il n'y a place que pour neuf empereurs en 89 ans. Selon l'usage, la chute de ces Yuen aurait été présagée un peu partout dans l'Empire, par des pronostics mystérieux; à Nankin même, le fer et le bronze résonnèrent spontanément. Il est superflu d'ajouter que ces prodiges très probablement comme cent autres, méritent même créance que ceux qui émurent le monde romain à la mort de César.
Quand je pcMise au passé, la tristesse, comme une toile qui se tisse, devient de plus (îu plus grande. Je songe aux antiques royaumes: leurs traces ont disparu avec les années. Il ne reste plus que doe vapeurs infécondes et des herbes fanées sur lesquelles, vers le déclin du Jour, des corbeaux venant du désert voltigent en désordre.
La Chanson Yu-chou est oubliée à jamais; froide est la rosée d'automne; le puits Yen-tche (du Fard liouge) est en ruines. Le grillon fait entendre sou cri d'hiver.
A présent il n'y a plus que la montagne Tsiang-chan «i couleur verte et la rivière de ïs'in-hoai il couleur d'azur.
(1) Remarquer, sur la carte n® XI, Hia-choei men v /fS fi (près du Choei-si tnen), correspondant au Chang-chocl me^i Jt iflC i J (près du T^ong-tsi men). Co sont les deux « portes d'eau » pratiquées sous la muraille pour l'entrée et l'issue du canal, traversant la ville de part en part. Elles s'appellent aujourd'hui Tong (choci) koan et Si (clioei) hoan.
(2) De Mailla IX, p. 12.
Stèle de Son^-kian^, en Mongol et en Chinois, 1294. Cette stèle se trouve près de la porte intérieure du temple de Confucius à fit Zt /ff * Elle date de 1294, 9* lune, et se compose de trois colonntîs. La première, on caractères mongols, reproduit un édit de l'empereur Yuen Tch'eng tsong 7C wL tH (1295-1308) accordant diverses faveurs aux lettrés, La seconde en donne la traduction chinoise; et enfin la troisième contient les louanges de l'empereur par Tchang Tche-han 5r Z W » alors préfet de Song-kiang, et Ma Yuen-tchong »^ Tu T* alors maître des lettrés de la môme préfecture. (P. XXXII).
C'est par hasard que nous avons trouvé cette inscription en juillet 1899; caria pierre est couverte de poussière, et presque entièrement ignorée des estampeurs qui n'en connaissent pas la valeur. Elle est cependant indiquée dans les Chroniques de Songkiatig. Nous savons par les Chroniques de irn/-7/ow^pJS§tJjp ]§ qu'au temple de Confucius de cette ville, il y a aussi une stèle en caractères Mongols, de la môme époque, mais nous n'avons pas pu constater le fait. [P. Matthias Tchang, S. J.] —N.B. Nous parlerons plus bas des instruments astronomiques remontant aux Yuen, dont M*' Pavier (qui s'étend longuement sur cette dynastie mongole) donne les photographies, p. 73.