DES MATIÈRES
(Le chiffre romain indique le volume, le chiffre arabe, la page.) Académie de Bruxelles, 1, ii7.
Alix: (le duc d') arrive aui Pays-Bas. I. 104. — L'un des meilleurs gcnéraui de Charles-Quint. Recevait sa consigne de Madrid. — Son rapport à Phillippe 11 sur les derniers moments des comtes d'Egmont et de Homes, 179. Voyez Philippe il.
Albert et Isabelle. Philippe II leur cède la souveraineté des Pays-Bas, 1, 238 et s. — Caractère des Archiducs, 258 et s.
Alton (général d) homme dur, entêté, allier. — Sa correspondance avec Joseph 11 sur les moyens de réduire les Brabançons, 1,348 et s. Y oyez Joseph II.
Artevelde (Jacques d') fait un traité avec Édouard III, roi d'Angleterre, dans l'intérêt du commerce des Flandres, 1, 16.
Assises de Jérusalem, célèbre monument législatif dû à des princes belges, 1, 331, note 1. — Retracent le cérémonial de nos anciennes inaugurations. — Portrait d'un bon prince ou seigneur, d'après le livre des assises, ibidem.
Belgique. Les véritables civilisateurs et les premiers législateurs de la Belgique furent des missionnaires, qui à une époque de barbarie vinrent y prêcher l'évangile, I, 3. — Les noms de plusieurs de nos villes rappellent leur origine toute chrétienne, 4. — Au IXe siècle, après les ravages des Normands, c'est encore le clergé qui relève la Belgique de ses ruines, S. — Au X* el XI" siècles, c'est lui qui la défend contre les violences de la féodalité, ibidem. — Antiquité, puissance et permanence des institutions communales en Belgique, 6. — La noblesse el le clergé ne s'y séparent point du peuple, 8. — La Belgique défend ses libertés.
tandis qu'ailleurs le pouvoir central attire tout a lui, 0. — Vieille inimitié de la race flamande contre les Français. 18, note 1.
Avant Philippe-lc-Bon la Belgique n'existait point comme nation, 30. — bo cour de ce prince fui le foyer de la civilisation renaissante en Occident, 2». — Prospérité delà Belgique comparée à l'état misérable des pays voisins, ibidem, note I. — Ce qui serait probablement advenu, si les Pays-Bas eussent continue a faire un étal séparé, 42. — Avec Cbarles-le Téméraire disparaît l'indépendance de la Belgique, elle devient l'accessoire d'un autre étal, ibidem. — Charles-Quint affectionne particulièrement les Belges, 77. — Il affranchit les Flamands de la suzeraineté de la France.
Révolution protestaute du XVI* siècle, qui amène la scission des 17 provinces, W t- — Caractère de Philippe II, 100. — État des esprits dans nos provinces au mo-
ment où les envahit la réforme, 117 et s. — Confédération des nobles, 137 et s.— Gueux, 143. — Arrivée du duc d'Albe, 164. — Caractère du comte d'Egmont n du prince d'Orange, 164 et s. — Combien était odieux aux Belges l'impAl du Ifr denier, 196. — Les Wallons commencent par se séparer des Flamands. Ceui-ci inclinent davantage au protestantisme, 210. — Les uns et les autres reviennent a l'Espagne, ibidem.
Philippe cède aux archiducs Albert cl Isabelle la souveraineté des Pays-Bas, 238 - Caractèred'Isabellc,258 et s. — Trêve avec la Hollande. 268. — Edii perpétuel. ibidem. — Les lettres et les arts fleurissent sous ce règne, 266. — Combien ta Belgique, objet de la convoitise de tous ses voisins, rut malheureuse sous les rai blessuccesscurs de Philippe H, 270.— Le traité de Munster y étouffe le commerce et l'Industrie, 271 et note 1. — Le traité de 1715 et celui de 1731 ne font que resserrer sescbalnes. Nombreuses priions de territoire qui lui sont successivement ravies, note, ibidem.
Prospérité sons Maric-Térèsc, 201 cl s. — Combien l'impératrice était cbèro aui Belges, 201, note. — Joseph II, son caractère, ses principes, 299. — Changement qu'il introduit dans ses étals, 311. — Le conseil de Flandres adresse des représentations à Joseph II, 322. — Ce conseil aflïrmc que les prédécesseurs de Jw*|>h II n'ont rien faitd'imi>ortant en matière de législation sans consulter la megtsr t rature du pays, 3-25, 320. — Les souverains de la Belgique la brocantent comme un vil meuble, dit le comte de Limminghe, 343. — Vandernoot négocie «ter l'Angleterre, la Hollande et la Prusse pour les engager à prendre la défense dr la cause belge, 357 et s. — Émigrations; comités patriotiques, 349, 363. — Bataille de Turnhout, 368. — États généraux à Bruxelles, 385. — Échecs de larmec brabançonne; volontaires: levée en masse, 413 et s. — Mœurs des Belges à la On du XVIII* siècle, 438 et s.
L'ancienne Belgique, dit un voyageur, offrait de toute part l'aspect la plus prospère . 439. — Les moines y donnèrent les premières leçons d'agriculture. Ils exerçaient
l'hospitalité, encourageaient les arts, élevaient des monuments. — Les mœurs du clergé et de l'ordre mitoyen y sont généralement pares. — Ces espèces d'amphibies, que l'on nomme abbés, sont inconnus aux Pays-Bas. Les évêques résident dans leurs diocèses, 443. — Inconvénients de l'ancien état belge. Le centre du gouvernement était trop éloigné. L'indépendance des provinces et des communes, souvent hostiles entre elles, nuisait a l'intérêt général, 445, 446.
Vers la fin de 1793, la France s'apprête à réunir la Belgique à son territoire, pour ressaisir, dit-elle, la barrière du Rhin, dominer l'Escaut et la Meuse. — Des plaines vastes, prolongées et fertiles (dit Publicola Chaossard), tel est le tableau que présente la Belgique, 449 et s. — Le belge a conservé la vertu de ses ancêtres; il est grossier mais bon, ibidem. — Au mois de vendémiaire an IV, la question de la réunion s'agite à la Convention nationale, et M. Raoux présente un mémoire contre ce projet, 483 et s. — Depuis 300 ans la Belgique a été constamment victime de la rivalité de l'Autriche et de la France (dit M. Raoux): sous ce rapport elle aurait intérêt à la réunion ; elle y aurait encore intérêt a cause de son commerce. Et cependant elle la regarderait comme une calamité. — Malgré les mensonges que l'on vient débiter à la barre et a la tribune de la Convention, il est constant que le système français n'est nullement de son goût. — En 1792 les Français étaient attendus avec impatience; ils n'étaient pas sitôt arrivés, qu'on en était las. — Comme un torrent dévastateur, ils ravagèrent toutes nos institutions; ils déversèrent le mépris sur nos croyances; ils donnèrent toutes les places anx Jacobins. — Impôts extraordinaires frappés sur la Belgique: vexations, spoliations. Évaluation des impôts perçus jadis par les provinces. — La Belgique n'était pas travaillée des mêmes vices qne la France: ses finances n'étaient pas obérées; sa noblesse n'était pas insolente ; son clergé n'était point corrompu; sa magistrature point vénale ni héréditaire: s'il y avait quelques abus, ils étaient tempérés par les mœurs. — La France a commencé par proclamer à la face de l'univers qu'elle ncvoulait point de conquête. Si elle envahit la Belgique, elle excitera la jalousie et les alarmes de l'Europe entière. La Hollande, entre autres, se croira menacée dans son existence, 453 et s.
Le 8 vendémiaire, Eschasseriaux ouvre la discussion à la Convention, en disant qu'il faut réunir les Pays-Bas à la France, dans leur propre intérêt, pour assurer leur existence politique, et régénérer leurs mœurs; et dans l'intérêt delà France, pour procurer à celle-ci la barrière du Rhin, pour agrandir sa navigation, pour donner une hypothèque immense à ses assignats, 406. — Emmanuel Pérès envie surtout l'étonnante fertilité de son sol, ses mines, ses fabriques, ses manufactures, ses ateliers, ses gras pâturages, ses canaux multiplies, etc., 406. — Raisons stratégiques développées par Roberjot : la France aurait une triple ligne de forteresses du côté du nord, dont la plus avancée serait composée des places de Luxembourg, Namur, Macstricht, Bois-lc-Duc, Brcda, 469. — Luxembourg, dit
Carnot, est la place d'armes la plus forte de l'Europe après Gibraltar, et la plus dangereuse pour la France. — La Meuse est elle-même une barrière trisrespectable, défendue par Maestrlcht, .Venloo, Grave, Bois-lc-Duc, Bcrg-op- Zoom, 470.
Projet de partage entre la France et les Provinces-Unies, conçu par le cardinal de Richelieu.— L'Angleterre s'y oppose — Nouveaux détails sur ce projet de Richelieu. — Projet de Mazarin pour acquérir les Pays-Bas, à titre d'échange, contre la Catalogne et le Roussillon, 473 et s.— Avis secret donné par le conseil d'état, au roi et a la reine mère de France sur les maximes et règles à garder en la conquête des Pays Bas, 479, note. —Projets de Louis XIV pour réunir 1rs Pays-Bas à sa couronne, 483. — Projet de Jean de Wit pour en ériger une partie en provinces indépendantes, et pour partager le reste. — Négociations entre le cabinet britannique et le Directoire au sujet des Pays-Bas, 484.— L'Angleterre demande avant toute chose qu'ils soient restitués à l'Autriche, ibidem.
Invasion des alliés en 1813, T. II, p. 1. — Février 1814 : organisation d'un gouvernement provisoire en Belgique, 3.— 21 juin : la réunion de la Belgique à ta Hollande est ordonnée par les puissances, en vertu de leur droit de conquête, 13. — Diversité d'opinions sur le sort delà Belgique que les puissances tenaient caché, 19. — Les nns veulent le retour à l'Autriche, les autres la réunion à la Hollande. —Commencement d'indépendance nationale, à dater de 1815, 23. — Bataille de Waterloo, 42. — Combien de batailles ont ensanglanté cette terre, et en on fait en quelque sorte le grand cimetière de l'Europe. — Rejet de la Loi fondamentale par les notables, 5t. — Arrêté du roi qui la déclare acceptée.— Querelles avec leclergé,55 et s. —Procès contre la presse. 79 et s.— Poursuites contre M deBroglie,86ct s. — Lorsque les Belges passèrent sous le sceptre de Guillaume, ils étaient peu disposés à se mettre en opposition avec le pouvoir, a moins qu'il ne vint heurter leurs intérêts ou leurs croyances. Préface de la P* édition.
Plaie financière de la Hollande, 111 et s.— Nouveau système d'impôts : mouture, abatage. — Empiétements sucessifs du pouvoir: confits; langue nationale; instruction ; règlements sur les états des provinces et sur les régences, 134 et s. — Arrêtes du 14 juin 1825, 139 et s. — Nouveaux codes, 176. — Concordat, 190.
Union des catholiques et des libcranx, 194. — Pétitionnement général, 901 — Iné gale répartition des emplois, 233.— Brochures de M. de Potier, 230. — Procès de MM.dcPoltcr et Tielemans.— Révolution de juillet 1830 en France, 24 1 et s. — 26 août, émeute a Bruxelles, 240 — Septembre. Questions de séparation, 251 et s. — Journées de septembre : révolution belge, 280 et s. — Gouvernement provisoire, 307. —10 novembre, réunion du congrès, 312. — Déclaration d'indépendance, 322. — Constitution, 359 et s. — 13 Novembre, discours de M. Bignoa sur l'indépendance de la Belgique et les traités de 1815. — Régence, 438. — Élcc-
lion de Léopold,458. — Traité du 19 avril 1839. — Discussion de ce traité» graves motifs pour l'accepter. I) garantit l'indépendance delà Belgique, 650. — La Belgique actuelle puise sa force et son existence, comme nation, dans le catholicisme, dans la royauté indigène, dans l'union de ses citoyens. Préface de la i" édition. Voyez Croisade*; régime communal,' dues de Bourgogne; Charles-Quint; révolution du XVI' siècle : Philippe II; Albert et Isabelle; JUariê-Térise ; Joseph II; révolution brabançonne; république française; Bonaparte ; Guillaume 1" ; royaume des Pays-Bas; royaume de Belgique; constitution belge ; Léopold ; traités concernant la Belgique. Bibliothèque publique, à Bruxelles, 530.
Bollandistes. — Acta sanctobum. Grand ouvrage commencé en Belgique, sous Albert et Isabelle, et qui se continue de uos jours, 1, 966, note.
Bonaparte (Napoléon), chute de Napoléon en 1813. II, 1. — Il réparait en France le 1" mars 1815,26. — Il perd la bataille de Waterloo, 42.
Bourbons. — Position des partis en France après leur rentrée, 28. — Avaient mission de donner à la France la paix et le bien-être, 73. — C'est à leur considération que les alliés rendirent h ce royaume ses anciennes limites, ibidem.
B roglie (le prince de) évèquc de Gand, II 86.— Ancien aumônier de Napoléon: d'abord son favori et ensuite persécuté pour avoir refusé le serment de défendre l'intégrité de l'empire. — M. de Broglie s'élève contre les prétentions du concile de Paris relativement à l'institution des évêques, ibidem. —Il est renfermé à Vencennes, puis rélégué à S" Marguerite, et on lui demande la démission de son siège. — En 1814, il public une instruction pastorale pour provoquer la réunion de la Belgique à la France ; puis un mémoire aux puissances aûu d'obtenir le rétablissement de l'ancienne constitution du peuple belge. — Son opposition à la Loi fondamentale soulève dans le cœur du roi une haine profonde. — Sortie violente de M. Beyphins contre ce prélat lors de la discussion des arrêtés du 14 juin 1835,165.
Calomnie. — Ce fut l'arme habituelle des ennemis de la religion, surtout depuis Luther. Ils ont dénaturé non-seulement les doctrines, mais les faits historiques. I, 94,301 note.
Chambre des représentants. — Composée des députés élus directement par les citoyens payant le cens détermine par la loi électorale, nommés pour quatre ans, cl renouvelés par moitié tous les dcu\ ans, II, 370.
Charles-Quint, I, 46. — Son histoire, c'est l'histoire de l'Europe pendant la première partie du XYI* siècle.— L'un des grands problèmes de (apolitique. — Mal jugé par les philosophes, les protestants et les Français. — Roberlson l'accuse d une ambition insatiable. M. Devez renchérit encore sur fiobertson. — État de l'Europe ù l'avènement de Charles Quint. Les armées musulmanes, commandées par Soliman, II, menacent la chrétienté, tandis que la réforme éclate en
Allemagne.— Charles est le seul souverain qui puisse se mesurer avec Soliman, et il lutte partout contre ce terrible ennemi. — Dans tous les traités passés arec la France, Charles lui impose- pour conditions de ne s'unir ni avec les inOdèlcs ni avec les protestants, 52 et s.— L'empereur aurait désiré demeurer en paix avec François 1", mais il est sans cesse provoqué par celui-ci, GO et s.- Trailé de Madrid, par lequel le roi de France renonce à s'allier avec les infidèles. —Ce traité est violé par François et remplacé par le traité de Cambrai. — Influence puissante cl salutaire de la cour de Rome au moyen Age, notes.— François, à peine échappé de Madrid, forme une ligue avec Clément VII et les Vénitiens. — Excite les protestants d'Allemagne. — Et Soliman II, 58 et s.— Celui-ci met sous les ordres du roi de France, Barberousse, son amiral, et Bar krousse désole les côtés d'Italie.— Le même scandale se renouvelle sous Henri II. — L'alliance avec les Turcs était alors un crime de lèse-religion et de lèse-nations, 62 et s. — Après la célèbre victoire de Pavie, Charles ne songe point a conquérir l'Europe, mais à combattre les inûdèles. Sa lettre à Lannoy est d'accord avec sod discours d'adieux aux étals-généraux, 04.— Caractère de Charles-Quint : son activité ; sa fermeté ; sa constance dans ses desseins : savait s'entourer d'hommes habiles, 64.— Ne fut point sans faiblesses, mais il respecta toujours ses devoirs deroi,69.— Les historiens reprochent à Charles- Quint: !• la captivité de François 1" ; 2" sa conduite à l'égard de l'électeur de Saxe et du Landgrave de Hesse; 3° le châtiment des Gantois; 4» la prise et le sac de Rome, 70.— Charles préférait ses compatriotes à ses autres sujets, 77.— Il n'est point vrai qu'il n'ait rien fait pour améliorer l'ordre intérieur de ses états,78. — Avait conçu le projet d'ériger les Pays-Bas en royaume séparé, ibidem.— Pourquoi il ne l'effectua point, 79.- Met nos provinces sous la protection du corps germanique, et en forme un nouveau cercle qu'il nomme Cercle de Bourgogne, ibidem. — Abdication de Charles- Quint, 81.— Discours de Philibert de Bruxelles.— Discours de Charles-Quint recueilli par Heuterus. L'empereur y passe en revue les principaux actes de sa vie, et rappelle ce qu'il a fait pour la défense du catholicisme et de la chrétienté. —Discours dePerrenot de Granvelle pour Philippe IL — Derniers moments de Charles-Quint.
Charles-le-Téméraire (duc de Bourgogne). Chute de Charles, dernier duc de Bourgogne, 1,41. — Ce qui serait peut-être advenu si la Belgique eut continué à former un état séparé, 42.
Chastellain (Georges). Portrait de Philippe-le-Bon, 1,29. — Education d'un jeune gentilhomme belge au XV* siècle. Histoire de Jacquet de Lalain, 34.
Chef de l'état. Discussion sur le choix du chef de l'état. Candidature du dar de Leuchtenberg; du duc de Nemours, II, 408 et s. — Celui-ci est élu, 428. - Le roi Louis-Philippe refuse pour lai le trône de Belgique, 431.— Élection du prince Léopold.461.
chemins de fer. La loi dn 1" mai 1834 ordonne l'établissement d'un système de chemins de fer. ayant pour point central Malines, se dirigeant à l'est vers la Prusse, à l'ouest sur Ostendc, II, 533.
Christianisme. — Notre civilisation est l'œuvre do christianisme, I, 3. — Origine toalc chrétienne de nos cités les plus fameuses, 4. — Influence da christianisme au moyen âge. — Avait son gouvernement, sa hiérarchie, ses conciles généraui, types de nos assemblées délibérantes, 6.— Voyez Réforme.
Codes. — Projet de code civil de M. Kemper en 4,300 articles, examiné et rejeté en comité général, II, 176 et s. — On nomme une nouvelle commission qui prend I>our base de sa rédaction le code civil français, 179. — Ce travail ne fut qu'une espèce de replâtrage. M. Bleycr dit que les codes civil, de commerce et de procédure civile, compilés par la commission mixte, étaient au-dessous de toute critique, 183, note.
Collège philosophique. — Arrêté royal du 14 juin 1825 qui l'organise, II, 138. — Imitation du grand séminaire de Joseph II. — Opposition qu'il soulève en Belgique, d'abord dans le clergé; — puis aux états-généraux; —enfin parmi la nation. — Voyez Pièces justificatives . Discours prononcés à la 2*« chambre des étals-généraux dans les séances des 13, 14 et 13déccmbre 1823, III.
Comines (Philippe de). — Ce qu'il dit du règne de Philippc-lc-Bon et de l'étal de nos provinces à celte époque, 1, 21.
Commerce. — L'industrie elle commerce semblent inhérents au sol et au caractère belges, 1, 14. - Ancienne prospérité de la Flandre, ibidem. - Combien sa législation élail favorable au commerce.
Communes. — Le régime des communes franches, comparé au régime féodal, fut un grand progrès. On y était jugé par des lois fixes et par des magistrats de son choix, 1, 16. — Énormes inconvénients de ces états populaires. La paix y était souvent troublée. C'était une lutte presque incessante da la nation contre le prince; des villes entre elles; des métiers contre les bourgeois, et des métiers contro les métiers. — Ils ne savaient ni négocier, ni Taire ia guerre, ibidem. — Ils ne voulaient écouter ni magistrats, ni généraux, ibidem. — Fin tragique et inévitable des démagogues parvenus au pouvoir, ibidem. — Jusqu'à l'avénement de la maison de Bourgogne il n'y eut chez nous que des communes, et pas de nation, 90.
Concordat.— Si le roi l'eut exécuté de bonne foi, le concordat pouvait étouffer toutes les questions irritantes soulevées depuis deux ans, II, 190. — D après la convention du 18 juin 1827 conclue avec ia cour de Rome on devait ériger trois nouveaux sièges, à Bruges, à Amsterdam et à Bois-le-Ouc; les évèques complétaient renseignement de leurs séminaires, sans devoir passer par le collège philosophique; les listes de candidats pour les places d'évèques étaient formées par
les chapitres. — La circulaire confidentiel le de M. VanGobelschroy vint détruire lès cspérauces des catholiques.
Confédération germanique. — Le traité de Paris de 1814, en fondant le royaume des Pays-Bas, voulait élever contre la France une barrière, appuyée sur la confrdération germanique, II, 34 et s. — Le traité du 31 mai 181» conférait au roi des Pays-Bas le titre de grand-duc de Luxembourg, et de membre de la confédération germanique.— Charles-Quint avait eu déjà l'idée de rattacher ta Belgique a l'Allemagne, note. — La question du territoire, si vivement débattue en 1839, n'était pas une question belge hollandaise, mais une question germanique, on d'équilibre européen, II.
ConftUe. — Guillaume s'en attribue le Jugement par arrêtés, II, 134. — Tifs débats
à ce sujet lors delà discussion du projet d'organisation judiciaire, 187. Congrès belge. —10 octobre 1831.— Béuniou du congrès. II, 312. — Discours d'ouverture. — Nomination du président. — Le congres proclame l'indépendance de la Belgique. — Projet de manifeste. — Discussion sur la forme du gouvernement, 334. — L'assemblée se déclare en faveur de la monarchie constitutionnelle.—Exclusion des Nassau, 337. — Scènes orageuses au congrès, 348. — Question du sénat. — Constitution belge, 359 et s. : — Liberté des cultes; de l>aseignement ; de la presse; droit de s'assembler; droit de s'associer; limitation expresse du pouvoir royal par la loi; etc. — Communications du gouvernement provisoire au congrès concernant l'état des négociations, 372 et s. — Protestation du congrès contre le protocole des 20 et 27 janvier contenant les bases de séparation cl le partage de la dette. — Réponse de la conférence, 403. — Discussion sor le choix du chef de l'état: candidats au trône: Leuchtenberg et Nemours; incidents, lettres venues de Paris pour appuyer le duc de Nemours, 408 et s. - Election de Nemours, 428 et note. — Louis-Philippe refuse la couronne poor son 01s. — Rapport de M- de Chokier sur sa mission. — M. de Cbokier est nommé régent, 441. — Son discours au congrès. — Le gouvernement provisoire résigne ses fonctions. — Nomination du président du congrès, 450. — 29 mars. Réunion du congrès. — Commission d'enquête pour rechercher les auteurs des troubles et pillages, 452. — 25 mai. Proposition d'élire le prince Léopold de Saxe-Cobourg, 456. — Vive discussion. Le prince est nommé. Envoi d'une députation h Londres, 462. — Le prince accepte sous certaines conditions. Rapport du président au congrès, 476 et s. — Les 18 articles de Londres, 479, note. — Le roi est inauguré à Bruxelles, 485. — Clôture du congrès, 494.
Congrès brabançon. — Ses attributions différaient de celles des états-généraux, quoique tous deux fusseol composés des mêmes membres, 1, 386. — Les étatsgénéraux formaient un corps constituant ; et le pouvoir exécutif résidait dans le congrès, qui était permanent, 390. — Comment il traite Vander Mersch,400et s.
Constitution des anciennes provinces Belgiques, I, 331 et s. — Dès l'en 1Î61, nenri III, duc de Brabant, déclarait que tous les hommes de la terre de Brabant seraient traita par jugements, et exempts de toute imposition arbitraire. — La loideCortenberg de 1312 n'est qu'un résumé des anciens privilèges brabançons, mais avec de nouvelles garanties. —Lors de son inauguration, le souverain recevait le serment des peuples représentés par les étals, et de son côté, il jurait de les gouverner en bon et iéal seigneur.— En général les peuples ne pouvaient être chargés d'impôts sans le consentement des étals.— Chacun devait être jugé par son juge compétent, et selon les lois du pays. — Aui termes de la joyeuse entrée du Brabant, 14 membres du conseil devaient cire brabançons.— Ce conseil avait le droit de délibérer sur les ordonnances du souverain et de vérifier si elles n'étaient pas contraires aux privilèges du pays. — Les lettres patentes ou closes devaient être conçues dans la langue du lieu pour lequel elles étaient destinées. — Le fameux article bM portait qu'en cas d'inobservation des privilèges par le souverain, ses sujets ne seraient plus tenus de lui faire service. — Les provinces belgiques formaient comme des étals séparés.— La Belgique était un pays de liberté; l'esclave en mettant le pied sur son sol. devenait libre. — Le pouvoir législatif appartenait au prince; mais il n'en usait d'ordinaire qu'après avoir consulté les conseils souverains et les états des provinces.— Le prince ne pouvait rien changer à l'ordre des juridictions établies, si ce n'est d'accord avec ces mêmes autorités. — Le catholicisme était la religion de l'état. — Le concile de Trente y était reconnu comme autorité dogmatique.— Le 11 janvier 1700, toutes les provinces se con fédèrent sous la dénomination d'états belgiques unis, 387. — La puissance souveraine, exercée en commun, se borne a la défense du pays, au droit de faire la paix et la guerre, et aux alliances, ibidem. — Chaque province conserve tous les autres attributs de la souveraineté: sa législation, sa liberté, son indépendance.— 2 mars 1790. Propositions de Léopold aux états. — 10 décembre 1790. Convention de La Haye, signée au nom de l'Empereur, de la Grande-Brctague, de la Prusse et des étals-généraux de Hollande. — L'Empereur conûrmeaux provinces belgiques leurs constitutions et privilèges. — Les ordonnances de Joseph II, rapportées.— L'unhersilc de Louvain remise sur son ancien pied. — S. M. ne lèvera point de milices ou recrues forcées sans le consentement des étals. — Poiul d'impôt* sans leur aveu.— Les juges des tribunaux supérieurs seront inamovibles.— Les trlbunaux supérieurs présenteront unième, encas de vacanced'une place dans cescours. — Leséiats et les tribunaux auront voix consultative pour la publication des lois nouvelles.— Les gouvernements médiateurs garantissent à l 'Empereur la souveraineté des provinces belgiques pour ne former qu'un seul, indivisible et inaliénable domaine-
Constitution hollandaise de 1814.— D'après cette conslitulion, les communes cl les provinces conservaient l'administration de leurs intérêts particuliers, II, 9.— Les HtST. DU ROY. DES PAYS-BAS. T. III. 3*
membres des étals provinciaux élisaient les membres des étals généraux, ibidem — L'assemblée des états-généraux consistait en une seule chambre composer dp 55 députés, ioufem.— Le budget des dépenses et celui des recettes devaient leur être soumis, ibidem. —Il n'était question, ni de la liberté de la presse, m du jury, nidela responsabilité ministérielle. — L'instruction publique se trouvait dans les mains du gouvernement. — La religion réformée était celle du souverain.
Constitution de 1815 pour f« royaume des Pays-Bas. — L'élément monarchique demine daos cette constitution comme l'élément démocratique dans celle de I8M. IL 66 et s. -—Dans ia Loi fondamentale il y a deux pouvoirs collatéraux, le roi et les chambres. — Le pouvoir législatif est exercé par le roi et par les représentants. — 11 y a un conseil d'état. — Leroi présente la loi. — Les chambres n om ni le droit d'initiative, ni ledroit d'amendement, ni le droit d'accuser les ministres.— Elles ont la liberté de la tribune et de la presse, le droit de censurer et de rejeter les lois et les budgets.— Les institutions communales et provinciales y sont traitées avec libéralité, 68. — Mais la première chambre est presque entièrement h la disposition du chef de l'étal. — Le budget décennal dérobe pendant dix ans une partie des dépenses a la censure des chambres.
Constitution de 1831. — Parallèle entre la constitution belge de 1831 et la charte française dejnillet.il, 367 et s. — La constitution belge dit que tous les pouvoirs émanent de la nation; que le roi n'a d'antres pouvoirs que ceux que lui attribue formel lent la constitution. La charte française ne le dit qu'implicitement. — La constitution belge, en établissant la liberté delà presse, proscrit le cautionnement. La charte ne l'exclut point — La constitution belge consacre le droit de s'associer et de s'assembler. La charte n'en dit rien. — Celle-ci, tout en proclamant la liberté des cultes, laisse subsister toutes les entraves du gallicanisme; elle promet la liberté de l'enseignement et ne la donne pas. La constitution belge accorde a cet égard toutes les garanties désirables. — La charte dit qu'au roi seul apnar tient la puissance exéentive; que toute justice émane do roi. La constitntton belge ne loi laisse À nommer directement que les juges de paix et les juges de première instance. — En Belgique, les cours et tribunaux sont juges de la légalité des arrêtés et des règlements ; la charte ne s'explique point à cet égard. —En Belgique, les chambres s'assemblent de plein droit, à Jour fixe; en France elles doivent être convoquées.— En France, l'âge de l'égibilité esl 30 ans, et l'on exige un certain cens ; en Belgique, 95 ans, et point de cens. —En France, la nomination des pairs appartient au roi; leur nombre est illimité et ils sont à vie; en Belgique, les sénateurs son i soumis ù l'élection; et leur nombre est déterminé/— La constitution belge stipule non-seulement les élections directes, mais la publicité des séances, des conseils communaux et provincaux. La publicité des budgets et des comptes. — Elle défend toute espèce de cumul. — Le parti catholique belge
ne demanda ou n'accepta toutes ces libertés que comme conditions ou garanties de ses libertés religieuses. Voycx Belgique; constitution des anciennes provinces ; constitution hollandaise ; traités.
Croisades.— Les Belges y ont figuré su 1" rang, I, H.— Godefroid de Bouillon fut roi de Jérusalem, et Baudoin, comte de Flandre, empereur de Constanlinople. —
' Los croisades contribuèrent aux progrès dû commerce, de l'Industrie et des arts; préparèrent l'affranchissement des communes et l'élévation du pouvoir central par l'abaissement de la féodalité, ibidem, note.
Dette hollandaise. —Quand la Hollande fut réunie à l'empire français, lénormité de sa dette et la pénurie de ses ressources rendit la banqueroute inévitable, II, 114. — Sa dette réduite au tiers.— Le Budget de 1814 présentait un déficit de 96,090,000 florins; ce fut dans ces circonstances que Guillaume rétablit la dette morte. — On divisa l'ancienne dette en deui catégories, un tiers en active, deux tiers en différée. — Conséquences désastreuses de la conversion. — Le rétablissement de la dette morte parut une opération suspecte.— Dès la fin de 1820, la dette active montait à626 millions et la dettedifférée h 1166 millions de florins.
Dotrenge. — Son discours sur le système de douanes, II, 122 et suiv. — Critique amèrement les nouveaux projets de codes néerlandais, 178. — Défend les arrêtés du 14 Jnin 1826. — Lance des sarcasmes contre les théologiens, les ignorantins et les jésuites; prétend que le gouvernement a le droit de défendre et de prescrire certains livres, et d'exclure de tonte fonction publique ceux qui ont reçu leur éducation à l'étranger, 165 et suiv .
Dotrenge et Beyphtns. — Furent pendant douie ans les chefs de l'opposition libérale belge, II, 1170. — Le gouvernement crut la ruiner en les attirant a lui, ibidem. — Dotrenge était un homme de beaucoup d'esprit et d'une varte érudition. — Reyphrns produisait plus d'effet a la tribune. — Ils se laissent nommer conseillers détst. — Voir Pièces justificatives, III, note JT,67, le discours de Dotrenge sur les Arrêtés de 1825.
Droits d'entrée et de sortie. — En janvier 1825, le gouvernement présente un projet de loi qui déroge en quelques points à la loi générale du 12 juillet 1821, II, 116. — Votr aux Pièces justificatives, les discours rapportés, notes D, M et S.
Dues de Bourgogne. — Voyex Philippe-le-Bon et Charles-le-Téméraire.
Egmont. — (Comte d ) Issu des ducs de Gueldres ; élevé dans les campe de Char les- Qutut; s'était distingué à S'-Quenlin et avait gagné la bataille de Gravclines, I, — Toujours flottant entre l'amour de la popularité et ses devoirs envers son prince. La condamnation du comte d'Egmont fut impoliitque, mais il n'est pas prouvé qu'elle fnt injuste. — Graves reproches auxquels il ne peut échapper, 171 et s. — Lettre du duc d'Albe qui rend compte des circonstances de sa mort à Philippe II, 170. — Il voulait sauver le comte d'Egmont.
Emeutes. — A Bruxelles, le 26 août 1830, II, 246. — Le 27 août, h Liège. — Dé-
installons* La Haye. — Le prince »l Orange entre seul à Bruirlles. — Désordres à Veniers, à Luuvain. — Les chambres couvoquées exlraordinaircroent à La Haye pour le 13 septembre, 263.
Emplois. — Statistique des emplois sons Guillaume, II, 230.
Encyclique du 15 août 1832. - Combat lïndifféreniisme, la licence de la presse, les doctrines à l'ordre du jour sur la rénovation et l'accroissement nécessaire du. catholicisme par la liberté, sur la séparation du pouvoir civil et du pouvoir religieux, II. 518 et soiv. — Réflexions sur l'encyclique, 522 et suiv.
Etats-Généraux (anciens.) — Répugnance de Philippe II pour les convoquer, I, 147. — Pourquoi les peuples ne s'en souciaient pas. — L'histoire ne nous fournit que deux exemples d'états-généraux qui se soient assemblés de leur propre mouvement en Belgique. — Le 7 janvier 1780 ils se réunissent à Bruxelles. 385.— Ils formaient un corps constituant chargé de pourvoir aux intérêts de la nation, sans pouvoir déroger aux droits des provinces.
Etats-généraux du royaume des Pays-Bas. — Composés de deux chambres. H, G6. — Ils sont ouverts a Bruxelles le 27 septembre 1813. — Voyez Guillaume; royaume des Pays-Bas.
Escaut. — Querelles de Joseph II avec la Hollande au sujet de ia navigation de l'Escaut, I, 310,462. — Interprétation du traité de Westphalie, 271, note 1. — Liberté de l'Escaut décrétée par l'art. 9 du traité du 19 avril 1839.
Feller (le p. de). Zélé défenseur des principes religieux ; combat de toutes ses forces les dangereuses innovations de Joseph II, I. 428 et suiv.
Fébronius (Justinus), de Hontheirn, éveque SufTragant de Trêves, 305 et s.
Finances. — Ancienne dette hollandaise réduite au tiers par Napoléon, II, 111. — Guillaume ressuscite la dette morte. — Conversion de la dette publique. — Division de cette dette en active et en différée. — Billets de chance. — Caisse d'amortissement. —Montant de la dette publique eu 1820. — Systèmes divers d'impôts adoptés en 1816 et 1821 — Loi de principes du 12 juillet 1821. Mouture, abatage, droits d'entrée et de sortie, etc. — Organisation du syndical d'amortissement.— Création de la banque de Bruxelles, 115.
Flamands. — Leur caractère selon Cbarles-ie-Téméraire, I, 18. — Inclinent plus au protestantisme que les Wallons, 210. — Rapi»ort du conseil de Flandre à l'Empereur sur l'étal matériel et moral de cette province en 1786, :i40 et suiv.
Gallicanisme. — Espèce de semi-protestantisme déguisé, qui soumet l'église au contrôle du gouvernement, qui met la division entre les catholiques et les livre a la merci de leurs ennemis, I, 279 et suiv. — Voyez Louis XIV.
Gouvtt nement représentatif. — Est fondé sur une suite de fictions. H, 214. — Est un gouvernement de majorités, c'est- à-dire, de partis.
Gout*ernement. — Discussion sur la forme du gouvernement au congrès belge. H, 324 et suiv. — 174 membres du congrès volent pour la monarchie héréditaire,
et 13 pour la république, 336. — M. de Robaulx propose d'en appeler au peuple ; sa motion est écartée par la question préalable.
Gouvernement provisoire. — Le26 septembre 1830, le gouvernement provisoire est organisé sous le canon de l'ennemi, II, 307. — Sa composition. — Déclare l'indépendance de la Belgique. — Nomme une commission de constitution. — Ordonne la réunion d'un congrès national. — Réorganise les régences par élections directes. — Proclame la liberté de renseignement ; des associations; de la presse; des opinions religieuses; des théâtres. — Supprime la loterie; la haute police; épure et réforme l'ordre judiciaire. — Le congrès étant constitué, le gouvernement provisoire donne sa démission et devient pouvoir exécutif. — M. de Surlet ayant été nommé régent, il est accordé aux membres du gouvernement provisoire, a titre de récompense nationale, une somme de 190,000 florins, 450.
Granvelle {\e cardinal de). — Philippe II le nomme membre du conseil secret, I, 116. — Granvelle dirige toutes les affaires. — Son caractère, ses hautes qualités, ses défauts, 121. — Le comte d'Egmont se met a la tètedes anti-cardinalisles. — Lettre de Granvelle à Philippe II sur la situation du pays. — Guillauroe-le-Taciturne, d'Egmont et le comte deHornes forment une espèce de triumvirat contre Granvelle et parviennent a le faire rappeler.
Guillautne-le-Tacitume. — Son caractère. — Principal auteur et instigateur de la révolution des Pays-Bas, 1, 167, 108
Guillaume I" (roi des Pays-Bas). — Débarque à Scheveningen le 30 novembre 1813, II, 3. — Le peuple de La Haye le reçoit avec enthousiasme.— Il est proclamé prince souverain. — Constitution hollandaise de 1814, 0. — Guillaume succède aux prérogatives de la vieille aristocratie communale et provinciale.— Février 1814. Gouvernement provisoire en Belgique. — La réunion de la Belgique à la Hollande est ordonnée par les puissances, 15.— Proclamation de Guillaume en prenant possession de nos provinces. — Il annonce que la Loi fondamentale hollandaise sera mise en harmonie avec les intérêts et les vcbux de tous, 31. — La Loi fondamentale est rejetée par les notable belges, 32 et s. — Les premiers actes de Guillaume annonçaient un véritable esprit de libéralité. — Décrète la liberté de la presse ; abolit la censure ; modifie les formes de perception des droits réunis ; abroge le monopole du sel et du tabac : supprime les droits de succession en ligne directe; accorde aux juges la faculté d'adoucir en certains cas les rigueurs du code pénal français, ele. — Mais après la bataille de Waterloo, le roi change de ton. — Pour demeurer impartial entre les Hollandais ses coréligionnaires, ses compatriotes, et les Belges, il lui aurait fallu une grande générosité d'Ame, préface de la 1r« édition. — Guillaume créa la plupart des griefs, préface. — La révolution belge ne fut point, comme on l'a prétendu, une suite nécessaire de l'opposition des races, mais de l'intolérance néerlandaise, ibidem. — Querelles avec le clergé, 55 et s. — Poursuites contre la presse, 80 et s. — Pour-
suites contre M. de Broglie. — Scandaleuse exécution de l'arrêt qui le condamne. — Plaie financière de la Hollande, 4 11. — Guillaume ressuscite la dette rnorta.- Systèmes d'impôts de 1816 à 1821. - Mouture. - L'opposition commence i devenir populaire en Belgique. — Syndicat d'amortissement, 431. — Conflits. Langue nationale. Instruction civile et religieuse, 134. - Arrêtés du M juin 1835, 138. — Guillaume vise à opérer la fusion de la Belgique et de la Hollande. Il redoute l'influence du clergé catholique et de la France. — Dangers auiquels il s'expose. — Défection des chefs de l'opposition libérale, 463. — Opposition nouvelle sortie du catholicisme. — Concordat, 490. — Non exécuté. — Irritation des catholiques. — Union avec les libéraux, 481. — Le roi vient à Liège. Paroles imprudentes, 213. — Entretien particulier du roi avec un député belge. — Message du 11 décembre. — M. Van Maanen, ibidem. — Statistique des places, 230. — Crédit de Libry Bagnano. — Le gouvernement redresse quelques griefs.— Émeutes à Bruxelles. Désordres, 246. — Députstions au roi.— Demande de séparation des territoires. — Le roi convoque les états-généraux a La Haye pour leur soumettre cette question. — Audience du roi. — Journées de septembre ; révolution, 986. — La Belgique se déclare indépendante. — Appel aux armes en Hollande. — Cessation d'hostilités. Voyez Belgique; concordat; constitution; instruction publique ; traités.
GuiUaume-le-Tacitume. 1,167. — Né dans le protestantisme, il abjure et se fait catholique sous Charles-Quint; puis voyant la réforme devenir puissante dans les Pays-Bas, il abjure de nouveau et se fajt calviniste. — Baynal le regarde comme le principal auteur de la révolution qui soustrait les Provinces-Unies à la domination espagnole.
Histoire Belgique.— Sas principales époques. Les noms de Godefroid deBouilion, des deux Artevelde, de Pbilippe-le-Bon, de Charlcs-le-Téméraire, de Charles- Quint, de Philippe II, d'Albert et d'Isabelle, de Marie-Térèse et de Joseph II, marquent comme les points lumineux de noire histoire, I. — Diflicultés d'écrire l'histoire. T. I, XXIII et XIV, préface de la 2™* édition. — T. V* (Essai sur la Wc et les écrits de Salluste), réflexions sur la manière d'écrire l'histoire; T. VIe, 2"* partie, discours sur le même sujet ; et de l'histoire au point de vue de la foi et du libre examen.
Jésuites. — Destruction générale des jésuites au XVIIIe siècle. 1,304. —Causes de la haine que leur portaient les ennemis de la religion, ibidem. — Sous le régime hollandais, on appelait jésuites, c'est-à-dire, ennemis de l'état ei amis de l'étranger, tous les catholiques fervents, 159, 160.
Journées de septembre 4830. — Étal des esprits en Belgique depuis les événements du mois d'août, II, 386. — Anarchie. — Proclamation du prince Frédéric. — n entre à Bruxellea avec son armée. — 23 septembre. Les Hollandais sont repoussés à la porte de Flandre, 288.- 24 septembre. Les volontaires de Bruxelles,
aux prises avec les Hollandais, reçoivent des secours de l'extérieur, ibidem. —25 septembre. La lutte devient plus acharnée. — 26 septembre. Formation du gouvernement provisoire.— 17 septembre. Retraite des Hollandais. Journées d'août 1831. — 2 août. Reprise des hostilités, II, 496. — Cris de guerre. Les Hollandais envahissent le territoire sur plusieurs points. — Supériorité de leur armée. — Léopold réclame le secours de la Fiance. —Retraita des Hollandais. — Mémoire Justificatif du générai Daine. — inutile enquête sur les causes de nos désastres.
Impôt*.— En 1816 on établit on système d'impôts favorable à l'industrie belge. On chargea le sucre et le café; on frappa les produits étrangers, I, 116. — En 1821, ce système changea : le maximum des droits fut fixé de 6 à 10 p. •/•; on créa le million tnorlin. — Mouture, première cause profonde de disscnteiucnt. — Les députes du nord l'appuient; ceux du midi la repoussent. — Abalage. — Droits d'entrée et de sortie. Le baot commerce réclame la liberté absolue; l'industrie demande des droits protecteurs; nouvelle cause de division entre le nord et le midi. — Discours remarquable de M. Dotrenge. — De M. Reyphins. — 4822. Discussion des lois spéciales sur l'impôt persouuel. — Loi sur les distilleries.
inauguration» et serments de nos princes, 1, 331. — Cérémonial des anciennes
inaugurations d'après les assises de Jérusalem, ibidem, note. — Inauguration du
roi des Pays Bas, II, 68. - Du roi des Belges, II, 485. Jmtepéndance de la Belgique. — Proposition de M. de Celles, tendant à faire décla
rer l'indépendance de la Belgique, H, 322. Jtulépendance du barreau. — Pétition des avocats de Liège, vivement défendue à la
&« chambre par un député, H, 211. — Le barreau de Bruxelles n'ose l'appuyer,
213 et note.
Instruction publique. — La liberté de l'instruction n'avait été jusqu'ici comprise sons aucun gouvernement constitutionnel comme en Belgique, 1, préface de la 1" édition. — I^e seul remède au progrès des doctrines matérialistes et sceptiques, c'est l'instruction religieuse, ibidem. — Le contre-coup des mesures prises par Guillaume en matière d'instruction fut immense. L'atteinte portée aux droits des pères de famille fit sortir les catholiques de leur longue apathie, ibidem. L'éducation appartient au père de famille, et lorsqu'il n'exerce point ce droit par Ini-mêroe, il lui est libre de le dcleyuer à des personnes de son choix, IU, 73. • — Admirable instinct des pores pour donner à leurs enfants la meilleure éducation possible ; c'est presque toujours à la religion que les moins icligieux confient ce qu'ils ont de plus cher. — 1" arrêté du 14 juin 1825 sur l'instruction moyenne et primaire, II, 138. — 2»« arrêté du 14 juin portant organisation du collège phi loso phique. — Arrêté du 11 juillet. — Disposition du 14 août. — Le collège philosophique n'était qu une 2-" édition do séminaire général de Joseph, IL — Récla-
malions des chefs de diocèses auprès du roi et du sainl siège. — Expulsion de» frères de la doctrine chrétienne. — Suppression des collèges libres. — Le roi, principal auteur des arrêtés. — Monseigneur Guillelmus Vel. — Orateurs de la liberté de l'enseignement. — Liberté de l'enseignement, conséquence de la liberté de la presse, et de la liberté des cultes. — Examen du texte des Lois fondamentales de 1814 et de 1815 sur l'instruction publique. — Une partie de notre clergé avait encore peur alors de la liberté de l'enseignement. Pourquoi? 156 et*.
— Réponse à ses objections. — Discours de M. Van Uileuhove. — De M. Reypbins. Sortie virulente de ce dernier contre le clergé. — M. Dolrengc prétend que le gouvernement a le droit de s'emparer exclusivement de l'instruction poor le maintien de l'ordre légal sans cesse menacé par le pouvoir ultramonlaio, ISS.
— Réfutation de ce système. — Parmi les griefs reproches au gouvernement, ( asservissement de l'instruction fut toujours articulé en première ligne. Voyez collège philosophique; séminaire général ; et notes E,F,G,U,l et K, Discussion des arrêtés dit 14 juin 1825, III.
intolérance— La véritable tolérance politique et religieuse n'a jamais existé en Hollande, I, 95.— Observations de Grolius, du jurisconsulte Meyer et du roi, Louis Napoléon à ce sujet. — Le peuple en Hollande fut beaucoup moins libre, après s'être soustrait à la domination espagnole, qu'il ne l'était auparavant.
Isabelle.— Philippe II cède aux archiducs Albert et Isabelle la souveraineté des Pay-Bas, 1. 258 — Caractère d'Isabelle, sa piété, son courage, sa grandeur d'âme. 260. — Elle harangue son armée en présence de lennemi avant la bataille de Nieuport. — Mort d'Isabelle. — Princesse dont l'histoire a gardé le souvenir.
Joseph //. — La prudence de sa mère lui parait timidité et faiblesse. Veut être à la fois législateur, réformateur et guerrier, 1, 298. — Partisan des systèmes d'uniformité, ibidem. — Ses démêlés avec les Dr Mandais.— Fait démanteler les villes de la barrière. — Réclame la liberté de l'Escaut. 152. — Transige avec la HollaoJe pour 10 millions de florins, 310. — Supprime les couvents pour satisfaire sa haine contre l'église et pour se procurer de l'argent. — Il réforme la liturgie religieuse, publie un nouveau catéchisme, règle le costume des religieuses, supprime les kermesses, etc.— Le Grand-Frédéric blâme ses manies novatrices.— Joseph bouleverse l'ordre ecclésiastique et civil. — Mouvements dans les Pays-Bas. 3i9. — Il ordonne aux Belges de venir s'expliquer a Vienne. — Comment il reçoit leurs députés.— Envoie le général d'Alton aux Pays-Bas. — Étrange correspondance entre Joseph et d'Alton. — L'armée autrichienne est battue à Turnhout, 308. — Éionnemeiil et colère de Joseph. — Il réclame l'intervention du pape pour se réconcilier avec ses sujets.— Triste Un de l'Empereur; son caractère .ses qualités, ibidem. Voyez Révolution brabattçontw .
Joyeuse entrée. — Dans toutes nos provinces le prince recevait, lors de son inaugu-
ration, le serment des peuples, et, de son côté, il jurait de conserver leurs privilèges, II, 331 et s. — Dans la loi de Cortenberg de 1312, qui n'était qy 'un résumé des plus anciens privilèges brabançons, on retrouve déjà plusieurs des dispositions de la joyeuse entrée. Voyez Constitution belge.
Jury. — Guillaume lfL n'en est point partisan. Pourquoi ? II,
Kaunitz. —Ministre sous Marie-Térèsc et sous Josepb II, homme dépravé cl irréligieux, I; 302*
Lalainrj (Jacques de). Sa vie, écrite par Georges Chaslcllain, est un délicieux morceau de littérature belge, et un tableau fidèle de l'éducation de la jeune noblesse au XVI1 siècle, L, 3A.
Latnenais (l'abbé de). Influence de ses écrits sur la révolution belge. II, 103. — Sur quelques articles de notre constitution. 366, note.
Langage. — Restrictions apportées à la liberté du langage par arrêtés du roi Guillaume, II, 135.
Légitimistes. — Les légitimistes disent avec Louis XIV, l'état c'est le roi! La royauté, selon le principe chrétien, est une fonction déléguée par Dieu, II, -277. Voyez Hoyaulé.
Léopold de Scure-Cobourg, roi des Belges. — Dès le mois de Mars 1831, les puissances témoignent le désir de voir porter ce prince au trône de la Belgique, II, 420. — Il est proposé au congrès. — Il est nommé, àM — Envoi d'une députalion à Londres pour lui offrir la couronne. — Quelques mots sur Léopold. — Épouse la princesse Charlotte d'Angleterre, le 2 mai 1816 ; la perd le & novembre 1847. — Refuse la couronne de la Grèce. — Accepte la couronne belge à certaines conditions, 428 els.— Le prince arrive en Belgique, 481. — Est inauguré à Bruxelles le 21 juillet. — 2 août. Reprise des hostilités. Les Hollandais envahissent le territoire, 496. — Léopold réclame le secours de la France. — La Belgique doit son salut à son roi. — Le 2 août 1832, Léopold épouse la princesse Louise d'Orléans, fiUL Voyez Belgique; Royaume de Belgique; Constitution belge; Traités des 18 et des 24 articles; Traité du 12 avril 1839.
Liégeois.— Font leur révolution en 1789, d'après le système français, II, 431.— Tristes succès de celte révolution.
Limites naturelles. — Droits sur le faible. Principe avec lequel il n'y a plus rien de sacré enlrc les peuples, L 472, note.
Lorraine (le duc Charles de). Gouverneur des Pays-Bas autrichiens sous Marie- Térèse, prince très-populaire, L43L— Comédie que veut lui faire jouer le prince de Kaunitz, ibidem.
Louis XI V. — A puissamment contribué au renversement des institutions politiques et religieuses en France, 1^220 et s. — Son ambition. — Enivré de sa haute fortune, son orgueil s'exalte ; il étale sur le trône le scandale de ses amours adultères. — Suivant les anciennes traditions de la diplomatie française, il s'unit aux
Turcs et aux protestants contre les princes catholiques. Ses querelles avec l« papes, 279. — Fait rédiger la fameuse déclaration de 1682.— La réaction contre la monarchie et la religion date de son règne. Voyez Révolution française.
Majorité*. — Les assemblées délibérantes, quand elles ne sont point poussées par les passions populaires, sont habituellement molles, flottantes et craintives, II, 215. S'il est vrai que les majorités aient toujours raison?
Marguerite de Parme. —Gouvernante des Pays-Bas sous Philippe II, I, 116. — Le roi lui donne le cardinal dcGranvelle pour conseil, iWtfem.Lesennemisdu cardinal parvinrent à le perdre dans son esprit, 128. — Elle se trouve livrée au parti qui voulait le changement de gouvernement et de religion. — Ses lettres au roi expliquent parfaitement le caractère et la marche du calvinisme.
Marie-Térèse.— Opère sans secousse une foule d'améliorations réclamées par les progrès du temps, I, 297- — Elle cherchait a maintenir ses états en paix. — Présente un heureux exemple de royauté paternelle. —N'avait pas complciemeui échappé a la contagion philosophique du XVIII* siècle, 302. - Kn 1768. Kannitz envoie des instructions pour servir de règles aux tribunaux et aux magistrats dans les matières ecclésiastiques concernant le culte, le dogme et la discipline. — Le cabinet autrichien avait aussi conçu l'idée de restreindre lautoriie des états, 435. — Rapport de Kaunitz à ce sujet. — On voulait amener ceux du Brabant à voter un impôt fixe.— Mort de Marie-Térèse ; ses funérailles à Bruxelles, 291. —Les Belges avaient joui sous sou règne de 30 années de repos.
Méan, (M. de) Archevêque de Matines, prête serment à la constitution de 1815, 1. 9t.— Refuse d'approuver le collège philosophique, 144, 150. — Sa correspondance avec M. Goubau, III, note E. et s.
Merode (le comte Frédéric de). Revient en Belgique pour prendre part à la latte des Belges contre les Hollandais, II, 302. — Blessé mortellement a Bercoem.
Message du 11 décembre 1829, II, 221. — Circulaire à tous les procureurs do roi, employés.
Milice belge — Combien elle était estimée, au rapport de Grotius et de Kény. Mouture. — L'opposition libérale, faible dans les états-généraux, et nnlle au dehors,
jusqu'en 1821, trouva de l'écho en attaquant la mouture. Préface de lai" ééi-
tion.
Naseau (exclusion des). — Proposition de M- C. Rodcnbach pour faire déclarer par le congrès national que les membres de la famille de Nassau sont exclos de tout pouvoir en Belgique, II, 337. — Cette proposition est adoptée après nne longue et vive discussion.
Neutralité de la Belgique. Aux termes do traité du 19 avril 1839, elle doit former
un étal perpétuellement neutre, III, note JJJ. Orange (Le prince d'Orange, depuis Guillaume H, roi des Pays-Bas.) Eut peu
daul longtemps la faveur des Belges; il les préférait aux Hollandais, II, 300. — L'usage qu'il faisait de sa fortune le rendait l'idole des marchands.
Ordres.— Lot portant création d'un ordre civil et militaire en Belgique*, 11,516.
Organisation judiciaire de 1827. — Dix-huit cours pour dix-huit provinces, II, 186.
— La cour de cassation constituée juge du fond. — LesconOils maintenus dans le domaine du gouvernement. — Loi du 4 août 1832 sur l'organisation judiciaire en Belgique : crée trois cours dap|«l et une cour de cassation : comment sont nommés les membres de ces cours: leurs attributions, II, 517.
Philippe-le Bon (duc de Bourgogne.) — Sou règne fut pour la Belgique une époque de prospérité et d'éclat, I, 20 et S. — Sa cour fut le foyer de la civilisation renaissante en occident au XV« siècle. — Habileté de sa politique. S'unit d'abord aux Anglais; puis fait une paix avantageuse avec Charles VII. — S'agrandit de proche en proche, sans alarmer ses voisins. — Curieux portrait de Philippe-le Bon, par Georges Chastellain. — Il est le zélé défenseur des droits de l'église et du pontife romain. — Les plus illustres paladins des pays étrangers affluent à sa cour.
— Son affabilité avec les bourgeois; luxe de sa table cl de ses vêtements. — Sa piété, sa charité. — Trop adonné aux plaisirs des sens.
Philippe II (roi d'Espagne.) Prince doué de beaucoup d'habileté et d'une grande application aux affaires. — Son portrait par les ambassadeurs Vénitiens, 1, 100.
— Il se constitue le défenseur du catholicisme. — Nomme Marguerite de Parme gouvernante des Pays-Bas et lui donne pour conseil le cardinal de Granvelle.— Longue et curieuse correspondance de la gouvernante avec le roi, au sujet des troubles. — Marguerite supplie Philippe II de venir lui-môme aux Pays Bas avec une force suffisante pour étouffer la rébellion. — Ses incertitudes et ses délais finissent par tout compromettre. — Befuse de convoquer les états-généraux ; pourquoi? — Colère de Philippe en apprenant les ravages des iconoclastes. — Editde déchéance contre le roi. — Il abdique la souveraineté des Pays Bas. — Grande diversité d'opinions à l'égard de Philippe. — Caractère de sa politique.
— Il est horriblement maltraité par les écrivains protestants et français. — Refuse de faire des conquêtes sur la France après la bataille de S'-Quenlin. Voyez Révolution du XVI* siècle.
Placards. Mina précieuse pour l'histoire et la législation. — Editdo 20aoûtloo<) contre la réforme et contre les abus de la presse, I, 115, note. — Ordonnance du 6 mai 1508, par laquelle Philippe II transporte les Pays-Bas à l'infante Isabelle, 238.
Presse (liberté de la). — Etat de la presse aux Pays Bas, II, 70 et suiv. — Le gouvernement présente un nouveau projet pour en réprimer les abus. T. III, notes AÂ. et MM. La licence de la presse signalée comme la principale cause de la démoralisation du peuple en France, et des attentats multipliés contre le gouvernement, II, 537, et note.
Progrès. — Mot dont on Tait aujourd'hui un étrange abus, II, 522 et suiv. — Quelles sont les conditions du progrès? — Ce que c'est que la liberté des intelligences? — S'il est vrai que le christianisme doit être renouvelé par la liberté et le progrès?
Protocole du 4 novembre 1830, pour la cessation des hostilités, II. 384. - Do 30 décembre, qui déclare dissous le royaume des Pays Bas.— Du 20 janvier 1831, fixant les bases de séparation, III, 401. — Du 27 janvier, relatif au partage de la dette. Note EEE.— Préliminaires du 26 juin, dits des 18 articles, II, 479. note! — Traité du 15 novembre 1831, dit des 24 articles, III. — Traité définition 19 avril \S3Q, ibidem, note HHlï.
Puissances. — Théorie des deux puissances, 1, 277, 278, note.
Réforme. — Son origine et ses progrès dans les Pays-Bas, 1, 107 et suiv. — Nomination des nouveaux évèques. — Résistance du clergé. — Mécontentement des nobles. — Confédération des nobles : Compromis, 133 et suiv. — Gueux. Ranges des iconoclastes. — Arrivée du duc d'Albe aux Pays-Bas. — Supplice desromtes d'Egmont et de Hornes, 164 et suiv. — Impôt du 10e denier. — Confédération de Gand. — Confédération d'Arras.
République française. — Songe à s'emparer des Pays-Bas, 1, 448 et suiv. — En ordonne la réunion à la France et leur impose ses nouvelles institutions. Vojei Belgique.
Responsabilité ministérielle. — Réclamée par les pétitionnaires auprès des étatsgénéraux, 11,215.
Réunion de la Belgique à la France, I, 448 et suiv. — Discussion à la Convention nationale. — Cette réunion est décrétée le 9 vendémiaire an IV (1" octobre 1795). — Anciens projets de conquête et de partage, sous Richelieu, sous Maxarin, sous Louis XIV. Voyez Belgique. Traités.
Réunion de la Belgique à la Hollande. — Le traité de Paris du 30 mai 1814 promettait h la Hollande un accroissement de territoire, II, 15. — Les puissances donnent la Belgique à la Hollande, en vertu de leur droit de conquête. — El dans la vue de fortifier la barrière qu'elles voulaient opposer à la France.
Révolution du XVP siècle.— Les auteurs belges sont généralement favorables au parti hollandais et protestant, 1, 94. — Opinions erronées de Nény, de Vandervinckt, de Dewez, de Schiller, de Capefigue, sur les causes de la révolution. — Les philosophes envisagent la réforme comme un grand élan de liberté. — Elle amena la scission des 17 provinces. — Caractère de Philippe, 100 et note. — Fautes qu'il commit. — Esprit anarchique du protestantisme. — Philippe aiait étéeleve dans la haine de l'hérésie. — Il croyait tenir du ciel la mission de défendre le catholicisme. — Ce fut lui qui le sauva dans le midi de l'Europe.— Les mœurs du peuple et du clergé étaient en général fort corrompues à l'avènement du protestantisme. — Mécontentement du clergé et des nobles. — L'inqui-
silion, dite d'Espagne, ne fut jamais établie aux Pays-Bas.— Philippe renouvelle les édits de Charles-Quint concernant la censure des litres et la nécessité d'obtenir l'autorisation du gouvernement pour enseigner. — Marguerite de Parme est nommée gouvernante. — Conseil d'état; couseil secret. — Philippe rappelle l'armée. — Irritation de la noblesse. — Le cardinal de Granvellc. — Le comte UEgmontfsc meta la tête des anlicardmalistes. — Il est député à Madrid.— Lettre de Granvelle à Philippe II sur la situation du pays et sur le moyen d'y apporter remède. — Pasquilles, pamphlets, caricatures. — Gramelle rappelé, 128. —La tactique habituelle des ennemis de la religion fut la calomnie. — Le cardinal se retire à Besançon, où il passe cinq années. — Les XIII articles. — Confédération des nobles. Compromis, 137. — Requête à la gou>crnante. — Desiilutious. — Gueux. — Progrès de l'hérésie en Belgique et en France. — Audace des sectaires, 145 et s. — Ravages des iconoclastes, a Anvers, en Flandre et dans le Tournaisis, 148 et s. — La gouvernante veut s'enfuir de Bruxelles. — Elle révoque les anciens édits sur l'inquisition et accorde la libellé des prêches.
— Les sectaires visent à l'anéantissement du catholicisme. — Colère de Philippe en apprenant les désordres des Pays-Bas, 163. — II charge le duc d'Albe de les réprimer. — Émigrations. — Le comte d'Egmont. — Guillaume-le-Taciturne.
— Le système de terreur employé par le duc d'Albe était-il nécessaire? — Lettre du ducd'Albcà Philippe, par laquelle il rend compte de l'exécution du comte d'Egmont. —Émotion que cause le 10- denier. — Le duc d'Albe est rappelé. — Confédération de Gand. — Les calvinistes sont les premiers à la violer, note 1.
— Les Wallons se séparent des Flamands. — Confédération d'Arras, 210. — Le traité d'Arras porte confirmation de la paix de Gand à charge de maintenir l'ancienne religion et l'obéissance due au roi. — Confédération d'Utrecht, opposée à celle d'Arras. 212. — Intolérance des Hollandais. — Édit de déchéance contre Philippe II, 216. — Principes professés par le Taciturne sur la souveraineté des peuples — Résumé des causes de l'insurrection dans les Provinces- Unies. — La Hollande ne tarde pas à reconnaître que son ennemi véritable n'est plus l'Espagne. — Si le peuple en Hollande eut lieu de s'applaudir de la révolution ? — Philippe II abdique la souveraineté des Pays-Bas en faveur des archiducs Albert cl Isabelle. — S'il est vrai qu'il fut le bourreau de son fils et de sa femme? 218, noie. — Justice et sévérité de son administration, 241. — Il lient l'Espagne en paix pendant que la guerre et l'anarchie désolent le reste de l'Europe, ibidem. — Il entre dans la ligue catholique par intérêt pour la religion.
— Rapprochements entre la révolution du XVIe siècle et les révolutions de 89 et de 1830.
Révolution brabançonne. — La révolution brabançonne est la lutte de l'ancienne civilisation belge et catholique contre les idées philosophiques cl Hançaises, I, 2U0. — Vandcr Nool et Vonck sont les représentants opposés de ces deux sjslè-