‹ Histoire du royaume des Pays-bas depuis 1814 jusqu'en 1830Chapitre 9 sur 70 · SÉANCE DO 13 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DO 13 DÉCEMBRE

« Jamais peut-être, NN. et PP. SS., matière plus importante ne formera l'objet de vos méditations. Il s'agit de ce qui doit prévenir ou préparer la ruine des générations à venir. Ce n'est pas sans de graves motifs que les auteurs de la constitution ont voulu en quelque sorte vous associer sur ce point à l'action du gouvernement; et que devient la prospérité des empires, sans cette bonne éducation qui doit garantir, dans la famille, toutes les vertus domestiques; dans la société civile, la stabilité des institutions; le respect des lois, la soumission aux magistrats; dans les conditions diverses, la probité, la bonne foi, l'amour du travail, la paix? Veillons donc à ce que chacun puisse se la procurer chez nous, cette bonne éducation, que l'homme de bien n'hésiterait pas d'aller chercher au dehors, si on le forçait à mettre la conservation des principes dans la balance avec les considérations de fortune.

« Si les privilèges étouffent l'industrie, combien ne serait-il pas à craindre qu'ils ne compriment celle qui est la clef de toutes les autres. Elevons la voix et mettons a découvert aux yeux du gouvernement le piège qu'on lui tend! Et qui doit plus que vous, et qui peut mieux que vous l'éclairer sur cette matière, et détruire les préventions que l'on cherche à faire naître! L'avez-vous remarqué? C'est le moment où jusqu'au germe des dissensions religieuses et financières qui ont affligé plus ou moins nos provinces est étouffé, que l'on choisit pour faire

craindre de voir revivre des prétentions surannées, qui ne feraient nulle part moins fortune chez nous.

« Combien notre clergé a-tril poussé de ses membres au timon des affaires? et quelle part y prennent- ils? Mais ces instituteurs, que la bienfaisance de quelques citoyens amis de l'ordre avait attirés dans quelques-unes de nos villes, on les représentait comme une milice redoutable: un souffle a sutli pour les renverser non sans affliger profondément les gens de bien, témoins des effets remarquables que cette institution produisait sur une jeunesse, qui antérieurement donnait de graves sujets de crainte à ceux qui savent qu'il n'y a point d'édifice assuré si les fondements n'en sont solides, etc. »

Extrait du Discours de M. de Stassart.

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