CHAPITRE II
Des Définitions du Baptême
Si nous consacrons un chapitre aux définitions du baptême, ce n'est pas pour discuter leur valeur au point de vue théologique. Tout en restant dans le domaine historique, nous voulons rappeler un certain nombre de définitions orthodoxes ou non, parce que souvent c’est dans une définition que se résume une doctrine.
ARTICLE I
Définitions orthodoxes
Sous ce titre nous rangerons des définitions plus ou moins justes, plus ou moins complètes, pourvu qu’elles ne contiennent pas une erreur ou quelque germe d’erreur dogmatique. Laissons la parole aux théologiens, aux conciles et aux lexicographes :
SAINT AUGUSTIN.— Le baptême est l’ablution de l’eau dans le Verbe. (Tract. in Joh., tract. XV.)
Hucuss DE SAINT-Vicror. — C’est l’eau sanctifiée par la parole de Dieu pour effacer les péchés. (De Sacr., 1. III, part. VI, c. zr.)
Pierre LOMBARD ET SAINT THoMas. — C’est l’ablution extérieure du corps, faite avec la forme prescrite des paroles. (Sexr., 1. IV, dist. 3.)
RoBerT PauLurus. — C'est l’immersion de l’homme dans l’eau, faite au nom de la Trinité. (De Of. eccl., 1. I, c. xx.)
VIe Concie DE BÉNÉVENT. — C'est la régénération spirituelle consis-
tant dans certaines paroles et l’ablution de l’eau. (Ben. XIV, Syn. Peney., p. 74.)