‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 133 sur 283 · ET 1Ô · texte numérisé non relu

ET 1Ô

de santé, ne peut être plongé tout entier dans l’eau, on l’étend sur un drap auprès des fonts, et le prêtre, trempant sa main trois fois dans l'eau baptismale, en frotte autant de fois le corps de l'enfant depuis la tête jusqu'aux pieds, ou parfois mème se contente de faire avec ses doigts mouillés un triple signe de croix sur le front du catéchumène (1).

Chez les Nestoriens, le prêtre plonge l'enfant jusqu’au cou et ensuite, avec la main, il lui verse de l'eau sur la tête (2). Les Arméniens procèdent de la même manière (5)

Les Syriens, les Jacobites et les Maronites font remarquer que saint Jean a tenu sa main droite sur la tête de Notre-Seigneur pendant qu'il le baptisait : aussi, chez eux, le prêtre maintient-il sa main droite sur la tête de l'enfant plongé dans la cuve, et c’est avec la main gauche qu'il lui verse de l’eau sur la tête, de façon à la faire couler d’abord sur le devant du corps, puis par derrière, et enfin sur chacun des deux côtés (4).

Aujourd’hui les Maronites paraissent employer indifféremment l’immersion ou l’infusion.

Les Sabéens où Chrétiens de Saint-Jean unissent ensemble les deux modes. L'officiant et tous les assistants des deux sexes entrent dans la rivière jusqu'aux genoux; en prononçant la formuie baptismale, l'officiant arrose trois fois le nouveau-né; après quelques prières, le parrain plonge ce même enfant dans l’eau (5).

Les Grecs ont fidèlement conservé le rite de l'immersion, mais il arrive souvent que le prêtre tient avec la main gauche, au-dessus du kolimbythra, l'enfant couché sur le ventre, et qu’il arrose d’eau sa tête et tout le reste du corps (6) : c’est ce que font aussi la plupart des Orientaux, lorsque le vase baptismal est trop petit pour immerger complètement le catéchumène.

Les anciens Moscovites s’imaginaient que le péché originel ne pouvait être effacé que si tout le corps était abondamment lavé; selon les croyances populaires, l’eau se chargeait de toutes les souillures morales du baptisé; aussi ne devait-elle plus servir pour un second baptême (7).

(1) “he 9 et Tamisier, Voyage en Abyssinie, t. III, p. 171 ; Bertrand, Dict. des Relig., t. I, p. 422.

(2) Denzinger, Rit. Orient.

(3) Concil. Armen. (1342), art. 8.

(4) J. Assémani, Cod. liturg., 1. I, c. v, p. 236. (5) Grégoire, Hist. des Sectes relig., t. V, p. 246. (6) Goar, Euchol., p. 365.

(7) M: Stricius, Relig. Moscovit., p. 77.

Page 1