‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 146 sur 283 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Notions générales

Suivant le décret adressé par Eugène IV aux Arméniens, « les sacrements de la loi évangélique se composent de choses qui en sont comme la matière, de paroles qui en sont comme la forme, et de la personne ou ministre ayant l'intention de faire ce que fait l'Eglise. Si la matière, la forme ou le ministre fait défaut, il n’y a point de sacrement. »

Tous les théologiens catholiques reconnaissent que Jésus-Christ a déterminé non seulement en général, mais en particulier et dans leur espèce, la matière et la forme du baptême. Ils ont dû démontrer que le fondateur du Christianisme a établi la forme dont l’Église s’est toujours servie, et que cette forme exprime et doit exprimer la personnalité du ministre, la personnalité du sujet, l’action de baptiser et l’invocation de la sainte Trinité. Un certain nombre d’hérétiques avaient prétendu que Jésus-Christ n’a prescrit aucune formule spéciale et que, par conséquent, il n’y en a point de nécessaire (1).

La forme doit être appliquée en même temps que la matière ; il n’y a que des nuances d’opinions, parmi les théologiens, sur la nécessité de cette simultanéité : les uns exigent que la forme prononcée coïncide sinon avec l’ablution complète, du moins avec le commencement ou la fin (2); d’autres (3) tolèrent une légère interruption entre les paroles et l’ablution. Les Ariens prononçaient leur formule, non pas pendant l’immersion, mais aussitôt après (4). Dans la Géorgie occidentale, le prêtre lit une longue série d’oraisons où se trouve la formule du baptême, mais il ne plonge point l'enfant dans l’eau ; il quitte ses

(1) Socinus, De Bapt., c. 1; Episcopius, Resp. ad XX XVII quæst.; Limborch, Theol. Christ., V, 67; Vôssius, De Bapt., disp. Il, thes. V.

(2) Scot, Gabriel, Cajetan, Richard, Tolet, etc.

(3) Soto, P. Ledesma, etc.

(4) Théodoret, in Ps. L VII.

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