‹ Histoire du Sacrement De Bapteme (volume 2)Chapitre 180 sur 283 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des ministres hérétiques et schismatiques

Le concile de Trente a prononcé anathème contre ceux qui prétendraient nul le baptême conféré par des hérétiques, dans la forme prescrite, avec l'intention de faire ce que fait l’ Église (1). La vertu du sacrement, en effet, ne dépend point de la qualité ni des vertus du ministre ; car, ainsi que le dit saint Jérôme (2), c’est l’homme qui donne l'eau, mais c’est Dieu qui communique son Esprit-Saint, par lequel les souillures sont effacées et les péchés sont purifiés. » Pendant les deux premiers siècles, on ne renouvelait jamais le baptème conféré par les hérétiques, quand il avait été bien administré. A ceux qui entraient dans le giron de l'Église, on se contentait d'imposer les mains, en récitant quelques prières. Après l’Arianisme, on y joignit une onction ; plus tard, au temps du Nestorianisme, on n’exigea plus qu'une simple profession de foi.

Launoy (5), voulant démontrer que la rebaptisation des hérétiques était très antérieure au temps de Cyprien, invoque, entre autres preuves, l’autorité des Canons apostoliques. Le quarante-cinquième canon dit, en effet, qu’on doit déposer tout évêque ou tout prêtre qui aurait admis le baptême ou le sacrifice des hérétiques, parce qu’il n'existe aucun rapport entre le Christ et Bélial, entre le fidèle et l’infidèle. On sait que les Canons apostoliques sont un recueil de canons extraits des conciles et des assemblées synodales tenus dans les trois premiers siècles. Si le canon précité avait été antérieur à Firmilien, ce saint évêque de Césarée en Cappadoce, n'aurait point manqué de l’opposer au sentiment du pape saint Étienne. C’est un résumé des doctrines de Firmilien et de Cyprien, et on doit le considérer comme

(1) Sess. VII, de bapt:, n. 4.

CAR TS A MAC A0, (3) Epist., I. VIII; ep. XV, p. 581,

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